Evénements

colloque : Camps de réfugiés et enjeux de communication

 

Camps de réfugiés et enjeux de communication.

 
Journées européennes - 29 et 30 septembre 2016

 

 

« Cent titres ». Philippe Hérard. 2016.

 

 

Comité d’organisation :

Jacques Perriault, Claude G. Meyer, Jean-Louis Lhermitte, Edouard Kleinpeter, Romain Huet, Florine Garlot, Pascale Delille.

 

Entrée libre. Nombre de places limité. Inscription préalable à partir du 1er septembre 2016 : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

 

Cette manifestation s’inscrit dans une réflexion initiée dès 2005 à l’université de Paris X-Nanterre, puis au CNRS, sur les problèmes d’information et de communication qui se posent dans des milieux désorganisés par des catastrophes : comment obtenir des savoirs urgents pour faire face à une situation non prévue et comment le faire dans un milieu dont l’organisation a été mise à mal de façon inattendue ?

La notion de milieu désorganisé, empruntée à la sociologie et à la psychopathologie, désigne un milieu dont les modes d’organisation familiaux, relationnels (Soubi, Rainan, Kohen) sont fortement détériorés. Dans le sens que nous lui donnons, un milieu désorganisé comprend des éléments physiques (sols), des artefacts (infrastructures, transports) et des êtres vivants (humains, animaux, germes, etc…). Sur le plan formel, un milieu désorganisé peut s’inscrire dans un cube virtuel se composant de trois strates : 1) une strate géologique, avec l’infrastructure du sol, où peuvent arriver des accidents (inondations, séismes, etc.) ; 2) une strate qui comprend les équipements, immeubles et leurs interactions ; 3) enfin une strate sociale et culturelle qui comporte la vie sociale et culturelle, la dimension sanitaire, les accidents ainsi que les problèmes à résoudre.

Le camp de réfugiés représente un milieu désorganisé spécifique : c’est un milieu « réorganisé » suivant des logiques propres, dans lequel l’espace et le temps sont bouleversés (oisiveté du temps de l’attente). Le camp présente trois caractéristiques constitutives définies par Michel Agier : l’extraterritorialité (le camp est un hors-lieu, souvent non identifié sur les cartes), l’exception (le camp est soumis à une autre loi que celle de l’État dans lequel il se trouve) et l’exclusion (le camp est la forme sensible d’une altérité).

L’objet « camp de refugiés » sera appréhendé ici à deux niveaux. Le premier, le plus aisément accessible, relève de considérations humanitaires : accueil et traitement des réfugiés notamment. Le second est d’une plus vaste ampleur et se nourrit de considérations géopolitiques. De plus en plus de camps voient le jour sur la planète, au gré des conflits politiques et territoriaux. L’usage accru des réseaux sociaux entre ces camps y facilitera dans une certaine mesure les échanges d’information et de communication dont il peut être question dans l’évolution des coopérations et des conflits.

Les quelques travaux sporadiques sur les problèmes d’information et de communication montrent un important besoin de la part des réfugiés dans un contexte difficile et un environnement psychologique parfois lourd (insécurité, agression militaire, hantise du rapatriement forcé, stigmatisation de la solidarité, cohabitation avec les populations locales et harcèlement de tout ordre…). Nous sommes face à un déficit de savoirs dans ce domaine.

 

Problématique

Une première hypothèse concerne les pratiques d’information et de communication au sein du camp de réfugiés qui occupe ici une place centrale : quel est cet objet (le camp), constant dans les migrations humaines, et comment y fonctionnent des pratiques d’information et de communication ? Constitue-t-il un cadre organisateur de la communication et par conséquent de l’action ? Renforce-t-il le sentiment d’appartenance identitaire ? En quoi les orientations normatives et culturelles et les relations sociales contribuent-elles à y définir des logiques d’action ? Et comment sont-elles prises en compte par les professionnels de l’urgence ?

Se pose ici la question du sens (ruine des repères, quête de sens) ainsi que la reconstruction d’un sens autre (résilience, névrose post-traumatique, emprise sectaire, rumeur, etc.). Au niveau de la communication orale, comment faire face à la « babélisation » des camps ? Quelles sont les normes, codes et pratiques spécifiques (bricolages, improvisations) qui gèrent cette communication et lui attribuent un aspect singulier ? Dans ce contexte, comment l’espace est-il encodé ?

Une seconde hypothèse concerne la temporalité qui fonctionne par à-coups alternant urgence et attente, dans un univers temporel indécis et flottant. Quel rôle jouent les médias en l’occurrence ? Pourrait-on créer une « horloge » d’un camp qui y régulerait la vie quotidienne et sensibiliserait au « vivre ensemble » ceux qu’il héberge, contrebalançant ainsi l’hostilité croissante à l’égard des réfugiés ? Une troisième hypothèse concerne les outils de communication et leurs artefacts : quel rôle jouent le dessin, le pictogramme, le plan du camp, le smartphone, internet ? Il s’agira de préciser le rôle central du smartphone, l’un des biens les plus précieux des réfugiés. Peut-on alors parler de diaspora numérique ? Quel rôle jouent les outils informatiques qui, comme les bases de données, listent les personnes et indiquent leurs coordonnées. Une quatrième hypothèse concerne un rapport inversé au médias et aux ONG : peut-on imaginer que le camp de réfugiés soit lui-même un enjeu de communication, que ce soit au niveau des médias (le camp de réfugié comme enjeu dans la guerre que se livrent les médias) qu’au niveau de la communication des ONG ?

 

Questions vives

 

- Quels droits à la citoyenneté pour les réfugiés ? S'agit-il d'une question d'éducation ? Une incapacité à devenir des individus à part entière ? Quel « formatage » par le camp ?

- L'humanitaire est-il une réponse suffisante à la question des réfugiés et des migrants ?

- Quel pouvoir humanitaire face au laisser mourir ? Quel souci de la valeur humaine ?

- L'humanitaire est-il un mode de gouvernance par rapport à ce qui affecte les populations ?

- Pourquoi y a-t-il si peu de débats rationnels sur les politiques migratoires ?

 

Préconisations

 

Des propositions pourraient être élaborées à partir des réflexions de ce colloque, notamment :

- Existe-t-il une cartographie des camps établie sur la base du temps qui permettrait de tester une méthodologie sur un territoire aux fins de mieux comprendre les relations possibles entre les populations.

- Evaluer les politiques publiques et privées d’information et de communication.

- Dresser un catalogue d’outils et de procédés permettant la consultation locale de fichiers de ressources et de leur mode d’emploi en cas de détresse ainsi que des problèmes tels que les téléphones déchargés. Cela suppose la mise en place d’un observatoire et un site des pratiques innovantes en communication de catastrophe.

- Effectuer une veille technologique sur les systèmes de « réaiguillage » des messages média et radio.

- Construire un corpus de pratiques médiatiques inopérantes ou contre performantes vs catalogue de pratiques correctes.

- Veille technologique sur les innovations numériques

 

Bibliographie

 

Ait Ouarab S., Aspects de la communication de catastrophe dans une société à tradition orale : entre action civique et action institutionnelle. Thèse présentée le 2/12/2009 sous la direction du Pr. Jacques Perriault. Paris X Nanterre.

Agamben G., Homo Sacer. Le pouvoir souverain et la vie nue, Le Seuil, Paris, 1998.

Agbobli C., Kane Q., Hsab G., Identités diasporiques et communication, PUQ, 2013.

Agier M., Campement urbain. Du refuge naît le ghetto, Paris, Éditions Payot, 2013.

Agier M., (dir.) Un Monde de camps, Paris, La Découverte, 2014.

Akoka K., Crise des réfugiés ou des politiques d’asile ? « Idées.fr », 2016.

Chavel S., L’accueil des réfugiés : compassion ou justice ? « Idées.fr », 14 juin 2016.

Contal M. H., Revedin J., Vers une nouvelle éthique pour l'architecture et la ville, Sustainable Design, Vol. 1-2-3-4. 2011-2014-2016.

Delpla I., Une chute dans l’Echelle de l’humanité ou les topiques de l’aide humanitaire pour ses récipiendaires. Mots. n. 73, novembre 2003.

Dusenge V., Sibomana R., Auto-organisation des réfugiés dans les camps à l'Est du Zaïre (1994-1996), Presses universitaire de Namur, 2004.

Juanals B., Perriault J., Plan de secours et gestion de crise en situation d’urgence : une culture du risque à construire, Communication & organisation, N° 29, juin 2006.

Perriault J., (avec Brigitte Juanals), « Mobilisation immédiate de savoirs en ligne pour des situations d’urgence », in Vieira L., Pinède Wojciechowski, N., Enjeux et usages des TIC, aspects sociaux et culturels, Presses Universitaires de Bordeaux, Tome 1, 2005.

Rufin J.-C., L’Empire et les nouveaux barbares, Paris : éd. Lattès, 1991.

 

 

 

Programme du jeudi 29 septembre 2016

 

 

9h : Accueil café.

9h20 : Mot d’accueil par Pascal GRISET, professeur, Université Paris Sorbonne, directeur de l’ISCC et Jacques PERRIAULT, professeur émérite, Université Paris X Nanterre, ISCC Paris.

9h30 : « Un mot de sagesse » par Edgar MORIN*.

9h45 : Introduction aux journées par Claude MEYER, professeur honoraire,Université d’Evry-Val-d’Essonne, ISCC Paris.

10h00: Conférence inaugurale – Un monde de camps par Michel AGIER, directeur d'Études, École des Hautes Études en Sciences Sociales. Paris.

* Sous réserve

Session n°2 – après-midi

Une communication entre attente et urgence

Modératrice : Claude HANSEN

Regards de photographes

14h00 : camp de Choucha par Samuel GRATACAP

14h30 : camp de Grande-Synthe par Sara PRESTIANNI

15h00 : Discussion croisée

10h45 : Pause

15h15 : Le rôle des réfugiés dans l'urgence: expérience d'auto-organisation et de communication dans les camps du Zaïre (devenu RD Congo) dans les années 1990 par Virginie DUSENGE, Bruxelles.

Session n°1 – matin

Dire les migrants d'aujourd'hui

Modérateur : Romain HUET

11h00 : Les migrants et les institutions par René DUTREY, secrétaire général du Haut Conseil au logement des personnes défavorisées.

 

15h45 : Le défi d'Ebola : maintenir la libre circulation des biens et des personnes tout en protégeant la population par Jan-Cédric HANSEN. médecin, membre du bureau de la SFMC.

16h15 : Pause

 

11h30 : L'Europe face à la crise de l'accueil des réfugiés par Catherine WIHTOL de WENDEN, 
directrice de recherche CNRS (CERI, Sc. Po).

16h30 : Identification, dans le contexte de ville précaire, du concept de « sustainable architecture » par Marie-Hélène CONTAL, architecte, Cité de l'architecture Chaillot.

17H00 : Formes et délimitation du campement face aux « natures de l'urgence » par Jean-Louis LHERMITTE, plasticien Designer.

 

12h00 : Approche philosophique de la situation mondiale des réfugiés par Isabelle DELPLA, professeure de philosophie, Université Jean-Moulin (Lyon 3).

 

17h30 : Discussion croisée

17h45 : Dessiner à Calais (partager l’attente) par Anne GOROUBEN, peintre.

 

18h15 : Expression de dessins d'enfants en camps de réfugiés par Albane BURIEL, doctorante, Université de Rennes 2.

12h30 : Déjeuner libre

18h45 : Discussion croisée.

19h00 : Projection d'un film en "cinéma direct" de Gaspard Glanz pour les participants qui le souhaitent.

 

 

 

 

Programme du vendredi 30 septembre

 

 

 

Session n°3 – matin

Réfugié augmenté et précarité numérique

Modératrice : Florine Garlot

 

 

Session n°4 – après-midi

Les réfugiés, approches et enjeux pour les médias et les associations de solidarité

Modératrice : Souad AÏT-OUARAB

9h30 : Des camps de réfugiés dans un milieu déjà désorganisé : un horizon d'incommunication ? Le cas du Liban par Lina Zakhour, avocate au barreau de Beyrouth, Enseignante en infocom, USJ (Université Saint Joseph-Beyrouth).

14h00 : La question des réfugiés au prisme du frayage des sujets d'actualité, cadrages et frayages médiatiquespar Patrick BOURGNE, maître de conférences SIC, Université Blaise Pascal (Clermont-Ferrand) et Tourya GAAYBESS, maître de conférences SIC, Université de Lorraine.

 

10h00 : Lutter contre babélisation des camps : augmenter la communication à l'aide de pictogrammes par Elisabeth CATAIX-NEGRE, Ergothérapeute.

 

14h30 : Médias citoyens : un autre regard sur les réfugiés ? parThierry BORDE, journaliste et président de l’association Médias Citoyens.

 

10h30 : Réfugiés connectés et diaspora numérique par Claude MEYER, professeur honoraire, Université d’Evry-Val-d’Essonne, ISCC Paris.

15h00 : Des dispositifs de communication/médiation pour quelle intégration ? par André REBELO et/ou Lola COURCOUX du réseau Resome.org (ENS).

15h15 :Sortir des camps : les enjeux communicationnels parKalhed ZOUARI et Pascale DELILLE (laboratoire Communication et solidarité, ISCC, UBP).

15h30 : Discussion croisée.

11h00 : Pause

15h45 : Pause

11h15 : Le monde à témoins : la caméra comme objet transactionnel entre Israéliens et Palestiniens par Paul MOREIRA*, Agence Premières lignes.

* Sous réserve

 

16h00 : Table ronde : les réfugiés, un nouvel objet de com’ ? Anne Degroux, Consultante en communication d'intérêt général, anciennement Responsable de la communication d'Action contre la faim, Bruno DAVID, Directeur de la communication du Secours Islamique France et Président de Communication sans Frontières.

11h45 : Entrer, sortir d’un camp de réfugiés par Pierre-Louis FABRE, médecin, membre du bureau de la SFMC.

 

16h30 : OSM : cartographier les camps par Nicolas CHAVENT, Les libres géographes.

12h15 : En contrepoint de la communication par les médias, interroger le public de la rue par l'installation d'objets abandonnés par des migrants : Algeco, bateaux, gilets de sauvetage par Daniel PUROY, plasticien performeur.

17h00 : Regard extérieur sur les travaux de ces deux jours par Anne-Marie LAULAN, professeure émérite de sociologie, Université de Bordeaux III-Michel-de-Montaigne.

Synthèse des journées et ouvertures par Jacques PERRIAULT, professeur émérite, Université Paris X Nanterre, ISCC Paris.

12h45 : Déjeuner libre

18h00 : fin des travaux.

 


JE - culture des médias numériques

Journée d’étude - Conférence internationale

International Workshop

 

CUMEN – Culture des médias numériques

Freiburg i. Br., Allemagne

 

24. juin 2016

June 24th 2016

 

 

                                                        organisé par :

organisiert von

                                                                              organised by :

 

ROLF KAILUWEIT

Albert-Ludwigs-Universität Freiburg i. Br.

 

 

CARSTEN WILHELM

Université de Haute-Alsace Mulhouse


 

Argumentaire

 

L’impératif numérique transforme les usages des médias


Nous assistons à une mutation des usages culturels et médiatiques dans le double contexte d’une convergence des technologies et de la mondialisation des industries culturelles et de la communication. Des publications récentes (Doueihi 2011, Mounier 2012, Wieviorka 2014) appellent d’ailleurs les sciences humaines à investir des méthodes numériques pour mieux comprendre la transformation engendrée par les technologies et d’avoir une posture proactive face à « l’impératif numérique » (Wieviorka).
Le contexte particulier visé par le projet CUMEN (projet Idefi-Novatris), à l'origine de cette journée d'étude, concerne l’usage des médias par les jeunes générations. Cette pratique précède par ailleurs très souvent une compétence critique (Dauphin, 2012) et une analyse en profondeur des médias. La culture ou « littératie numérique » (Cerisier, 2012 ; Gilster, 1997) qui est désormais appréhendée comme un impératif dans l’enseignement supérieur (Jenkins, 2009).


L’usage est individuel, social et culturel


Au-delà de leurs appropriations, les usages des médias numériques semblent s’ancrer dans un ensemble de séries structurelles : formations discursives, matrices culturelles, systèmes de rapports sociaux. Si ces dernières forgent les routines individuelles, elles engendrent aussi, à un niveau collectif, des patterns d’usage. Andrew Feenberg (2004) souligne que l’usage d’un dispositif technique comporte une signification sociale qui ouvre vers un horizon culturel et politique. Francis Jauréguiberry et Serge Proulx (2011) rappellent qu’il semble « impossible d’imaginer un processus d’appropriation qui ne serait qu’exclusivement individuel. L’intégration de l’objet technique dans la pratique quotidienne s’appuie donc nécessairement sur un partage d’expériences entre usagers ».


Les médias numériques sont « pharmacologiques »


Les médias numériques changent profondément la représentation du public envisagé comme passif. Désormais il est courant de considérer les individus comme des acteurs des médias, notamment grâce aux dispositifs numériques. Les médias numériques font toutefois craindre une érosion d’une culture commune. L’ « empowerment » de l’utilisateur par sa transformation en participant à la conversation est par ailleurs contrecarré par une opacité de l’usage des traces numériques et une surveillance accrue. Ceci confirme leur caractère de « pharmakon » (Stiegler) dont un usage modère est avantageux mais qui peut se transformer en poison lors d’un abus.


Les cultures des usagers est-elle interculturelle ?


Les outils de communication numérique ignorent de plus en plus les écosystèmes nationaux et partagent leur nature et leur impact à travers une variété de territoires. Ils ne permettent pas seulement le contact entre diverses populations mais produisent potentiellement des patterns d’usage divers. Le projet CUMEN, à travers cette Journée d'étude, souhaite donc investiguer ces patterns et mettre les résultats au service de la recherche et des formations universitaires.

 

PROGRAMME

 

09:30     ROLF KAILUWEIT

 (Albert-Ludwigs Universität Freiburg i. Br.)

               Introduction / Conference Opening

 

10:00     SABINE BOSLER / CARSTEN WILHELM

               (Université de Haute-Alsace)

               Une meta-étude des usages numériques des jeunes

               un comparatif US DE FR CH

 

10:30     CÉDRIC DUCHÊNE-LACROIX (Universität Basel) /

               ANGELIKI MONNIER(Université de Haute-Alsace)

               Les usages entre l’individuel et le collectif, le  «micro» et le « macro »

 

11:00     Pause café / coffee break

 

11:20     ROLF KAILUWEIT

(Albert-Ludwigs -Universität Freiburg i. Br.)

               Maurizio Ferraris - Pour une philosophie du smart-phone

 

11:50     LIANE ROTHENBERGER

(Technische UniversitätIlmenau)

               Cluster analysis: a procedure for grouping

               similar cases

 

12:20    CARSTEN WILHELM (Université de Haute-Alsace)

              CUMEN premiers résultats - Vers une literacy    

              médiatique et des compétences numériques

 

13:00     Pause déjeuner / Lunch break

 

15:00     ANNETTE STRIEBIG-              

               WEISENBURGER (OLCA)

               L'Alsacien et les nouvelles   technologies

 

15:40     THIBAUD HULIN

(Université de Bourgogne)

               Analyse des forums de discussion du

               MOOC culture numérique

 

16:20     JACQUES IBANEZ-BUENO

(Université Savoie Mont Blanc)

               Méthodologie icono-numérique    

               pour des médias numériques

 

17:00     Pause café / coffee break

17:20     Discussion finale / final discussion

20:00     Dîner / Conference Dinner

 

Lieu / Venue:

 

Zentrum für Populäre Kultur und Musik (ZPKM)

Rosastraße 17 / Vortragsraum 2. OG

D-79098 Freiburg im Breisgau

 

Logistique : Anabel Martín, Albert-Ludwigs-Universität Freiburg i. Br.

 

 

 

 

Bibliographie thématique indicative


Bouquillon, Philippe, Bernard MIÈGE et Pierre MOEGLIN (2013), L’industrialisation des biens symboliques. Les industries créatives en regard des industries culturelles », Communication [En ligne], | 2013, mis en ligne le 13 décembre 2013, consulté le 23 avril 2014. URL : http://communication.revues.org/4971

Bouquillion P., Combès Y., 2007, Les Industries de la culture et de la communication en mutation, Paris, L’Harmattan.

Caves R., 2000, Creative Industries, Contracts between Art and Commerce, Cambridge, Mass., London, Harvard University Press.

Cerisier, Jean-François. La culture numérique dans le champ de l'éducation : quelques références bibliographiques. Distances et médiations des savoirs, n°1, 2012.

Dauphin, Florian « Culture et pratiques numériques juvéniles : Quels usages pour quelles compétences ? », Questions Vives [En ligne], Vol.7 n°17 | 2012, mis en ligne le 15 octobre 2012, consulté le 12 février 2015. URL : http://questionsvives.revues.org/988.

Donnat, Olivier. Les pratiques culturelles des Français à l'ère numérique : enquête 2008. Paris : La Découverte ; Ministère de la culture et de la communication, 2009 (Hors collection Sciences Humaines)

Doueihi, Milad. Pour un humanisme numérique. Seuil, 2011.

Gilster, Paul. Digital Literacy. Wiley, 1997.

Jenkins, Henry (with Katie Clinton, Ravi Purushotma, Alice J. Robison and Margaret Weigel). 2009. Confronting the Challenges of Participatory Culture: Media Education for the 21st Century. The John D. and Catherine T. MacArthur Foundation Reports on Digital Media and Learning June 2009. Cambridge: MIT Press.

Jouët, J. et Pasquier, D. Les jeunes et la culture de l’écran. Enquête nationale auprès des 6-17 ans. In Réseaux, 1999, n° 92-93, p. 25-102.

Mounier, Pierre (dir.). Read/Write Book 2 : Une introduction aux humanités numériques. Nouvelle édition [en ligne]. Marseille : OpenEdition Press, 2012.

Negroponte, N. (1996). Being digital. New York: Vintage Books.

Paris, T., « Des industries culturelles aux industries créatives : un changement de paradigme salutaire ? », tic&société [En ligne], Vol. 4, n° 2 | 2010, mis en ligne le 31 décembre 2010, consulté le 12 octobre 2014. URL : http://ticetsociete.revues.org/871

Proulx, S. Savoirs et savoir-faire en micro-informatique : vers l’appropriation d’une nouvelle culture ? In Communication Information, 1987, vol.8, n° 3, p. 44-55.

Wieviorka, Michel. L'impératif numérique ou La nouvelle ère des sciences humaines et sociales ?, Paris, CNRS Éditions, 2013.

JE - Immigrés et culture cultivée

JOURNEE D’ETUDE


Sous la direction de Cosmina Ghebaur et Christine Servais


Université de Liège
Le 3 juin 2016, Salle de l’Horloge

 

 

Argumentaire


Les rapports entre arts et populations immigrées/ issues de l’immigration constituent un champ encore largement en friche. Dans l’espace francophone, plusieurs axes structurent les travaux existants, à savoir : les représentations des phénomènes migratoires dans les productions artistiques contemporaines (Poinsot 2012) et les musées (Poinsot 2011), la place des artistes immigrés et de leurs productions dans un monde de l’art transnational (Martiniello, Puig & Suzanne 2009) ou encore les politiques culturelles à destination des immigrés et de leurs descendants (Escafré-Dublet 2014a, 2014b, Martiniello 2014). Un quatrième chantier porte sur les pratiques culturelles de ces populations, les chercheurs les abordant d’un côté, sous l’angle des pratiques artistiques (comme formes d’expression et de participation y compris politique) (Martiniello & Lafleur 2008, Martiniello 2014) et de l’autre, en termes de styles de vie (comme marqueurs symboliques des identités sociales) (Coulangeon 2007a, 2007b).
Limitée au cas français, l’analyse de Philippe Coulangeon met en évidence un mouvement global de convergence: comme d’autres pratiques sociales (scolaires, politiques, etc.) (Vallet & Caille 1996, Tribalat 1995, Brouard & Tiberj 2005), les pratiques culturelles des immigrés s’alignent au fil des générations sur celles des autochtones. Un des domaines pour lesquels les écarts liés à l’origine sont les plus faibles est notamment celui de la culture savante, phénomène que l’auteur explique par l’influence de l’école – les pratiques savantes (fréquentation de musées, lieux d’exposition, théâtres, salles de concert, etc.) sont, de fait, celles pour lesquelles la socialisation scolaire est la plus prononcée. Or, en France, comme dans d’autres pays (Belgique, Canada, Pays-Bas...), les immigrés au sens strict – ces personnes « nées étrangères à l’étranger », selon la formule de l’INSEE (2015) – font eux-mêmes l’objet de politiques publiques (culturelles, mais aussi sociales) occasionnant, dans un but d’intégration, leur mise en présence avec des œuvres de la culture savante ou cultivée (théâtre, etc.) et avec des œuvres légitimes de la culture de masse (cinéma d’auteur).
Du théâtre au cinéma en passant par la peinture, l’art contemporain, etc., la culture cultivée est largement prise en charge par les sociologies de l’art, de la réception et des publics (Ethis, Fabiani & Malinas 2008, Ethis 2006, Passeron & Pedler 1991, Heinich 1998, Ancel & Pessin 2004...) ; cette journée d’étude propose de s’y intéresser à partir des médiations proposées par les institutions aux immigrés (Ghebaur 2013, 2014a, 2014b, 2015). Comment ces derniers sont-ils figurés socialement dans les œuvres et dispositifs de médiation choisis ? A quelles places énonciatives, sociales et politiques (Servais 2014) sont-ils renvoyés et avec quelle marge de manœuvre ? Quelstypes de collectif et quelles relations au corps social dans son ensemble sont construits dans les différentes strates ou couches appelées à « faire médiation » (objets, discours, pratiques, interactions, etc.) ? Enfin, quelles sont sur ces points les différences et les similitudes entre des pays, régions, etc. avec des politiques d’intégration différentes (assimilationnistes vs multiculturelles) ? Les cadres de pensées inspirant ces politiques – à savoir « l’ensemble des représentations, des croyances, des normes et des valeurs » à partir desquelles sont construits les problèmes à traiter, les objectifs des politiques publiques et les stratégies pour atteindre ces objectifs (Adam, 2014) – pèsent-ils (et si oui, comment) sur ce qui se joue dans l’accomplissement pratique des mises en présence qui nous intéressent ?
Comité scientifique : Pascale Ancel (Université Pierre-Mendès-France de Grenoble), Emilie Da Lage (Université de Lille 3), Jean-Louis Genard (Université Libre de Bruxelles), Cosmina Ghebaur (Université de Liège), Michèle Gellereau (Université de Lille 3), Marco Martiniello (Université de Liège), Christophe Pirenne (Université de Liège), Daniel Raichvarg (Université de Bourgogne), Philippe Scieur (Université catholique de Louvain), Christine Servais (Université de Liège), Jacques Walter (Université de Lorraine).
Comité d’organisation : Jean-Louis Genard (ULB), Cosmina Ghebaur (ULG), Christophe Pirenne (ULG), Philippe Scieur (UCL), Christine Servais (ULG), Elise Vandeninden (ULG), Caroline Wintgens (ULG).

 

PROGRAMME

9h00 : Accueil des participants
9h15 : Cosmina Ghebaur (postdoctorante, Université de Liège/ LEMME) : Introduction de la journée
d’étude
9h30: Angéline Escafré-Dublet (maîtresse de conférences, Université de Lyon 2/ Laboratoire Triangle) :
10h10 : Fatima Zibouh (doctorante, Université de Liège/ CEDEM) : La reconnaissance des expressions culturelles et artistiques des minorités ethniques par les politiques publiques en général et par les politiques culturelles en particulier
Pause-café : 10h50
11h00 : Emilie Da Lage (maîtresse de conférences, Université de Lille 3/ GERIICO) : Enjeux de
reconnaissance et légitimité des pratiques culturelles savantes non européennes
11h40 : Daniel Raichvarg (professeur des universités, Université de Bourgogne/ CIMEOS) : La différence, de l’œuvre à l’Œuvre
Pause-déjeuner : 12h20
14h00 : Jean-Louis Genard (professeur, Université libre de Bruxelles/ GRAP) :
14h40 : Anne Robineau (chercheure, Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques) :
Politiques et stratégies culturelles dans l’espace francophone au Canada auprès des populations issues de l’immigration
Pause-café : 15h20
15h30 : Christophe Traisnel (professeur, Université de Moncton/ ICRML) : Agencer particularisme linguistique et diversité culturelle : le dessein de l’inclusion des immigrants de langue française dans les francophonies canadiennes
16h10: Constanza Camelo-Suarez (professeure, Université du Québec à Chicoutimi/ CELAT):
Tactiques en art action
16h50 : Christine Servais (professeure, Université de Liège/ LEMME) : Conclusion et clôture de la journée d’étude


Comité scientifique : Pascale Ancel (Université Pierre-Mendès-France de Grenoble), Emilie Da Lage (Université de Lille 3), Jean-Louis Genard (Université Libre de Bruxelles), Cosmina Ghebaur (Université de Liège), Michèle Gellereau (Université de Lille 3), Marco Martiniello (Université de Liège), Christophe Pirenne (Université de Liège), Daniel Raichvarg (Université de Bourgogne), Philippe Scieur (Université catholique de Louvain), Christine Servais (Université de Liège), Jacques Walter (Université de Lorraine).

Comité d’organisation : Jean-Louis Genard (ULB), Cosmina Ghebaur (ULG), Christophe Pirenne (ULG), Philippe Scieur (UCL), Christine Servais (ULG), Elise Vandeninden (ULG), Caroline Wintgens (ULG).

Colloque - Agadir 2016 / Identité

Troisième édition du colloque international d'Agadir
du 18 au 20 mai 2016, Agadir, Maroc
"L’identité au pluriel"


Programme :  Agadir 2016 - Programme

Workshop - PRIM mars 2016

Recherches en communication / épistémologie de la communication

16 et 17 mars 2016
Université François-Rabelais
IUT de Tours, département Information-Communication
Ecole publique de journalisme de Tours

* Prim / Pratiques et ressources de l’information et des médiations

Avec le concours du Labsic, université Paris 13 pour la première journée

 

Cette double journée du premier workshop de l’équipe Prim propose de travailler sur les méthodologies et les épistémologies de la recherche en sciences de l’information et de la communication (Sic). La première journée est confiée en carte blanche à un collègue invité, Roger Bautier (Labsic, université Paris 13), qui proposera un travail sur la technologisation de la communication, à partir de textes anciens et contemporains. La seconde journée permettra la présentation de recherches en cours de collègues et de doctorants en Sic, ainsi qu’une réflexion sur l’approche critique dans cette discipline, sa portée et ses limites. Ce workshop s’inscrit dans le travail mené par l’équipe Prim sur l’information et les médiations communicationnelles.

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