Edito - Post-congrès

Le 20ème congrès...

Les 21, 22 et 23 avril 1978 se tenait à Compiègne le premier congrès de notre société savante. Un vendredi, un samedi et un dimanche… Le numéro de la lettre d’Inforcom issu de ce 1er congrès faisait partie du sac de goodies des congressistes du 20ème. Parmi les 150 premiers congressistes, Anne-Marie Laulan et Bernard Miège. Ils étaient présents à notre 20ème Congrès à la disposition de tous, bien sûr, pour évoquer nos débuts et nos débats, comme ils sont à notre disposition au Conseil d’administration de notre Société Savante pour apporter des idées, pour témoigner de ce qui fait notre « culture SIC » et notre « culture Sfsic dans les SIC ». Merci à eux deux, nous savons ce que les SIC et la Sfsic vous doivent et leurs présidents vous doivent.  Le Président actuel sait ce que, personnellement, il vous doit…

Que faisiez-vous à l’époque ?

Certaines et certains parmi nous n’étaient pas né(e)s, comme Sidonie Gallot, notre responsable plateforme pour le 20ème Congrès – et l’on sait combien la gestion de la plateforme est importante, scientifique, techniquement et humainement ! « Je n’étais même pas une idée », a-t-elle joliment écrit…
Votre Président, le vendredi 21 avril 1978, devait être à son collège, le collège Péguy, à Arras (Pas-de-Calais) – il était prof de SVT. Le vendredi, c’était ce qu’on appelait à l’époque « le tiers-temps pédagogique » et on s’occupait d’un journal avec les élèves de 6e à 4e : Péguy Vert. Ronéoté à l’alcool, vous voyez le genre… Gino Gramaccia, président 2006-2008, était, lui, en train de gratter la guitare, tout en assurant, pour gagner sa croute, des cours comme enseignant vacataire à l'Université de Bordeaux 1 et comme animateur socioculturel dans un centre de réadaptation fonctionnelle. Il était aussi en première année de thèse en Lettres Modernes (sur Chateaubriand). « Rien de bien extraordinaire », dit-il…  Christian Le Moenne (2002-2004, 2012-2014) était coffreur boiseur, mais, précise-t-il, « hautement qualifié ». Le Moenne, c’est donc toujours du béton !!! Jacques Perriault (1998-2000) était directeur du programme « Applications éducatives des machines à communiquer » à l'Institut national de recherche pédagogique. Bernard Miège (1990-1994) était maître-assistant, responsable de la MST Communication à Grenoble 3, alors que le Gresec, de son côté, avait été fondé en novembre 1977 par Jean-Louis Alibert, Yves de la Haye et BM. Alain Kiyindou (2008-2012) était au collège, du côté des élèves. Anne-Marie Laulan (1986-1990) était une jeune professeure en sciences sociales, dans l'unité pluridisciplinaire des techniques d'éducation et de communication (UPTEC). Son labo de rattachement s'appelait ILTAM (institut de techniques artistiques de masse) et le directeur en était tout simplement Robert Escarpit, un des fondateurs de la Sfsic… Anne-Marie Laulan a dirigé le Master de Gino Gramaccia, la thèse de doctorat de Jacques Perriault et, dans le jury, il y avait, aussi, Robert Escarpit et Jean Meyriat, premier président de la Sfsic. Gino préparait sans doute déjà sa candidature à la présidence… Tout cela pour dire les origines non uniquement littéraires mais pluri-disciplinaires et pluri-professionnelles des SIC et de la Sfsic.

Une communauté en expansion

Notre histoire fait donc partie de notre « culture Sfsic dans les SIC ». Elle est « intervenue » par petites touches à différents moments du Congrès : à vous, adhérents, de continuer à la (re-)composer - car il n’y a pas « une » histoire de la Sfsic dans les SIC ! -, à vous de la nourrir, à vous de continuer à l’enrichir pour que la Sfsic puisse tenir son… 40ème congrès en… 2054 ! Que sera notre communauté alors ? Valérie Lépine, notre, votre secrétaire générale pour la mandature 2012-2014, dans son travail de veille, a repéré la fiche démographique très détaillée de notre section (http://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/statistiques/42/1/Section_71_571421.pdf). Cette fiche propose, j’emprunte à Valérie ses mots, « des éléments tout à fait intéressants concernant l’évolution des effectifs depuis 1995 mais aussi une projection dans le temps (pyramide des âges, etc). Des indicateurs permettent de situer les SIC par rapport aux autres sections au plan des ratios PU/MCF ; H/F par exemple. On y trouve aussi les effectifs détaillés par établissement et on voit se dégager une carte de France qui mériterait une analyse sans concession. Cette fiche, continue Valérie, nous invite à la réflexion sur les temporalités de la vie de la discipline à travers les trajectoires professionnelles et les évolutions démographiques dans un ensemble académique et institutionnel où nous pesons globalement pour 1,6% ! » (fin de citation).. 1,6%, certes.

Mais la vitalité de notre communauté et de notre société savante est grande. Ainsi, la Lettre d’inforcom, émanation du congrès de Compiègne, est devenue les Cahiers de la Sfsic, photographie de l’activité de la communauté (et merci, au nom de tous, à Brigitte Chapelain de les avoir fait évoluer et de les coordonner encore et toujours). La politique éditoriale de la Sfsic s’est aussi enrichie de la Rfsic, revue portée par Gino et Christian et, désormais, comme on dit, reconnue par les instances qualifiantes. Reconnue aussi par les collègues de nombreux pays…
Vitalité de notre communauté ? Dans l’espace temporel entre deux congrès sont venues se glisser les Doctorales, le futur des SIC. Nous avons remis le 4ème prix du Jeune Chercheur (http://www.sfsic.org/index.php/la-sfsic-300064/association/vie-association). La compétition a été admirable : 22 candidats. La Sfsic les remercie toutes et tous ainsi que leurs directrices et directeurs de thèse qui les ont magnifiquement soutenus.

Et…

Merci au Centre de Recherches sur les Médiations d’avoir accueilli le 20ème congrès, merci aux étudiants, doctorants, enseignants-chercheurs, personnels administratifs. Merci cher Jacques Walter, pour ton accueil et pour le partenariat que la Sfsic a établi avec le CREM pour ce congrès. Un grand merci aussi à tous les membres du Conseil d’administration de la Sfsic. Mais, quelques mots complémentaires à :
- Françoise Paquienséguy, pour le travail scientifique qu’elle a piloté et pour sa rigueur dans la gestion du comité scientifique et du programme,
- Sidonie Gallot, pour sa réactivité et sa gestion humaine de la plateforme,
- Claire Scopsi, pour son suivi minutieux et projectif des finances,
- Aurélia Lamy, pour son énergie dans les opérations de communication,
- Valérie Lépine, pour sa finesse dans ses interventions et son efficace sérénité,
- Gino Gramaccia, pour l’animation du jury du Prix Jeune Chercheur,

Je sais que l’ensemble du CA partage la joie de ces quelques mots. Un grand merci, enfin, pour la confiance dont la communauté et le CA ont témoigné au président sortant ! Au service de notre communauté… et à bientôt, aux 12èmes Doctorales. Information en toute première : elles se tiendront les 14, 15 et 16 juin 2017, à Lyon, accueillies par le laboratoire ELICO…