Édito de février 2015

Chers Adhérents, Chers Collègues,

Ce sont bientôt les Doctorales organisées tous les deux ans par la Société Française des Sciences de l’Information et de la Communication. Elles se tiendront à Lille les 21 et 22 mai avec l’appui du Laboratoire Geriico – un grand merci à toute l’équipe et à son directeur, Stéphane Chaudiron, pour leur implication et à la commission Recherche sous la responsabilité de Françoise Paquienséguy Vice-Présidente Recherche de la SFSIC (Dominique Carré, Andrea Catellani, Nicolas Pélissier). Le programme sera bientôt en ligne et, outre ceux qui présentent des communications, la présence des adhérents, en particulier des directeurs de thèse, est évidemment riche de débats et de discussions. C’est l’occasion de dire toute l’importance du travail des doctorants et des politiques doctorales. Les thèses représentent l’avenir et le développement de notre discipline : des thématiques y prennent naissance, des méthodologies nouvelles sont expérimentées, des collègues – et des futurs collègues - sont mobilisés.

 

 

Certes les tensions actuelles sont grandes : la situation économique et politique générale, avec les difficultés budgétaires et les regroupements de régions, ne plaident pas pour un optimisme béat devant des faits que nous subissons comme tous les personnels des universités et toutes les disciplines, particulièrement les SHS. La situation des Sciences de l’Information et de la Communication est aussi tout sauf simple – sans parler des questions théoriques et pratiques soulevées par les événements de janvier. De nombreux indices institutionnels surgissent qui sont autant de motifs d’inquiétude pour notre communauté : les nomenclatures des masters, les doctorats dits « particuliers », les regroupements d’équipes au sein des universités et des communautés d’universités, l’évolution des carrières des enseignants-chercheurs… Voilà que, dans certaines universités, on annonce même la disparition des SIC dans les appellations des écoles doctorales !

Au-delà de ce qui pourrait conduire à une sorte de  « repli défensif », la Société Française des Sciences de l’Information et de la Communication et son nouveau Conseil d’Administration s’attachent à mettre en place une stratégie de développement de la communauté des sciences de l’information et de la communication dans toutes les directions possibles.

Au niveau institutionnel, la SFSIC agit désormais de concert avec les autres instances qui, chacune à sa manière, participe de la vie de la discipline :

  • la Conférence Permanente des Directeurs de Laboratoire en Sciences de l’Information et de la Communication qui se dote, entre autres, d’outils de réflexion très riche, comme la cartographie des laboratoires proposé au XIXe congrès par son Président Jacques Walter, directeur du CREM, et que Sidonie Gallot, chargée de mission, a présentée dans le numéro 5 de la RFSIC.
  • le Conseil National des Universités qui vient d’élire sa Présidente, Françoise Bernard, Présidente d’Honneur de la SFSIC, directrice de l’lRSIC et sa Vice-présidente, Valérie Carayol, directrice du laboratoire MICA.
  • Le Haut Conseil pour l’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur et son délégué SIC, Frédéric Gimello-Mesplomb, directeur de l’équipe Culture et Communication du Centre Norbert Élias (Univ. Avignon).

Notons aussi avec une grande satisfaction scientifique et humaine que les CREM, IRSIC et MICA font partie aujourd’hui des 20 laboratoires adhérents institutionnels de la SFSIC.

Afin de favoriser les échanges et de les positiver, le CA a décidé d’élire dans son sein un Premier Vice-président : Paul Rasse, qui a accepté cette mission ô combien importante. Une première motion lancée par la CPDirSIC sur les doctorats particuliers avait été approuvée par le CA. Le HCERES a sollicité la participation de 3 membres de notre CA à la réflexion sur les formes de valorisation de l’activité des laboratoires et sur les revues considérées comme produisantes : Paul Rasse, bien sûr, Françoise Paquienséguy et Élizabeth Gardère seront nos forces de propositions. Ce dernier point nous ramène à une des questions qui seront abordées lors des Doctorales : les revues et, d’une manière générale, les publications des travaux – Nicolas Pelissier, Jean-Claude Domenget et Paul Rasse sont nos référents sur cet aspect. Nous avons aussi tenu à ce qu’une place soit aussi réservée aux associations des doctorants en SIC qui naissent dans de nombreux laboratoires – Julia Bonaccorsi et Mélanie Bourdaa sont en relation avec ces associations.

Il nous semble aussi enrichissant, voire plus, de travailler sur les métiers autres qu’EC, qui peuvent permettre aux docteurs d’apporter leur savoir-faire. Pour cela, avec Bruno Chaudet, Vice-président en charge des relations professionnelles, nous rencontrons les associations professionnelles. Certaines enverront aux Doctorales des délégués afin de réfléchir, par exemple, à la mise en place des différents dispositifs de collaboration comme les bourses CIFRE. Une table ronde qui associe les commissions Relations professionnelles et Formation (Élise Maas et Laurent Collet) permettra de mieux caractériser et de promouvoir les compétences des docteurs auprès du monde socioéconomique.

Enfin, nous avons le plaisir de féliciter de nouveau les docteurs qui ont reçu à Toulon les différents prix de thèse. Les deux « 2e prix », Karine Espineira et Cindy Felio, ont vu leur article publiés dans Les Enjeux de l’information et de la communication et dans Études de communication. Un grand merci à elles et aux quinze revues qui ont accepté de participer au jury et de publier ces articles, en fonction du thème et de leur ligne éditoriale. Quinze revues ! Merci encore !

Les références sont les suivantes :

  • Espineira Karine (2014), Les constructions médiatiques des personnes trans. Un exemple d’inscription dans le programme "penser le genre" en SIC, Les Enjeux de l’information et de la communication, n° 15/1, pp. 35-47, [En ligne], http://lesenjeux.u-grenoble3.fr/2014/03-Espineira/index.html.
  • Felio Cindy (2014). Le rapport aux TIC des cadres : réflexions sur l’usage de l’entretien biographique dans une perspective longitudinale. Études de communication [en ligne], 43, pp. 145-164, http://edc.revues.org/6049

Le 1e prix, enfin, décerné à Martine Bocquet, sera publié dans les semaines qui viennent, aux Éditions SFSIC, impulsées par Christian Le Moënne, Président d’Honneur, et diffusées par l’Harmattan sous le titre : Communication des entreprises et des institutions : un regard médiéval.

 

Rigueur, respect, réactivité… Ce sont les valeurs que les membres du Conseil d’Administration de la SFSIC partagent pour le développement de notre communauté. Ils pourraient tous être cités dans les dossiers en cours : Valérie Lépine, secrétaire générale, Aurélia Lamy, Cyril Masselot et Carsten Wilhelm, en charge de la tâche complexe et si nécessaire, de la Communication, Gino Gramaccia pour la coordination de la Revue RFSIC, Philippe Bonfils qui travaille à enrichir nos relations avec toute la communauté francophone des SIC. Une mention spéciale à Claire Scopsi, en charge, elle, de la tâche parfois ingrate de la trésorerie : elle a un petit message pour vous…

Pensez à votre adhésion !!!