Evénement - JE Economie des médias numériques

 


Argumentaire

 

Pourrions-nous aujourd’hui étudier les médias, et plus globalement les industries créatives, sans étudier le numérique ? L’environnement numérique actuel – gravitant autour du web – est fondamentalement un environnement médiatique, se positionnant depuis une vingtaine d’années comme le point de convergence par lequel les médias – et avec eux les pratiques culturelles et informationnelles – se réinventent. Investi par des acteurs variés aux objectifs distincts – entreprises, parties civiles, tout autant que pouvoirs publics – ses composantes technologique, économique, et réglementaire ne cessent de se définir. Cette construction permanente d’un écosystème digital multimodal s’accompagne assurément de transformations conséquentes dans les usages culturels et médiatiques des populations, soulevant en simultané des questions d’ordre économique, éthique, et juridique dont il convient de s’emparer. Alors que les consommateurs-usagers de la culture développent de nouveaux usages, les entreprises réinventent leurs modèles d’affaires, repensent la création de valeur, son partage, sa protection. Économie des plateformes, usage des données personnelles, propriété intellectuelle d’une part ; comportements contributifs, nouvelles pratiques de sociabilité ou encore notoriété artistique de l’autre, sont autant de thématiques que cette journée d’étude se proposera d’aborder. En combinant les approches de l’économie numérique, des sciences de l’information et de la communication, et de la sociologie de la culture, il s’agira par-là de rendre compte d’un état du monde médiatico-numérique dans lequel nous vivons, et de la manière singulière dont la culture et ses usagers s’y insèrent.

 

                             

    Journée d’étude

   Programme

 

9h00 : Accueil des participants

 

9h30 : Début des conférences Alain RALLET, Université Paris-Sud

Economie du web et des données personnelles

 

10h45 - 11h : Pause café

 

11h00 - 11h30 Fabrice ROCHELANDET, Université Sorbonne Nouvelle Paris 3

Les comportements contributifs et l’industrie audiovisuelle (crowdfunding)

 

11h30 - 12h00 Olivier THEVENIN, Université Sorbonne Nouvelle Paris 3 Sabine BOSLER, Université de Haute-Alsace

 

Les films de la Quinzaine des Réalisateurs et leur réception

 

12h00 - 12h30 Echange avec la salle

 

12h30 : Fin des interventions

 

 

    
 

      Les intervenants

Alain Rallet est économiste et professeur émérite à l’Université Paris-Sud. Il est membre du laboratoire d’économie-gestion RITM (Réseaux Innovation Territoires Mondialisation) de l’Université de Paris-Sud et directeur adjoint de l’Institut de la Société Numérique (ISN) du Campus de Paris Saclay. Ses recherches portent sur l’économie numérique : impact des TIC sur les organisations, commerce électronique, nouveaux modèles d’affaires dans les écosystèmes numériques... Il s’intéresse plus particulièrement aujourd’hui à deux grandes questions de l’économie du web : le rôle joué par l’exploita on des données personnelles dans le financement de l’économie numérique et les problèmes de régulation posés par ce e exploitation, l’impact du web 2.0 sur les industries traditionnelles et la dynamique d’émergence ou de non émergence de nouveaux services numériques.

 

Fabrice Rochelandet est professeur en sciences de la communication à l’Université Sorbonne Nouvelle Paris 3 et membre du laboratoire IRCAV. Il effectue des recherches sur l’économie numérique et l’articulation entre le changement technologique, les règles juridiques et les usages des TIC. Habilité à diriger des recherches en économie, il a publié différents travaux, en particulier sur la protection des données personnelles et l’économie du droit d’auteur, mais également sur les usages de l’Internet et les pratiques culturelles, les comportements contributifs et l’industrie audiovisuelle (crowdfunding).

 

Olivier Thévenin est professeur de sociologie à l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3. Ses recherches s’inscrivent dans le domaine de la sociologie des arts, de la culture et des médias. Elles ont pour objectif d’analyser la notoriété et la reconnaissance artistique en questionnant des objets et des terrains relevant des arts et des industries culturelles (cinéma et audiovisuel notamment). Ses travaux portent également sur l’étude des publics du théâtre, des musées et des festivals de films, ainsi que sur les articulations entre les pratiques de sociabilité, les pratiques de communication à distance et les pratiques culturelles et de loisir.

 

Sabine Bosler est doctorante en sciences de l’information et de la communication à l’Université de haute-Alsace et membre du laboratoire CRESAT. Ses recherches portent principalement sur la culture et la littéracie numérique des jeunes dans les régions de l’espace rhénan.