Evénement - Séminaire ISCC - La place de l’usager dans les plateformes culturelles et médiatiques


Pascal Griset, directeur de l’Institut des sciences de la communication, a le plaisir de vous inviter à la cinquième séance du séminaire 2016-2017 de l’ISCC.
Cette séance a été organisée et sera animée par Valérie Schafer.




Françoise Paquienséguy


La place de l’usager dans les plateformes culturelles et médiatiques : question économique ou épistémologique ?

9 janvier 2017, 17h à 19h, ISCC

Les différents modèles économiques actifs dans les pla- teformes culturelles et médiatiques fonctionnent grâce à l’usager, qui les nourrit de ses données, de ses avis, de ses connexions, etc.
Structurantes dans un marché bi-face, celles-ci exploitent leurs membres jusqu’à en faire l’élément clef de leurs acti- vités. Véritablement, l’usager est au cœur de ces dispositifs. Cela doit nous conduire à questionner doublement cet état de fait, oligopolistique par ailleurs (GAFA vs BAT). À partir des modèles économiques à l’œuvre d’une part, pour mieux saisir comment l’usager est exploité et comment se crée la valeur ajoutée (financière ou symbolique) ; mais également à partir de l’usager, dont la figure est à la fois perturbée et magnifiée par la place que lui offrent les plateformes, sa définition est à revoir ou à manipuler avec une très forte distance critique.
Les plateformes de la firme chinoise Alibaba Group serviront de toile de fond pour traiter ces deux questions dans un contexte d’actualité.


Discutante : Valérie Schafer, chargée de recherche au CNRS (ISCC), responsable du pôle Trajectoires du numérique.

Françoise Paquienséguy est professeur en sciences de l’information et de la commu- nication à Sciences Po Lyon.
Elle est responsable du pôle lyonnais de l’ISCC, et co-coordonne l’ANR OPensensing City qui s’intéresse aux usages et stratégies autour des données ouvertes métropoli- taines. Elle est vice-présidente recherche
de la Société française des sciences de l’information et de la communication depuis 2014.
Ses travaux s’intéressent principalement aux usages privés des dispositifs numériques – et tout particulièrement aux pla- teformes chinoises –, à l’épistémologie qui les accompagne. Ces terrains la conduisent à développer une culture critique des digital studies.