Appel à communication

Colloque

Extension de l’expertise ?

Experts et amateurs en communication et culture

30 avril et 1er mai 2011. Université d’Ottawa, Canada


Conférenciers invités:

•    Harry Collins, Distinguished Research Professor, Cardiff University (UK);
•    Pierre Lévy, Chaire de recherche du Canada sur l’intelligence collective, U. d’ Ottawa;
•    Henrik Örnebring, Senior Research Fellow, U. of Oxford (UK);
•    Rukhsana Ahmed, Professeure adjointe, Département de communication, U. d’Ottawa.

Dans un article qui continue d’alimenter un large débat, Collins et Evans (2002) décrivent le « problème de l’extension » comme le problème intellectuel le plus urgent de notre époque. Avec la montée du scepticisme face aux experts et à l’expertise, dans quelle mesure la prise de décision dans la sphère scientifique et technique doit-elle s’ouvrir au public ? Afin d’élargir les critères de participation à la science et la technologie, certains chercheurs se sont penchés sur la capacité d’experts basés sur l’expérience (experience-based experts) – c’est-à-dire des individus ayant de l’expérience pratique dans un champ, à défaut de qualifications formelles – à questionner le statut d’experts certifiés dans des domaines d’intérêt public tels que l’agriculture, la gestion d’énergie nucléaire et la production d’aliments modifiés génétiquement.

Les développements majeurs actuellement en cours en matière de technologies et de pratiques de la communication appellent l’élargissement des débats autour de l’expérience et l’expertise du seul domaine de la science à ceux des medias, de la communication et de la culture – ou la participation du public a d’ores et déjà atteint un point de non retour et les distinctions entre experts et amateurs sont mises à l’épreuve, étirées et rendues caduques. Ces développements sont l’occasion d’explorer sous un nouveau jour une question durable : qui est un(e) participant(e) légitime à la sphère de production culturelle et scientifique, et sur quelles bases ?

Ce colloque propose de faire la lumière sur les distinctions entre expert et profane, professionnel et amateur, telles qu’elles s’opèrent dans les champs suivants :

 1. Médias de masse et journalisme

L’émergence du réseautage social informatisé (par ex. Facebeook et Twitter), du contenu produit par les usagers (par ex. YouTube) et du journalisme citoyen suscitent un débat sur la légitimité et les contributions de producteurs amateurs, certaines des critiques les plus virulentes du Web 2.0 réclamant le maintien du rôle central des producteurs professionnels – lire : institutionnels – afin d’assurer la fiabilité de l’information et la qualité des contenus de divertissement. Mais quelle est la substance de l’expertise du producteur média ? Quel est le rôle de l’expérience dans le processus de production ? Quel est l’impact du réseautage social et du contenu produit par les usagers sur la forme, la pratique et la réception du journalisme et du divertissement ?


2. Production culturelle

L’émergence et l’amélioration constante des nouvelles technologies contribuent directement à la démocratisation (c’est-à-dire une meilleure accessibilité) du processus de création culturelle. En effet, il n’est plus nécessaire d’être un musicien expérimenté pour composer et diffuser de la musique (le bon logiciel et MySpace peuvent désormais être suffisants), ni d’être un cinéaste professionnel pour produire et distribuer un film : Tarnation (Jonathan Caouette, 2003) en est un bon exemple. Le brouillage de la distinction entre amateur et profane laisse sa marque aussi sur la narration et l’esthétique cinématographiques (pour ne citer que celles-ci) : on ne peut ignorer la place occupée au sein de la culture populaire par de faux home movies tels que Paranormal Activity (Oren Peli, 2009) et de faux documentaires (comme l’illustrent Incident at Lochness (Zak Penn, 2004) et la série The Office), sans oublier l’influence directe des nombreuses images amateurs du 11 septembre 2001 sur des productions cinématographiques à grand budget telles que Cloverfield (Matt Reeves, 2008).

3. Santé

L’érosion rapide des barrières techniques à la diffusion de masse et l’échange d’information, à la connaissance spécialisée et à la mobilisation de groupes d’intérêts attise la volonté du public – ainsi que sa capacité – de questionner les experts en matière de science et de technologie, alors qu’il existait auparavant une confiance aveugle en leur autorité et leur compétence. C’est particulièrement le cas dans le contexte des soins de santé, ou des patients avertis initient un dialogue avec les professionnels de la santé et des citoyens préoccupés remettent en cause les décisions des autorités publiques – les récentes campagnes de vaccination contre la grippe H1N1 en fournissant un exemple saillant. Comment de tels développements affectent-ils les rapports de force entre professionnels de la santé et patients ? Ces derniers sont-ils favorisés, ou assiste-t-on plutôt à une affirmation renouée de l’importance des experts traditionnels dans un contexte marqué par une surcharge de discours et d’information sur la santé ?

4. Le monde du travail

L’impératif de performance et de productivité accrues engendre aussi des tensions au travail: l’exigence de certifications et de formation continue signifie bien souvent le remplacement d’employé(e)s possédant un vaste savoir-faire et des connaissances tacites par des individus plus jeunes et plus ‘éduqués’, mais sans expérience. Le climat économique actuel incite en même temps les retraité(e)s à retourner sur le marché du travail. Par ailleurs, la migration de travailleurs/travailleuses hautement qualifié(e)s soulève la problématique de la reconnaissance, à l’étranger, de la formation, de l’expérience et l’expertise acquises dans leur pays d’origine. Comment le transfert de connaissance et la validation des compétences s’opèrent-ils entre les générations, les disciplines et les cultures ? Comment ces processus sont-ils vécus par les individus ?

Les questions suivantes pourront également être abordées :

  •         Avec la soi-disant démocratisation de la connaissance spécialisée et des outils techniques, peut-on établir des critères fiables pour l’expertise et la participation aux processus décisionnels ?
  •         Lorsqu’il est question des goûts, intérêts et préoccupations du public, est-il possible/pertinent/utile de distinguer entre expert et non-expert ?
  •         Les distinctions convenues entre expert et profane tiennent-elles lorsqu’on se déplace du champ scientifique à celui des médias et de la culture ? Quelles sont les similitudes et différences entre ces domaines ?
  •         Quel est le lien entre connaissance technique et compétence sociale/culturelle ?
  •         Comment les identités sont-elles déplacées, brouillées et combinées ? (producteur/consommateur ; expert basé sur l’expérience ; médecin/patient ; etc.)
  •         Les hiérarchies et les ‘gatekeepers’ disparaissent-ils de la production médiatique et culturelle et du processus de décision scientifique, ou en apparaît-il des nouveaux ?

Nous invitons chercheur(e)s et professionnel(le)s à soumettre une proposition de communication individuelle (en anglais ou en français) avant le vendredi 15 octobre 2010. Veuillez svp envoyer un résumé de 200-300 mots ou adresser toutes questions à Philippe Ross et Florian Grandena à l’adresse : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

 

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Appel à communication au colloque « Les cultures des sciences en Europe. Volet 1 – Dispositifs en pratique ».


La date du colloque a été reportée, ainsi que la date de clôture de l'appel à communication.


Date limite de l’appel : 30 octobre 2010.

Le Centre de recherche sur les médiations (CREM – EA 3476) et le Laboratoire interuniversitaire des sciences de l’éducation et de la communication (LISEC - EA 2310) organisent un colloque « Les cultures des sciences en Europe » qui se tiendra à Nancy les 10 et 11 février 2011.

Il vise à examiner les différents dispositifs de médiation dans le domaine des sciences et des techniques. Existe-t-il des « traditions nationales » ? Sont-elles transférables d’un contexte à l’autre, et comment ? Quels sont les modèles favorisés voire imposés aux niveaux local et européen ? Sur quels présupposés s’appuient-ils ? Les communications se distribueront autour de 3 axes : « Espaces et dispositifs de médiation », « Les publics, acteurs de la médiation » et « Confrontations des savoirs savants et des savoirs citoyens ».


Contact : Philippe Chavot / Anne Masseran <Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.>

icon Colloque Les cultures des sciences en Europe. Volet 1– Dispositifs en pratique (197.35 kB)

 

APPEL A PUBLICATION POUR UN NUMERO DE

Les Cahiers du Numériques

http://lcn.revuesonlins.com

 

« PILOTER L’ENTREPRISE A L’ERE DU NUMERIQUE »

Numéro thématique coordonné par Franck DEBOS

 

Le numérique, notamment par le biais d’Internet entraîne une évolution radicale des relations entre les consommateurs et les entreprises par la modification du processus de transaction, de leurs comportements et préférences[1].  Le développement du numérique rapproche les individus des entreprises par :

·         La création de communautés marchandes et non marchandes associées aux caractéristiques propres d’Internet (connectivité, ubiquité, fluidité, rapidité et universalité).

·         Une relative transparence de ce « cybermonde » renforcée par l’accès à une information plus large et plus disponible pour l’usager / consommateur. A ce niveau le développement de « courtiers d’informations »[2] peut apporter un début de réponse à l’utilisateur peu expérimenté qui se retrouve dans les méandres du Web.

·         La connaissance du client ou du prospect qui devient un enjeu stratégique pour les entreprises. En effet, dans un environnement virtuel, ces dernières interprètent et analysent le comportement de leur marché à venir auprès des individus. Dans un tel contexte, toute structure ne pouvant connaître et exploiter ces informations sera en proie à des difficultés importantes.

·         L’individu veut devenir un véritable « consommacteur » vis-à-vis de ses interlocuteurs  entrepreneuriaux par une plus grande implication dans la chaîne de valeurs  de l’organisation. Ce dernier devient un acteur direct de la politique commerciale de l’entreprise ainsi qu’un partenaire à part entière pour cette dernière. De plus on observe récemment que l’innovation partagée entre concepteur et utilisateur tend à se déplacer de plus en plus vers l’utilisateur final[3]. Le Web 2.0 en tant qu’espace public mondial de création sur Internet illustre bien l’intervention croissante des individus dans l’innovation technologique qui devient « ascendante »[4]à l’instar des logiciels libres. Les entreprises doivent tenir compte de la volonté de participation de l’individu au sein de leurs stratégies, volonté souvent relayée sur Internet par de multiples blogs et communautés virtuelles. Nommé « Convergence » aux Etats-Unis[5], ce mouvement met au centre de toute réflexion stratégique l’idée de participation entre des publics divers avec les entreprises et leurs marques. Avec Internet la notion de CSP s’efface pour laisser la place à des logiques de groupes de pression et communautés virtuelles d’intérêt. C’est sur la toile via les blogs que vont s’exprimer sans contraintes les attentes et critiques des consommateurs vis à vis des entreprises et de leurs marques.

Le consommacteur devient donc plus que jamais essentiel dans la vie voire la survie de ces dernières comme l’atteste les résultats du baromètre de l’écoute et de la participation des internautes Français mis en place par Thierry Maillet et Crmmetrix en mars 2007[6]--.

Dans ce contexte, les entreprises et leurs marques doivent s’adapter et évoluer vers un système dans lequel le numérique « virtualise » l’économie et accélère l’évolution de la société vers une société de l’information et de la connaissance. Elles doivent donc intégrer une multiplicité et une mouvance constante des demandes en fonction des attentes individuelles, transdisciplinaires, sans barrières géographiques, éphémères, virtuelles et souvent fondées sur des exigences irrationnelles.

La relation « on line » est un facteur clé de succès de la stratégie des entreprises qui doivent et devront gérer toutes les réponses par rapport à la notion d’image, de valeur ajoutée émotionnelle et responsable de leurs marques.

 

La problématique centrale de ce numéro est de faire un état de la situation de l’impact du numérique au niveau des entreprises et de leurs relations avec les autres acteurs du marché, et notamment avec les consommateurs. Il s’agit d’identifier les multiples enjeux du triptyque interactif « Entreprise/Numérique/Consommateur » sous la forme de réflexions théoriques, d’études opérationnelles sur le sujet, d’analyses critiques ou d’état de l’art.

 

Les chercheurs en Sciences de l’Information et de la Communication sont prioritairement concernés par cet appel à communication, mais sont également bienvenus les contributions d’autres disciplines ou de professionnels de la communication.

 

Voici quelques propositions non limitatives de thèmes pouvant être abordés :

·         Les incidences du numérique sur la stratégie de communication externe des entreprises (Média, Hors Média).

·         Les réseaux sociaux virtuels, pierre angulaire d’une nouvelle stratégie d’accroche communicationnelle de l’entreprise.

·         Quelle communication interne pour l’entreprise à l’heure du numérique ?

·         Numérique et stratégie marketing de l’entreprise.

·         L’impact du numérique sur l’évolution des relations Consommateur/Marques.

·         L’évolution des modes de consommation par le numérique.

·         Usages des TIC et gouvernance d’entreprise.

·         TIC et logique de convergence inter organisationnelle.

·         L’impact du numérique sur le passage d’une approche transactionnelle à une approche relationnelle dans les relations interentreprises.

 

COMITE SCIENTIFIQUE

Eric Boutin (Université du Sud Toulon Var)

Sébastien Bruyère (Université du Sud Toulon Var),

Marie Coris (Université Montesquieu Bordeaux 4)

Virginie De Barnier (IAE d’Aix en Provence)

Olivier  Galibert (Université de Bourgogne)

Gabriel Gallezot (Université de Nice Sophia-Antipolis - URFIST)

Nolwenn Henaff (Université de Bretagne Sud Vannes)

Alexandre Mallard (Centre de sociologie de l’Innovation Mines Paris Tech)

Jean-Max Noyer (Université de Jussieu Paris7)

Sébastien Rouquette (Université Blaise Pascal  Clermont Ferrand 2)

Thomas Stenger (IAE de Poitiers)

Beatrice Vacher (Université d’Aix Marseille 3)

 

CALENDRIER et RECOMMANDATIONS AUX AUTEURS

Envoi des propositions d’articles (6000 caractères, espace non compris plan et références bibliographiques non comprises) le 15 Octobre 2010 dernier délai à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. en indiquant prénom et nom, institution d’attache, adres-clefsse électronique, titre de l’article, 3 à 5 mots clefs. La notification d’acceptation ou non de la proposition est fixée le 15 novembre 2010.

Les contributions (30000 signes espaces compris) devront impérativement  respecter la feuille de style de la revue (cf. pièce jointe : ConsignesLCN2005.doc ou http://lcn.e-revues.com/revues/23/ConsignesLCN2005.doc).

Les propositions soumises seront évaluées en double aveugle et la remise des contributions pour évaluation par le comité scientifique du numéro spécial est fixée pour le 20/12/2010 dernier délai.

La notification aux auteurs (accepté, refusé, accepté avec modification) est fixée le 20/01/2011. 

Pour les communications acceptées avec modifications, la date limite de réception des articles modifiés est le 10/02/2011.

Les articles retenus sont adressés au secrétariat de la revue, avec accord de cession des droits sans lequel la publication est impossible (NB : un accord par auteur téléchargeable à l’adresse http://lcn.revuesonline.com/revues/23/LCN_CD.pdf) le 15 février 2011.



[1] Bernard Jaworski, Ajay K Kholi, Sahay Arvind, « Market –Driven versus driving markets», Journal of the Academy of Marketing Science, Volume 28, n° 1, 2000, p 45-54.

[2] Fréderic Jallat, Michael Haenlein, Développer un marketing en ligne in Le Marketeur, Editions Pearsons Education, Paris, 2006, p 347-369, 510 pages.

[3] Pierre Musso, Laurent Ponthou, Eric Seulliet, Fabriquer le futur 2, Le Village Mondial, Editions Pearsons Education, Paris, 2007, 307 pages.

[4] Jean Tillinac, « Le Web 2.0 ou l’avènement du client ouvrier », Revue Quaderni, n°60, Editions Sapientia, Paris, 2006.

      [5]Thierry Maillet, Génération participation: de la société de consommation à la société de la participation, MM2, Paris, 2008,249 pages.

La journée d'étude "Sciences humaines et patrimoine numérique", organisée en collaboration entre l'Institut national de l'audiovisuel et l'Université Paris Diderot (Paris 7), s'interroge sur ce que peuvent apporter les sciences humaines aux questions de préservation et de transmission - accès, valorisation - du patrimoine et donc de la mémoire. Ces nouveaux enjeux culturels nécessitent une collaboration interdisciplinaire entre les sciences humaines elles-même d'une part et entre les sciences humaines et les sciences de l'ingénieur d'autre part.

La journée se déroulera le 25 novembre 2010 à l'Institut national de l'audiovisuel, Centre Pierre Sabbagh, 83, rue de Patay 75013 Paris. 

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équipe d’accueil 3476 – communication, culture, art, société

Colloque international du Programme de Formation Recherche « InfoTransFront »

« Les conditions de la circulation transfrontalière des informations médiatiques en  Europe et dans la Grande Région »

 

21 et 22 janvier 2011 - Université Paul Verlaine - Metz
Contact: Vincent Goulet   Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Alors que l'Union européenne connaît un processus constant d'intégration, il n'existe pas encore d'espace public médiatique au niveau continental. Chaque nation possède sa propre sphère médiatique, fortement corrélée à ses institutions et à son histoire politique dans leurs singularités. Les informations circulent mal entre les différents pays, si bien qu'une identité européenne commune reste problématique, comme le montre, par exemple, les faibles taux de participation aux élections du Parlement européen.

La Grande Région (Sarre – Lorraine - Luxembourg - Rhénanie-Palatinat – Wallonie) est un territoire particulièrement intéressant pour étudier les processus de formation d'un espace public transnational. Elle présente une grande diversité linguistique, culturelle, économique et politique mais, grâce aux circulations de populations (aussi bien pour le travail que pour les loisirs) et aux coopérations institutionnelles (notamment entre les collectivités territoriales), elle a une véritable dimension transfrontalière et présente une forme originale « d’identité européenne ».

Ce territoire permet en outre de multiplier les configurations et les variables qui peuvent expliquer les conditions de la circulation internationale des informations : des langues communes à différents pays, le français et l'allemand, mais aussi des langues différentes entre pays ou à l'intérieur d'un même pays (Luxembourg et Belgique) ; des caractéristiques économiques et industrielles dans certains cas proches de part et d'autre des frontières (vallée de la Fensch, Wallonie, Sarre) ou au contraire très distinctes selon les régions (les régions industrielles précédemment citées s'opposent par exemple au monde de la finance du Luxembourg, aux activités de service et universitaires de Trèves ou à la ruralité du nord de la Meuse) ; des histoires nationales et politiques ainsi que des institutions et des organisations étatiques très diverses. La Grande Région est ainsi non seulement un « territoire laboratoire » de l'intégration européenne, mais aussi un terrain privilégié pour comprendre ce que pourraient être les caractéristiques d'une « espace médiatique européen ».

Le Programme de Formation Recherche (PFR) initié par le Centre de Recherche sur les Médiations (CREM) analyse conjointement les messages médiatiques, leurs conditions de production et celles de leurs réceptions (en particulier les usages sociaux qui en sont faits par les différents groupes récepteurs). Il s'agit de saisir, de manière structurale, les déterminants de la circulation - ou de la non circulation - des informations médiatiques. Quels sont les types particuliers d'information qui font l'objet d'une circulation transfrontalière ? Quels sont les facteurs qui rendent possible celle-ci ?  Quels sont au contraire les freins sociaux, économiques et culturels à la circulation des informations ?
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