Colloque international Identité et communication interculturelle Bucarest, Roumanie, 26-27 Se


Colloque international
Identité et communication interculturelle
Bucarest, Roumanie, 26-27 Septembre 2011



Centre de Recherche en Communication Institut de la Communication Cox International Center SNSPA Université Lyon2 University of Georgia
en collaboration avec Romanian-U.S. Fulbright Commission
Cette manifestation se propose d’aborder des thématiques liées au rôle des médias dans la constitution, dans le renforcement des identités locales, régionales, nationales ou transnationales, basées sur des relations culturelles, ethniques ou raciales. Elle souhaite aussi étudier l’impact des nouvelles technologies de la communication sur l’identité et les stratégies des organisations. Dans la perspective de la communication interculturelle, nous nous intéressons à la nature des entités impliquées dans le dialogue, à la dynamique des environnements multiculturels et des discours sociaux et, également, aux modifications que la découverte de l’Autre provoque dans la construction de nos identités.


Axes de travail

L’Identité à la rencontre de l’Altérité

La question de l’identité peut faire l’objet de multiples regards. Celui de la sociologie (les identités sociales et/ou professionnelles), de la psychologie (la construction personnelle), de l’anthropologie (comportements, rites, modes de vie), des sciences politiques (l’identité à travers des structures institutionnelles).
Notre travail sur l’identité prend place, pour notre part, dans la problématique générale de la communication interculturelle, en donnant au mot « communication » tout son poids disciplinaire, en faisant référence aux travaux qui structurent la communication comme savoir scientifique. Notre questionnement porte ici plus particulièrement sur les articulations possibles entre communication, culture et identité, dans la rencontre avec l’Altérité.
La représentation de l’Altérité passe souvent par le discours des médias. Inscrits dans des logiques d’expression de notre propre identité, les discours de « nos » médias nous offrent une représentation spécifique de cette altérité.
Différentes situations spécifiques développent aujourd’hui des pratiques professionnelles de communication interculturelle contribuant à la définition de l’identité : les mobilités géographiques, les cohabitations (personnelles, de
« communautés »), les coopérations entre organisations en contexte international.
On parle souvent de la dimension idéologique de la culture. D’un côté, cette dimension peut créer, dans un contexte interculturel, une articulation spécifique entre identité et engagement. De l’autre côté, elle peut contribuer dans certains cas à des stratégies spécifiques d’argumentation ou de persuasion (selon des logiques de hiérarchisation de valeurs ou selon des logiques d’assimilation).
Dans cette perspective de communication interculturelle, nous nous intéressons notamment ici aux identités en dialogue, aux dynamiques gouvernant les transformations et aux manifestations des identités dans les différentes formes de
découverte de l’Autre.
Cet atelier thématique abordera notamment :

  • - Les représentations de l’Altérité (la figure de l’étranger, de la différence, de celui
  • qui fait un autre choix politique, qui appartient à une autre religion) dans différents
  • types de discours médiatés et les articulations entre notre propre identité et ces
  • représentations.
  • - La prise en compte institutionnelle de l’Altérité (dans la législation de différents
  • pays, dans la structure de différentes organisations, pendant la mise en place de
  • différents projets multi acteurs…)
  • - Des situations communicationnelles de mise en scène de l’identité ou de l’altérité de différents groupes d’appartenance ou de référence (diaspora, réseaux sociaux, communautés professionnelles, adhérents à une cause, à un parti …).
Nouvelles technologies et la communication des identités professionnelles

Le fort ralentissement de l’économie mondiale, l’effondrement du modèle
économique pour les industries médias nationales, ainsi que le fort impact des
nouvelles technologies de communication à la fin de la première décennie du
nouveau siècle ont eu une incidence dramatique sur le marché du travail des médias et sur le statut des professionnels de la communication.
La crise ne s’est pas limitée au premier segment du marché du travail. On
estime à 5900 le nombre d’emplois réduits dans les rédactions d’information des
journaux américains en 2008 et 2009 (Project for Excellence in Journalism, 2009,
2010). La télévision, la radio et les magazines d’information ont également réduit
leur personnel, en renonçant souvent aux positions de cadres.
Beaucoup de ces journalistes ont continué à exercer leur profession en
mettant en place leur propre site Web, seuls ou à plusieurs. Le succès de ces
pratiques signifie que le journalisme n’est plus de seul domaine de ceux qui
travaillent dans ou pour des entreprises de médias reconnues. Plus important encore,
les journalistes appartenant encore aux institutions reconnues et ceux qui travaillent
sur leur propre compte se trouvent en concurrence avec un autre groupe de
personnes, appelés journalistes « citoyens ».
La terminologie est importante, car elle suggère à la fois une transformation et
la déprofessionnalisation de la profession journalistique elle-même. Compte tenu de l'incertitude des modèles financiers pour les organisations journalistiques
traditionnelles, ainsi que pour les start-up créées par d'anciens journalistes, il est
même possible de se demander si le journalisme reste encore une profession. La
concurrence entre les journalistes « professionnels » et les journalistes « citoyens » remet finalement en question l’articulation entre le journalisme et les citoyens.
La crise a touché également les autres professions de la communication. La
facilité d’accès des amateurs aux outils de conception graphique, aux bases de
données nécessaires pour les actions commerciales ainsi que la démocratisation des compétences numériques signifient que tout le monde peut devenir un spécialiste en publicité ou en relations publiques.
De plus, toute déprofessionnalisation d’un domaine d’activité soulève le
problème de la nécessité et du contenu des parcours des formations de spécialité.
Cette section est ouverte aux communications mettant l’accent sur des
questions telles que :
- Quelles sont les caractéristiques qui (de)légitiment les professionnels de la
communication ?
- Quel est le statut des journalistes citoyens et celui des journalistes
communautaires ?
- Comment les nouvelles technologies abordent-elles les questions de la
diversité ?
- Quel est l’impact des nouvelles technologies sur l’éducation dans le domaine
du journalisme et de la communication de masse ?
Le rôle du l’espace public dans la construction d’une l’identité
transnationale
Le concept d’identité européenne a été lancé lors du sommet de la
Communauté européenne à Copenhague, en 1973, peu de temps après la première
phase de son élargissement. L’objectif de cette annonce était de combler le manque
de visibilité en termes d’identité dans le modèle interprétatif existant à l’époque.
La Déclaration sur l’identité européenne, connue également sous le nom de
Déclaration de Copenhague, signée par les neuf Etats alors membres de la
Communauté européenne, marque le début d’une période de recherche universitaire constante sur le nouveau concept.
Les débats sur l’identité européenne s’organisent aujourd’hui autour de deux
directions importantes : d’un côté, une série de chercheurs considèrent que celle-ci est plutôt une construction théorique, une forme sans contenu, une coquille vide, un idéal souhaitable loin d’être accompli, de l’autre côté, certains auteurs affirment que l’identité européenne est une présence confirmée, un nouveau niveau d’identité, tout aussi réelle que l’identité nationale.
Beaucoup de recherches abordent la question de la construction éventuelle
d’un espace public européen, avec un agenda commun européen, à travers lequel l’identité européenne est constamment interrogée et analysée.
Dans ce contexte, l’européanisation des espaces publics nationaux et des
médias nationaux posent le problème d’une identité fragmentée et passablement
contradictoire. Le rôle joué par les médias dans le processus d’européanisation et de construction d’un espace public européen représente un autre domaine important d’intérêt scientifique.
Cet axe de travail concerne des recherches théoriques et empiriques et aborde
différentes thématiques liées à l’identité européenne :
- Identité européenne et communication interculturelle
- L’identité européenne dans le discours média
- Intégration culturelle et identité culturelle
- Perspectives américaines sur les dynamiques de l’Union européenne
- L’espace public européen
- Européanisation et médias
- Identité nationale versus identité européenne
- Analyse comparative des systèmes médias en Europe et Etats-Unis
- Agenda setting et Union européenne
Tout autres sujets connexes sont les bienvenus.
Conférencier invité
Hans-Jörg TRENZ – ARENA Center for European Studies, Norway
Pour consulter son CV :

http://www.sv.uio.no/arena/english/people/aca/hansjurt/index.html


Comité scientifique

Alina BÂRGÃOANU – Ecole National d’Etudes Politiques et Administratives, Roumanie
Claudine CARLUER – Université Stendhal Grenoble, France
Dominique DESJEUX – Université Paris Descartes, France
Dorina GUTU – Romanian-US Fulbright Commission, Roumanie
Jisu HUH – University of Minnesota, USA
Adrian LESENCIUC – Academia Fortelor Aeriene « Henri Coanda », Roumanie
Mira MOSHE – Ariel University Center of Samaria, Israel
Remus PRICOPIE – Ecole National d’Etudes Politiques et Administratives, Roumanie
Klaus SCHÖNBACH – University of Viena
Andrea SEMPRINI – Université Lyon 2, France
Jean-Claude SOULAGES – Université Lyon 2, France
Claes De VREESE – University of Amsterdam, Nederland
David WEAVER – Indiana University, USA
Calendrier
25 mai 2011 : Soumission des propositions
10 juin 2011 : Résultats de la sélection
30 juillet 2011 : Envoi des communications à publier


Les propositions
Les propositions de communications (max. 500 mots, suivis de 3-5 mots-clés) seront
transmises en format MS Word. Merci d’indiquer le nom complet, l’appartenance
institutionnelle, l’adresse postale, le numéro de téléphone et de fax, l’adresse mail de tous les auteurs, en indiquant la personne de contact.
Une seule proposition par auteur principal est acceptée.
Les propositions seront envoyées à l’adresse mail suivante :
iCette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)
Les langues de travail sont l’anglais et le français.
Les auteurs recevront une confirmation par mail.


Les articles sélectionnés seront publiés en volume après la conférence. A cette fin, les articles seront soumis à une nouvelle procédure de sélection.
Tous les manuscrits soumis doivent respecter la version la plus récente du guide de l’APA (American Psychological Association Publication Manual).

Frais de participation

Les frais d’inscription sont de 100 euros / participant.
Pour les doctorants et les étudiants en master, les frais sont de 50 euros /
participant.

Informations et contacts

Pour plus d’informations concernant le lieu de la conférence, l’inscription, le
programme et les détails d’hébergement seront affichés sur le site de la conférence :
http://centrucomunicare.ro/conference2011.html


Le Comité d’Organisation

Lee B. Becker, University of Georgia
Nicoleta Corbu, National School of Political Studies and Public Administration
Mihai Moroiu, Romanian-U.S. Fulbright Commission
Dana Popescu Jourdy, Université Lyon2
Elizabeth Vercher, Université Lyon 2
Tudor Vlad, University of Georgia