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AAA - Communication et Management - Une maison intelligente pour quoi faire ? Les technologies de l’information et de la communication au service de l’habiter : enjeux éthiques de l’innovation

Appel à articles

Communication & Management n°1/2019

Une maison intelligente pour quoi faire ?
Les technologies de l’information et de la communication au service de l’habiter : enjeux éthiques de l’innovation

 

Co-dirigé par : 

Hassan AIT HADDOU, Maître de conférences en Sciences et Techniques
pour l'Architecture, HDR en informatique, PhD en mathématiques.
Alain CHANTE, Professeur en Sciences de l’information et de la communication 

Coordination du numéro : 

Lambert DOUSSON, Maître de conferences, agrégé et docteur en philosophie 
Laurent VIALA, Maître de conferences, urbaniste et docteur en géographie 

 

Problématique 

La « maison intelligente », l’espace architectural « connecté », l’« habiter » « augmenté », nourrissent de nombreux espoirs, tout autant qu’ils alimentent de nombreuses angoisses. Rêve d’un lieu de vie qui obéirait au doigt et à l’oeil (et à la parole) de son habitant, ou nouvelle aliénation, nouvelles addictions aux objets connectés ? L’Internet of things (IOT) connecte-t-il les personnes aux marques afin que les marques répondent aux besoins des personnes, ou pour que les personnes se plient aux besoins des marques ? Nouvelles libertés ou Big Brother 3.0 ? 

Loin de chercher à écarter d’un revers de main la charge d’imaginaire (parfois fantasmatique) que cristallise la maison dite « intelligente », cette publication voudrait s’en ressaisir et en faire le motif d’une problématisation, d’un questionnement théoriquepluri- et transdisciplinaire, mettant au coeur de l’interrogation la pensée et la pratique architecturales en tant qu’elles sont productrices de sens. En posant la question « une maison intelligente pour quoi faire ? », c’est, au-delà de la mise en oeuvre des technologies numériques « au service » de l’habiter (le « comment »), la question de la finalité (le « pour quoi ») et celle du sens (la valeur, le « pourquoi ») qui sont également posées. 

La nouvelle intelligence des villes, réside dans la combinaison du numérique, dela transformation de la connaissance entre les membres du groupe et les compétences cognitives de la société. Quels sont donc les éléments qui influent sur le changement d'état de la connaissance et sur les variables dont dépend cette transformation en tenant compte de la contribution de chaque membre du réseau de connaissances dans un environnement totalement connecté? 

Cet imaginaire technologique a bien entendu peuplé de nombreuses fictions d’anticipation, utopiques comme dystopiques, et c’est alors la question de la représentation qui est au coeur du problème, tant les théories, dans la mesure où elles se fondent sur des modèles, sont elles-mêmes aussi des fictions. Ouvert à toutes les disciplines — sciences des modèles et de l’ingénieur, sciences humaines et sociales(anthropologie, sociologie, philosophie, droit), histoire et théorie de l’art, de l’architecture et de la ville —, cette publication invite à mettre en perspective le motif de la maison intelligente (« maison » au sens générique du « chez soi », ce dernier pouvant relever du logement individuel comme du logement collectif), et plus largement la « ville intelligente » (« smart city »), tant la rue, le quartier, les espaces publics sont aussi l’objet de l’« habité ». Le questionnement s’articulera autour de deux axes de réflexion étroitement connectés l’un à l’autre, et l’un comme l’autre irrigués par la question de la représentation. 

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AAC - Colloque international et pluridisciplinaire - Vivre et faire vivre le Moyen Âge

 

Appel à communications

Vivre et faire vivre le Moyen Âge

Colloque international et pluridisciplinaire
Carcassonne, 19-20-21 juin 2019
Sous la direction de
Sylvie Sagnes, CNRS, IIAC - Equipe Lahic – ethnopôle Garae Carcassonne
Patrick Fraysse, Lerass-Mics Université de Toulouse,
et 
Laure Barthet, conservateur du patrimoine, directrice du musée Saint-Raymond Toulouse

 

L’objectif de ce colloque interdisciplinaire est de questionner les nombreux usages des savoirs historiques sur la période médiévale, ses diverses réceptions et ces détournements dans les médiévalismes contemporains. Les médiations qui interviennent pour assurer l’émergence de Moyen Âge dans le présent sont au cœur des problématiques actuelles de l’histoire vivante et de la médiation culturelle dans les musées, les bibliothèques, les fêtes médiévales ou d’autres lieux de médiévalité. Depuis quelques temps un important corpus de dispositifs a été rassemblé, illustrant les nombreuses facettes de cette offre de Moyen Âge. Il s’agit désormais d’encourager, dans le sillage des heritage studies, et ce à partir d’enquêtes situées, des angles d’approche encore peu usités, tels la place faite aux femmes, le rôle assignés aux enfants, la mise en œuvre et l’usage des dispositifs participatifs, ou encore la manière dont ces Moyen Âge ressuscités animent les traces (artefacts, monuments, archives, etc.) et agissent sur leur représentation.

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AAC - Radiomorphoses n°5 - « La radio au service des publics, Enjeux, statuts, missions et programmes »

Appel à contribution

Revue : RadioMorphoses.  www.radiomorphoses.fr

n° 5, à paraître en 2019

 «  La radio au service des publics,

Enjeux, statuts, missions et programmes »

Coordination : Jean-Jacques Cheval et Etienne Damome (Université Bordeaux Montaigne)

 

 

Le concept de service public est ancien. Historiquement il est lié à la construction des souverainetés sous les monarchies d’anciens régimes. Il a été réactivé, approfondi et généralisé avec l’émergence des sociétés démocratiques depuis le XIXesiècle et la constitution des États-nations ; les services publics devenant, par la même, instrumentsjustificateurs de ceux-ci. Au XXIe siècle, la notion de service public subit les contrecoups de la mondialisation, des dérégulations et des pensées libérales moins favorables, voire hostiles, à l’action publique, qu’elle émane des États, d’entités et organismes publics plus spécifiques (collectivités locales, établissement d’éducation et de formation par exemple) ou d’entités privées, sans but lucratif, issues des sociétés civiles.

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Evénement - Journée de recherche « Regards croisés sur l’expérience. Diffusion et aventure interdisciplinaire d’un concept »

Journée de recherche

« Regards croisés sur l’expérience. Diffusion et aventure interdisciplinaire d’un concept »

Jeudi 31 Janvier 2019

MSHS - Université de Poitiers

 

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Arguments

 « L’expérience » est aujourd’hui un thème de recherche central pour analyser les pratiques des acteurs des marchés des biens et des services et leurs interactions. Tant du côté de la demande des consommateurs que du côté des offres des producteurs et des commerçants, année après année, la littérature en sciences de gestion, et en marketing plus spécifiquement, s’enrichit de dizaines de nouveaux travaux et de contributions originales.

A l’échelle mondiale, le marketing expérientiel est même devenu une sous-spécialité autonome du marketing, pour synthétiser les connaissances sur les expériences des consommations marchandes et celles suscitées par le commerce sous toutes ses formes, tant physiques que numériques (Roederer et Filser, 2015).

L’objectif de cette journée de recherches interdisciplinaires de la MSHS de Poitiers n’est pas d’ajouter quelques études partielles de plus au déjà considérable corpus du marketing expérientiel. A l’inverse il s’agit de susciter « des regards croisés » de différents spécialistes des sciences humaines et sociales pour interroger le concept même « d’expériences ».

En effet, les savoirs touchant à la dimension « expérientielle » de la condition humaine ne sont pas l’apanage du seul marketing. De nombreuses disciplines développent leurs propres points de vue théoriques et méthodologiques sur la conceptualisation de l’expérience du sujet parlant et socialisé, donc en mesure de la retraduire en langage au sein d’une communauté de partages intersubjectifs.

Parmi toutes les sciences humaines dont la recherche en marketing aurait sans doute les plus grands profits à tirer de leurs avancées, on citera la phénoménologie issue des travaux de Husserl et de Merleau-Ponty, dont Alfred Schütz a montré l’heuristique pour la sociologie et le marketing en particulier ; la sociologie interactionniste depuis Goffman et Becker, jusqu’aux , « grammaires de l’individu » contemporaines (Martuccelli) ; les sciences cognitives qui fondent l’émergence de la pensée rationnelle sur les émotions et les sentiments (Damasio, Dehaene, Naccache,..), la sémiotique greimassienne et post greimassienne qui conditionnent le sens des langages aux possibilités de modélisations du monde sensible. (Greimas, Fontanille, Bordron, Groupe Mu,..). Ces références ne sont pas exhaustives et ne visent qu’à ouvrir des perspectives relativement délaissées par le marketing actuel.

Cette journée d’échanges vise à examiner l’intérêt de traduire certaines de ces conceptualisations et de ces axiomatiques épistémologiques dans les problématiques de l’expérience marchande telles qu’elles sont posées aujourd’hui.

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Evénement - Séminaire "Le corpus à l'oeuvre"

Séminaire « Corpus à l’oeuvre »

Vendredi 7 décembre 2018, 14h00 - 17h00
Campus Croix-Rouge, Bâtiment 13 (« Recherche »), Salle E12
Université de Reims Champagne-Ardenne


Organisé par l’axe Images, Discours, Représentations du Cérep (EA 4692), le séminaire annuel « Corpus à l’oeuvre » se veut un espace de réflexivité sur les problèmes et les enjeux épistémologiques, théoriques et méthodologiques au coeur des recherches sur corpus. Il consiste à croiser et à comparer les disciplines, les méthodes et les pratiques, sur tout type de corpus.

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Parution - La bande dessinée, une intelligence subversive

Publication

La bande dessinée, une intelligence subversive
Pascal Robert

Préface d’Emmanuël Souchier
Presses de l’enssib

La bande dessinée, une intelligence subversive

Ce livre fait le pari de l’intelligence de la bande dessinée. Une intelligence profondément subversive.

Intelligence cognitive, puisqu’elle sait fort bien se théoriser elle-même. L’analyste n’ayant plus, dès lors, qu’à se mettre modestement à son écoute -première subversion.

Intelligence sémiotique, ensuite, puisque tout est donné à voir à traversledessin en bande dessinée (y compris son dispositif et même l’invisible) et que le décor et les corps jouent un rôle considérable dans la construction du récit - deuxième subversion.

Intelligence médiatique, enfin, puisque la BD transforme son lecteur en témoin et que ses formes sémiotiques s’inventent à travers différents suppos qu’elle sait tout aussi bien mettre à son service, nouant alors Histoire et théorie- troisième subversion.

La bande dessinée constitue ainsi une forme singulière d’intelligence narrative graphique et un appareil (J.L. Déotte) indéniablement subversif.

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Evénement - Journée d'étude "Mode, médias, médiations"

Journée d’étude

Mode, Médias, Médiations

Vendredi 16 novembre 2018 - Institut d’études avancées, Hôtel de Lauzun, 17 Quai d’Anjou, 75004 Paris

Organisée par l’équipe du séminaire « mode, médias, médiations » GRIPIC CELSA Sorbonne Université

Coordination Valérie Jeanne-Perrier et Pauline Escande-Gauquié

 


Entrée libre sur inscription : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


Les sciences de l’information et de la communication permettent de saisir les évolutions des médiations à l’œuvre dans les usages et les pratiques de divers secteurs de création. La mode n’échappe pas à ces transformations. La journée d’étude a ainsi pour objectif de présenter le point de vue communicationnel sur les cultures de mode et leurs médiations. Le secteur de la mode connait en effet des formes renouvelées de création, d’échanges, de discours, de journalisme, et de stratégies de marque. De sa chaine de production à sa chaîne de distribution et de promotion, la mode se recrée mais reste aussi immuable.
Les questions d’identité, de revendications sociales par la tenue vestimentaire, de mise en scène du vêtement et de soi seront exposées. Les dispositifs de visibilité et de médiation de la mode seront également interrogés à la lumière de l’histoire médiatique du secteur. Enfin, les tensions entre enjeux marchands et symboliques seront débattues.

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Evénement - Séminaire "Les discours militants et la communication numérique : reconfiguration des dynamiques médiatiques"

Séminaire

Les discours militants et la communication numérique : reconfiguration des dynamiques médiatiques

CIM-ERCOMES, EA 1484 2018-2019
Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle

 

Dès 1997, Jacques Ion posait la question de la fin des militants et parvenait in fine à la conclusion que le militantisme se reconfigurait sous de nouvelles formes, de nouvelles modalités d’action, procédant d’une distanciation de l’engagement et d’une participation en quelque sorte « à la carte». En outre, le militantisme ne subit pas une réelle obsolescence mais effectue un « déplacement » (Blondeau, 2007, p. 29). Après une période « d’éclipse » et de méfiance vis-à-vis des médias traditionnels (Castells, 2002), au cours de laquelle de nombreux chercheurs ont constaté une dépolitisation, une défection, un désengagement de la société, l’on observe finalement que l’Internet et son expansion ont revitalisé le militantisme en lui conférant de nouvelles caractéristiques et en produisant de nouvelles dynamiques d’action. 

La plupart des organismes militants s’emparent de l’outil numérique afin de communiquer, voire de fonder leur existence au sein de l’espace numérique. Il paraît cependant nécessaire de dépasser une vision « internet-centriste » (dénoncé par Morozov, 2011) qui consisterait à faire l’éloge de la propension démocratisante de l’outil numérique. Loin de verser dans une perspective centrée sur le numérique, il s’agira ici d’appréhender la communication numérique comme partie prenante d’une dynamique médiatique plus globale puisque comme le rappelle Gustavo Cardoso (cité par Pleyers, p.13), « notre paysage médiatique n’est pas dominé par internet mais est constitué par la superposition et l’articulation de différents media », tout en prenant soin d’éviter les dichotomies binaires et réductrices telles que enligne/hors-ligne. 

Face à des interactions permanentes, les médias expérimentent un environnement fonctionnel caractérisé par la complémentarité, la convergence, l’intersection, l’articulation voire la confluence. Autrement dit, « loin de faire de l’ombre aux anciens médias, l’Internet renforce les interactions » (Guaaybess, 2011), ou même des interdépendances, entre les différents médias. A l’instar des mouvements sociaux qualifiés de «révolutions 2.0», de nombreuses études montrent que la connotation techniciste et positiviste qui accompagnait ces mobilisations s’approchait plus d’une illusion que de la complexité de la réalité. En effet, les réseaux socionumériques (RSN) ont par exemple été des « lieux » de déclenchement de mouvements contestataires mais sans le relai ni la couverture de chaînes transnationales comme Al-Jazeera, ceux-ci n’auraient pas abouti de cette manière. 

Tout en prenant en compte les apports de la science politique et de la sociologie des mouvements sociaux, ce séminaire proposera de traiter la question à travers une approche résolument ancrée en sciences de l’information et de la communication, en se focalisant sur la circulation des discours à l’aune de la reconfiguration des dynamiques médiatiques. Dans la suite des travaux de l’ERCOMES (Equipe de Recherche sur la Constitution des Médias, des Evénements et des Savoirs), il s’agira d’envisager à la fois la circulation des discours sociaux et médiatiques, les dispositifs médiatiques et leurs conditions de production, ainsi que les formes de réception de ces discours dans une perspective diachronique ainsi que dans le contexte d’une internationalisation croissante. 

Ce séminaire cherchera donc à croiser des études de terrains, tout en faisant dialoguer des cas de figures (dans des situations de communication variées) provenant de différents contextes politiques, géographiques, culturels, embrassant une dimension transversalement politique. Au-delà des apports théoriques, ce séminaire tournera essentiellement autour de cas empiriques traitant cette problématique globale. 

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AAA - COMMposite - Le processus créatif. Réflexions communicationnelles

Appel à articles

COMMposite (Vol. 20, n. 2)

« Le processus créatif. Réflexions communicationnelles »

 

Les étudiantes et étudiants de 2et de 3cycles, ainsi que les jeunes chercheures et chercheurs sont invitées et invités à soumettre un texte pour le prochain numéro thématique de COMMposite (Vol. 20, n. 2) intitulé « Le processus créatif. Réflexions communicationnelles ». La revue accepte les articles originaux, les notes de recherche, les entrevues et les recensions d’ouvrages reflétant la recherche francophone en communication. 

En 2010, The International Journal of Communication posait la question suivante : en quoi les études en communication contribuent-elles à la compréhension des enjeux de la création ? Le prochain numéro de COMMposite invite à poursuivre cette réflexion. En effet, aucun domaine de la vie sociale ne semble désormais échapper à la création. L’omniprésence de différentes formes de création au sein de la vie quotidienne (fiction, fausses nouvelles, bricolage en ligne, « DIY », etc.), mène à s’interroger sur la fonction sociale de celles-ci : Quels rapports entretiennent-elles avec notre réalité́ sociohistorique? Qu’en est-il de leur potentiel de transformation sociale ? 

C’est autour de ce grand thème de la « création » dans son sens le plus large que ce numéro de COMMposite invite les jeunes chercheures et chercheurs à réfléchir à la manière dont les études en communication peuvent penser la création que ce soit la création artistique et médiatique, organisationnelle, politique et la recherche- création dans le milieu académique. 

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Evénement - 8ème rencontre annuelle du Réseau International des chaires UNESCO en communication

Appel à contribution

8ème rencontre annuelle du Réseau international 

des chaires UNESCO en communication

La liberté d’expression à l’ère numérique - De l’infox à l’intelligence artificielle

13-15 mai 2019 – Strasbourg

Manifestation ouverte à l’ensemble de la communauté scientifique internationale en présentiel ou en visioconférence

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La liberté́ d’expression est un questionne- ment depuis les premières démocraties : dans l’Antiquité grecque, la cité athénienne avait élaboré un système permettant aux citoyens de s’exprimer, certes avec des limites liées à la notion même de citoyenneté. Plus tard, le développement de la presse écrite, puis celui de la radio et de la télévision ont décuplé les possibilités d’exression, mais aussi augmenté le pouvoir de contrôler plus ou moins cette expression. L’antagonisme entre pouvoir politique et/ou religieux et liberté des médias, des citoyens et des artistes d’autre part, s’est transformé en une lutte quasi permanente. La première démarche est de questionner le concept même : recouvre- t-il la même réalité dans tous les pays du monde ? Que faire, dans les démocraties, des limitations apportées ici et là par des lois, règlements ou décisions judiciaires ? Les évolutions du classement annuel de la liberté de la presse de Reporters sans frontières montre la dimension flexible du concept. Dans ce contexte, l’avènement du numérique et, en particulier, des médias sociaux rebat complètement les cartes. En effet, la possibilité́ pour chaque individu qui a un accès à Internet de diffuser des informations, le relatif vide juridique créé par la dimension internationale du web, les enjeux économiques d’un ordre de grandeur inconnu jusqu’à présent et enfin la professionnalisation des pratiques numériques des États et de divers groupes sociaux modifient à la fois les enjeux et la mise en œuvre de la liberté d’expression. 

Les nouvelles technologies ne doivent, ni être acceptées avec une naïveté́ grégaire, ni être rejetées dans une opposition idéologique systématique. Elles sont là, nous les utilisons tous. L’objectif de ce congrès est avec la communauté́ scientifique internationale d’interroger les pratiques actuelles et leurs conséquences sur la liberté d’expression qui sont au cœur du fonctionnement des démocraties. Ce congrès s’inscrit dans la continuité́ des travaux que l’Unesco mené depuis plusieurs années sur cette thématique (https://fr.unesco. org/themes/favoriser-liberte-expression) notamment la publication annuelle d’un observatoire sur les Tendances mondiales en matière de liberté d’expression et de développement des médias 

Les travaux seront regroupés autour de quatre thématiques : les définitions, les lieux, les personnes et les thèmes transversaux. 

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