Appel à communication

La médiation muséale au prisme du numérique

Appel à article pour le N°16 de La Revue française des Sciences de l’information et de la communication dirigé par : 

Cristina BADULESCUMaître de conférences en Sciences de l’Information et de la Communication, Université de Poitiers, Laboratoire CEREGE EA 1722

Valérie-Inés DE LA VILLE, Professeur des Universités en Sciences de Gestion, Directrice du CEPE (Centre européen des produits de l’enfant), Université de Poitiers, Laboratoire CEREGE EA 1722

Les logiques des cultures numériques (l’ouverture des données, la co-création, la collaboration, les médiations en ligne, les pratiques de détournement sur l’internet, etc.) font de l’expérience des collections au sein des institutions culturelles une forme de « muséologie participative » (Chaumier, 2007), un processus d’extension de soi, de coproduction et d’appropriation. Interroger les aspects de la valorisation muséale et patrimoniale rendus possibles par les médias numériques revient d’un côté, à s’intéresser aux outils de médiation interactifs, à leur création et aux stratégies envisagées par les institutions dans la mise en place de ces techniques. D’un autre côté, ce projet suppose d’analyser les nouvelles pratiques d’usage des publics. Les dispositifs numériques ainsi que les formes de médiation qu’ils apportent interrogent sur les changements opérés dans la muséologie où les frontières se déplacent du côté de la copie, du double virtuel, d’un réel désormais concurrencé et où les notions d’appropriation et de partage sont également à réévaluer.

Les institutions culturelles se positionnent actuellement dans un contexte de redéfinition organisationnelle où les stratégies numériques s’inscrivent dans les pratiques des professionnels de la culture comme dans les offres de médiation des musées. L’usage des innovations numériques dans le champ muséal constitue un levier à la fois de valorisation et de communication pour les professionnels de la culture. Les musées sont ainsi confrontés aux enjeux des grands chantiers de numérisation des collections, à la mutualisation de catalogues partagés, ainsi qu’à la réalisation de dispositifs numériques. Nous observons également de la part des musées une volonté de s’inscrire dans la mouvance d’une culture numérique contemporaine, dominée par des attentes expérientielles du public qui se veulent à la fois interactives, ludiques et cognitives. Il s’agit alors pour les musées de connaître et d’intégrer les pratiques culturelles numériques des visiteurs (enfants, adultes, visite familiale) et de prendre en compte leur intérêt croissant pour les expériences renouvelées que procurent les technologies numériques.

L’émergence des dispositifs numériques (de communication, de médiation ou de monstration) au musée marque une mutation profonde dans le champ muséal et participe d’une inscription symbolique du musée qui oblige à reconsidérer le rapport aux collections, à la documentation et au parcours muséographique, tout comme le statut du public. Florence Andreacola (2014) souligne les divers enjeux entourant l’introduction du numérique au musée : interaction, adaptation, personnalisation, appropriation et participation sont autant de promesses qui accompagnent la conception et le déploiement des outils numériques de médiation culturelle en ligne et in situ.

Lire la suite : AAC - RFSIC - La médiation muséale au prisme du numérique

Appel à communication for young researchers

Call for young researchers

Colloque international

Cultures des médias numériques à l’ère de la diversité 

 

Université de Haute-Alsace

5-7 Décembre 2018

16, rue de la Fonderie

68093 Mulhouse

 

Questionner la notion d’un espace public transnational médiatisé

La période contemporaine est caractérisée par un processus de globalisation médiatique (Fraser, 2003 ; Volkmer, 2011 ; Giddens, 1990 ; Slevin, 2000), une médiatisation grandissante des sociétés (Hepp, 2012 ; Hepp, Hjarvard et Lundby, 2015), qui subissent « l’emprise de la communication », accentué par le vecteur du numérique (Paillart, 1995, Miège, 2007). Ce contexte a récemment fait émerger la thèse d’une construction médiatisée de la réalité, posant en creux la question de communication publique, privée et médiatique à l’ère des données (Hepp et Couldry, 2016). Ce développement est accompagné d’une discussion de la conception habermasienne d’espaces discursifs nationaux (Fraser, 2007 ; Livingstone 2005) étayés par la communication médiatisée d’institutions largement nationales ; dans ce cadre, les médias de masse, capables d’atteindre un public très vaste, comme la télévision ou la presse nationale, alimenteraient une conversationnationale (Wolton, 1990) et participeraient ainsi à la cohésion de la société. Dans le sillage de la diffusion des médias numériques, certains voient se dessiner un espace médiatique transnational, dépassant les frontières des États et leurs sphères d’influence (Volkmer, 2014). Les problématiques d’usage seraient-elles également transnationales ? 

Le colloque international CUMEN Cultures des médias numériques à l’ère de la diversité (2è édition après 2014) souhaite répondre à la question de la diversité des usages dans un écosystème qui pousse vers l’homogénéité de la matérialité du numérique, fortement industrialisé.

Lire la suite : AAC Jeunes chercheurs - Colloque Cultures des médias numériques à l'ère de la diversité

Appel à communication - journée d’études

La publicité à l’ère numérique

Organisé par l’association RePLIC de l’Université Bordeaux Montaigne

 

Le Réseau Pluridisciplinaire pour l'Information et la Communication (RePLIC) de l'Université Bordeaux Montaigne lance un appel à communication pour sa journées d'études "La publicité à l'ère numérique". Cette journée se développera en trois axes : les acteurs de la publicité, les missions des professionnels et représentations et discours.

Les candidatures sont attendues pour le 30 septembre 2018. L'appel à communication complet est à télécharger ci-dessous.

International Conference

Data Value Chain in Science and Territories

Organisé par CODATA-France, Université Paris-Est Marne-la-Vallée, 

Institut Franciliend’Ingénierie des Services et la laboratoire Dicen-IdF

 

L'un des principaux défis, dans la plupart des domaines, est le traitement et l’analyse d’une très importante quantité de données issues de sources professionnelles, scientifiques ou en open source. Ces données, par nature hétérogènes, sont produites par des personnes, des systèmes, des objets (IoT) et des réseaux intelligents. Elles peuvent être traitées localement ou par des opérations à distance. 

Cela soulève des problèmes techniques et sociétaux relatifs à la cohérence, la qualité, la confidentialité et la protection des données, ainsi que des défis dans la nécessité de développer des techniques innovantes et des outils puissants pour collecter et traiter de gros volumes de données (big data). 

Dans une approche pluridisciplinaire centrée sur l'information et la Data science, la conférence s’intéresse particulièrement à comment extraire et construire des jeux de données significatifs et des bases de connaissances dans différents domaines et comment gérer et optimiser l’évaluation des données. Tout ceci dans une approche transversale entre d’une part les domaines d’applications, les processus, les techniques, les stratégies et d’autre part l’utilisation des données. 

Lire la suite : AAC - Colloque international Data Value Chain in Science and Territories

AAA - MESURER LA COMMUNICATION ? CE QUE LES OUTILS DE MESURE FONT À LA PROFESSIONNALISATION DE LA COMMUNICATION

Appel à contribution, Communication & professionnalisation, 2019,

 

Nicolas Peirot (Cimeos, Université de Bourgogne ) et Sandrine Roginsky (Lasco, Université catholique de Louvain) - Editeurs invités

 

Ce numéro thématique entend explorer les relations qui se nouent entre formes de mesure numérique et processus de professionnalisation des communicateurs. Il s’agit par-là de contribuer aux différentes voies de recherches engagées par Communication & professionnalisation autour des dynamiques de professionnalisation des communicateurs à l’heure d’une massification des outils numériques, parmi lesquels les outils de monitoring.

 

Contexte :

Les métiers de la communication ne cessent de se diversifier et de se recomposer sous l’effet d’une technicisation croissante. Qu’il s’agisse de publicité, de relations presse ou publiques, de communication marketing ou managériale, ces activités apparaissent de plus en plus équipées numériquement. Les outils mobilisés sont le support d’un ensemble de pratiques de mesure de l’activité des internautes en capacité d’accompagner l’injonction à rendre des comptes en termes de performance et de retour sur investissement imposée à la fonction communication (Lépine, 2013). Cette logique s’inscrit dans un processus de reconnaissance de la communication par la fonction managériale en termes d’efficacité et de rentabilité (Tixier, 1996). Précisons cependant que cet idéal gestionnaire de mesure de la communication est bien antérieur à la massification des technologies numériques. Différentes recherches témoignent ainsi des pratiques propres à l’étude des « publics » et à la mesure de « l’audience » des médias, qu’il s’agisse de presse écrite, de la radio ou de la télévision (Jouët, 2004 ; Wolton, 2003 ; Beaud, 1990). De même, le champ de la communication organisationnelle propose depuis plusieurs années une approche critique de la culture de la performance, des mesures et évaluations qui l’accompagnent (Lépine et Peyrelong, 2012 ; Gardère, 2012 ; Le Moënne et Parrini-Alemanno, 2010) ou encore des enjeux d’évaluation de la réputation (Boistel, 2014).

Lire la suite : AAC - MESURER LA COMMUNICATION ?