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Publication : Les dispositifs d’information et de communication. Concept, usages et objets

Les dispositifs d’information et de communication.
Concept, usages et objets

Sous la direction de Violaine Appel, Hélène Boulanger et Luc Massou

Collection Culture & Communication
DE BOECK Supérieur
 
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http://superieur.deboeck.com/titres?id=120375_3

ISBN-10 2804162427
ISBN-13 9782804162429

248 pages

Octobre 2010

Prix recommandé 24.50 €
 

 Depuis les travaux de Michel Foucault, la recherche autour de la notion de dispositif et de ses multiples utilisations n’a cessé de se développer. En près de trente ans, elle en a identifié de nouvelles dimensions, dont la nature ne porte plus uniquement sur les rapports de pouvoir et le contrôle social. Se pose dorénavant une réflexion qui prend sens au sein de différentes formes de tensions et de médiations qui s’articulent et interagissent dans des dispositifs médiatiques, numériques ou communicationnels en constante évolution : télévision, internet, téléphone mobile, outils collaboratifs… Concept, usages et objets : le débat scientifique sur le dispositif est encore largement ouvert.


Porté par de multiples échanges initiés au sein du CREM (Centre de recherche sur les médiations), cet ouvrage a pour ambition d’interroger les fondements théoriques de la notion de dispositif et d’en analyser les usages par les chercheurs, à travers l’étude d’un ensemble varié et complémentaire d’objets techniques, de stratégies et de comportements sociaux inscrits dans différents champs de l’information et de la communication : journalisme, communication des organisations, médiatisation d’événements, information électronique, enseignement à distance, travail collaboratif, art numérique, publicité, mobilisations. En cela, il s’adresse à tout chercheur, étudiant ou professionnel averti et intéressé par cette notion-clé qui, au regard de l’évolution actuelle de nos sociétés, interpelle de nouvelles pratiques communicationnelles et permet d’en évaluer la complexité.

colloque Les cultures des sciences en Europe. Volet 1– Dispositifs en pratique

Appel à communication au colloque « Les cultures des sciences en Europe. Volet 1 – Dispositifs en pratique ».


La date du colloque a été reportée, ainsi que la date de clôture de l'appel à communication.


Date limite de l’appel : 30 octobre 2010.

Le Centre de recherche sur les médiations (CREM – EA 3476) et le Laboratoire interuniversitaire des sciences de l’éducation et de la communication (LISEC - EA 2310) organisent un colloque « Les cultures des sciences en Europe » qui se tiendra à Nancy les 10 et 11 février 2011.

Il vise à examiner les différents dispositifs de médiation dans le domaine des sciences et des techniques. Existe-t-il des « traditions nationales » ? Sont-elles transférables d’un contexte à l’autre, et comment ? Quels sont les modèles favorisés voire imposés aux niveaux local et européen ? Sur quels présupposés s’appuient-ils ? Les communications se distribueront autour de 3 axes : « Espaces et dispositifs de médiation », « Les publics, acteurs de la médiation » et « Confrontations des savoirs savants et des savoirs citoyens ».


Contact : Philippe Chavot / Anne Masseran <Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.>

icon Colloque Les cultures des sciences en Europe. Volet 1– Dispositifs en pratique (197.35 kB)

 

Piloter l'entreprise à l'ère du numérique

APPEL A PUBLICATION POUR UN NUMERO DE

Les Cahiers du Numériques

http://lcn.revuesonlins.com

 

« PILOTER L’ENTREPRISE A L’ERE DU NUMERIQUE »

Numéro thématique coordonné par Franck DEBOS

 

Le numérique, notamment par le biais d’Internet entraîne une évolution radicale des relations entre les consommateurs et les entreprises par la modification du processus de transaction, de leurs comportements et préférences[1].  Le développement du numérique rapproche les individus des entreprises par :

·         La création de communautés marchandes et non marchandes associées aux caractéristiques propres d’Internet (connectivité, ubiquité, fluidité, rapidité et universalité).

·         Une relative transparence de ce « cybermonde » renforcée par l’accès à une information plus large et plus disponible pour l’usager / consommateur. A ce niveau le développement de « courtiers d’informations »[2] peut apporter un début de réponse à l’utilisateur peu expérimenté qui se retrouve dans les méandres du Web.

·         La connaissance du client ou du prospect qui devient un enjeu stratégique pour les entreprises. En effet, dans un environnement virtuel, ces dernières interprètent et analysent le comportement de leur marché à venir auprès des individus. Dans un tel contexte, toute structure ne pouvant connaître et exploiter ces informations sera en proie à des difficultés importantes.

·         L’individu veut devenir un véritable « consommacteur » vis-à-vis de ses interlocuteurs  entrepreneuriaux par une plus grande implication dans la chaîne de valeurs  de l’organisation. Ce dernier devient un acteur direct de la politique commerciale de l’entreprise ainsi qu’un partenaire à part entière pour cette dernière. De plus on observe récemment que l’innovation partagée entre concepteur et utilisateur tend à se déplacer de plus en plus vers l’utilisateur final[3]. Le Web 2.0 en tant qu’espace public mondial de création sur Internet illustre bien l’intervention croissante des individus dans l’innovation technologique qui devient « ascendante »[4]à l’instar des logiciels libres. Les entreprises doivent tenir compte de la volonté de participation de l’individu au sein de leurs stratégies, volonté souvent relayée sur Internet par de multiples blogs et communautés virtuelles. Nommé « Convergence » aux Etats-Unis[5], ce mouvement met au centre de toute réflexion stratégique l’idée de participation entre des publics divers avec les entreprises et leurs marques. Avec Internet la notion de CSP s’efface pour laisser la place à des logiques de groupes de pression et communautés virtuelles d’intérêt. C’est sur la toile via les blogs que vont s’exprimer sans contraintes les attentes et critiques des consommateurs vis à vis des entreprises et de leurs marques.

Le consommacteur devient donc plus que jamais essentiel dans la vie voire la survie de ces dernières comme l’atteste les résultats du baromètre de l’écoute et de la participation des internautes Français mis en place par Thierry Maillet et Crmmetrix en mars 2007[6]--.

Dans ce contexte, les entreprises et leurs marques doivent s’adapter et évoluer vers un système dans lequel le numérique « virtualise » l’économie et accélère l’évolution de la société vers une société de l’information et de la connaissance. Elles doivent donc intégrer une multiplicité et une mouvance constante des demandes en fonction des attentes individuelles, transdisciplinaires, sans barrières géographiques, éphémères, virtuelles et souvent fondées sur des exigences irrationnelles.

La relation « on line » est un facteur clé de succès de la stratégie des entreprises qui doivent et devront gérer toutes les réponses par rapport à la notion d’image, de valeur ajoutée émotionnelle et responsable de leurs marques.

 

La problématique centrale de ce numéro est de faire un état de la situation de l’impact du numérique au niveau des entreprises et de leurs relations avec les autres acteurs du marché, et notamment avec les consommateurs. Il s’agit d’identifier les multiples enjeux du triptyque interactif « Entreprise/Numérique/Consommateur » sous la forme de réflexions théoriques, d’études opérationnelles sur le sujet, d’analyses critiques ou d’état de l’art.

 

Les chercheurs en Sciences de l’Information et de la Communication sont prioritairement concernés par cet appel à communication, mais sont également bienvenus les contributions d’autres disciplines ou de professionnels de la communication.

 

Voici quelques propositions non limitatives de thèmes pouvant être abordés :

·         Les incidences du numérique sur la stratégie de communication externe des entreprises (Média, Hors Média).

·         Les réseaux sociaux virtuels, pierre angulaire d’une nouvelle stratégie d’accroche communicationnelle de l’entreprise.

·         Quelle communication interne pour l’entreprise à l’heure du numérique ?

·         Numérique et stratégie marketing de l’entreprise.

·         L’impact du numérique sur l’évolution des relations Consommateur/Marques.

·         L’évolution des modes de consommation par le numérique.

·         Usages des TIC et gouvernance d’entreprise.

·         TIC et logique de convergence inter organisationnelle.

·         L’impact du numérique sur le passage d’une approche transactionnelle à une approche relationnelle dans les relations interentreprises.

 

COMITE SCIENTIFIQUE

Eric Boutin (Université du Sud Toulon Var)

Sébastien Bruyère (Université du Sud Toulon Var),

Marie Coris (Université Montesquieu Bordeaux 4)

Virginie De Barnier (IAE d’Aix en Provence)

Olivier  Galibert (Université de Bourgogne)

Gabriel Gallezot (Université de Nice Sophia-Antipolis - URFIST)

Nolwenn Henaff (Université de Bretagne Sud Vannes)

Alexandre Mallard (Centre de sociologie de l’Innovation Mines Paris Tech)

Jean-Max Noyer (Université de Jussieu Paris7)

Sébastien Rouquette (Université Blaise Pascal  Clermont Ferrand 2)

Thomas Stenger (IAE de Poitiers)

Beatrice Vacher (Université d’Aix Marseille 3)

 

CALENDRIER et RECOMMANDATIONS AUX AUTEURS

Envoi des propositions d’articles (6000 caractères, espace non compris plan et références bibliographiques non comprises) le 15 Octobre 2010 dernier délai à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. en indiquant prénom et nom, institution d’attache, adres-clefsse électronique, titre de l’article, 3 à 5 mots clefs. La notification d’acceptation ou non de la proposition est fixée le 15 novembre 2010.

Les contributions (30000 signes espaces compris) devront impérativement  respecter la feuille de style de la revue (cf. pièce jointe : ConsignesLCN2005.doc ou http://lcn.e-revues.com/revues/23/ConsignesLCN2005.doc).

Les propositions soumises seront évaluées en double aveugle et la remise des contributions pour évaluation par le comité scientifique du numéro spécial est fixée pour le 20/12/2010 dernier délai.

La notification aux auteurs (accepté, refusé, accepté avec modification) est fixée le 20/01/2011. 

Pour les communications acceptées avec modifications, la date limite de réception des articles modifiés est le 10/02/2011.

Les articles retenus sont adressés au secrétariat de la revue, avec accord de cession des droits sans lequel la publication est impossible (NB : un accord par auteur téléchargeable à l’adresse http://lcn.revuesonline.com/revues/23/LCN_CD.pdf) le 15 février 2011.



[1] Bernard Jaworski, Ajay K Kholi, Sahay Arvind, « Market –Driven versus driving markets», Journal of the Academy of Marketing Science, Volume 28, n° 1, 2000, p 45-54.

[2] Fréderic Jallat, Michael Haenlein, Développer un marketing en ligne in Le Marketeur, Editions Pearsons Education, Paris, 2006, p 347-369, 510 pages.

[3] Pierre Musso, Laurent Ponthou, Eric Seulliet, Fabriquer le futur 2, Le Village Mondial, Editions Pearsons Education, Paris, 2007, 307 pages.

[4] Jean Tillinac, « Le Web 2.0 ou l’avènement du client ouvrier », Revue Quaderni, n°60, Editions Sapientia, Paris, 2006.

      [5]Thierry Maillet, Génération participation: de la société de consommation à la société de la participation, MM2, Paris, 2008,249 pages.

Sciences humaines et patrimoine numérique : Modifications

La journée d'étude "Sciences humaines et patrimoine numérique", organisée en collaboration entre l'Institut national de l'audiovisuel et l'Université Paris Diderot (Paris 7), s'interroge sur ce que peuvent apporter les sciences humaines aux questions de préservation et de transmission - accès, valorisation - du patrimoine et donc de la mémoire. Ces nouveaux enjeux culturels nécessitent une collaboration interdisciplinaire entre les sciences humaines elles-même d'une part et entre les sciences humaines et les sciences de l'ingénieur d'autre part.

La journée se déroulera le 25 novembre 2010 à l'Institut national de l'audiovisuel, Centre Pierre Sabbagh, 83, rue de Patay 75013 Paris. 

Lire la suite : Sciences humaines et patrimoine numérique : Modifications

Parution : La santé dans l'espace public

Vient de paraître : La santé dans l'espace public, Presses de l'Ecole des hautes études en santé publique, Hélène Romeyer (dir.), 216 p.

 

Sida, sang contaminé, amiante, vache folle, chikungunya, grippe A... À la faveur de plusieurs crises sanitaires très médiatisées, d'actions militantes largement publicisées et de décisions politiques s'y référant, les thématiques de santé ont gagné l'espace public.

De nombreux travaux en sciences humaines et sociales ont abordé la notion d'espace public, en France surtout depuis la traduction de Jürgen Habermas en 1978. Rares sont les travaux à envisager la globalité du processus de publicisation mis en évidence par le philosophe allemandà la fois publicisation et médiatisation des dossiers d'intérêt général et mise en débat public.

Les textes regroupés ici ont fait le choix de s'interroger sur la complexité de ce processus à travers les caractéristiques des discours sur et de la santé, afin d'analyser les rapports mouvants entre plusieurs sphères sociales (médecine, recherche, journalisme, politique, secteur associatif) qui sont en situation de tension. L'intérêt de cet ouvrage est donc de montrer les différentes modalités de mise en public des thématiques de santé. C'est ainsi l'occasion de révéler trois caractéristiques fortes de ces discoursl'édiction de normes dans les discours publics, les enjeux complexes des questions de santé dans la presse et l'apparition de nouveaux acteurs (notamment les associations) en quête de légitimité.

 

Colloque : Les conditions de la circulation transfrontalière des informations médiatiques en Europe

équipe d’accueil 3476 – communication, culture, art, société

Colloque international du Programme de Formation Recherche « InfoTransFront »

« Les conditions de la circulation transfrontalière des informations médiatiques en  Europe et dans la Grande Région »

 

21 et 22 janvier 2011 - Université Paul Verlaine - Metz
Contact: Vincent Goulet   Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Alors que l'Union européenne connaît un processus constant d'intégration, il n'existe pas encore d'espace public médiatique au niveau continental. Chaque nation possède sa propre sphère médiatique, fortement corrélée à ses institutions et à son histoire politique dans leurs singularités. Les informations circulent mal entre les différents pays, si bien qu'une identité européenne commune reste problématique, comme le montre, par exemple, les faibles taux de participation aux élections du Parlement européen.

La Grande Région (Sarre – Lorraine - Luxembourg - Rhénanie-Palatinat – Wallonie) est un territoire particulièrement intéressant pour étudier les processus de formation d'un espace public transnational. Elle présente une grande diversité linguistique, culturelle, économique et politique mais, grâce aux circulations de populations (aussi bien pour le travail que pour les loisirs) et aux coopérations institutionnelles (notamment entre les collectivités territoriales), elle a une véritable dimension transfrontalière et présente une forme originale « d’identité européenne ».

Ce territoire permet en outre de multiplier les configurations et les variables qui peuvent expliquer les conditions de la circulation internationale des informations : des langues communes à différents pays, le français et l'allemand, mais aussi des langues différentes entre pays ou à l'intérieur d'un même pays (Luxembourg et Belgique) ; des caractéristiques économiques et industrielles dans certains cas proches de part et d'autre des frontières (vallée de la Fensch, Wallonie, Sarre) ou au contraire très distinctes selon les régions (les régions industrielles précédemment citées s'opposent par exemple au monde de la finance du Luxembourg, aux activités de service et universitaires de Trèves ou à la ruralité du nord de la Meuse) ; des histoires nationales et politiques ainsi que des institutions et des organisations étatiques très diverses. La Grande Région est ainsi non seulement un « territoire laboratoire » de l'intégration européenne, mais aussi un terrain privilégié pour comprendre ce que pourraient être les caractéristiques d'une « espace médiatique européen ».

Le Programme de Formation Recherche (PFR) initié par le Centre de Recherche sur les Médiations (CREM) analyse conjointement les messages médiatiques, leurs conditions de production et celles de leurs réceptions (en particulier les usages sociaux qui en sont faits par les différents groupes récepteurs). Il s'agit de saisir, de manière structurale, les déterminants de la circulation - ou de la non circulation - des informations médiatiques. Quels sont les types particuliers d'information qui font l'objet d'une circulation transfrontalière ? Quels sont les facteurs qui rendent possible celle-ci ?  Quels sont au contraire les freins sociaux, économiques et culturels à la circulation des informations ?
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Dictionnaire du journalisme et des médias

Jacques Le Bohec

634 pages, 25 euros, Presses universitaires de Rennes (PUR)

ISBN: 978-2-7535-1147-7.

 

Les discussions et les jugements habituels sur les journalistes supposent que l'on en sait bien assez pour exprimer un jugement. Mais que penser de cette liste de mots et d'expressions bizarres ?

Accord de zone, à-la, ampexage, Anastasie, anchorman, bible, blonde, bolo-bolo, boeuf carotte, bouillon, caviardé, chemin de fer, concuvi, couillard, cuir, débuller, drapeau, dsng, embargo, enrobé, étalonnage, filmer en bois, fixeur, flou net, gonzo journalism, grue de Latché, infotainment, jri, louma, marronnier, ménage, minette, moirage, morgue, mur, nazeur, ours, palette, parachute journalism, pâté de têtes, péréqué, pied, piétage, pigiste, pleurage, polichinelle, pré-roll, re-croper, règle des 30°, repasse, retravail, saucisse, sérif, singe, stringer, tapis, tricard, tunnel, vote de paille, voleurs de patates, vumètre, weekender, zoomite.

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TIC et Suds : perspectives sociohistoriques

Appel à articles : Tic&société

TIC et Suds : perspectives sociohistoriques

La présence des technologies de l’information et de la communication dans les pays des Suds est ancienne. Elle ne coïncide ni avec la diffusion du web ni avec les deux éditions du sommet mondial de la société de l’information (SMSI). Ce constat peut paraître évident mais il est souvent oublié tant dans les discours des promoteurs de ces technologies que par certaines recherches en sciences sociales.

 Les premiers mettent souvent l’accent, avec une perspective déterministe, sur l’importance de recourir aux
TIC pour le développement en faisant table rase à ce qui a précédé. Ils ne s’embarrassent pas des expériences et des tentatives multiples d’intégration des TIC dans les pays des Suds, menées depuis les années soixante. Ils s’interrogent, encore moins, sur les raisons de succès ou de l’échec de tel ou tel projet, telle ou telle expérimentation. De leurs cotés, les secondes, intéressées plus par des problématiques liées au présent des TIC, omettent qu’une contextualisation historique des TIC dans les territoires analysés peut fournir éventuellement des explications et des éclairages sur l’état du présent.

L’objectif de ce numéro est de convoquer le passé des TIC dans les pays des Suds ; chercher à l’interroger
dans ses différentes figures. Il n’est pas question ici de tomber dans les pièges et les revers de l’évaluation a posteriori mais plutôt de comprendre le contexte, les stratégies et les finalités des acteurs à l’origine de projets d’intégration des TIC, tombés dans l’oubli. L’analyse de ces projets et de ces initiatives pourrait relativiser le discours des promoteurs qui continuent depuis plus de trois décennies de présenter le recours aux TIC comme une issue pour sortir du sous-développement.

Nous souhaitons recevoir des propositions qui tentent de mettre en perspective sociohistorique les questions et les débats sur les TIC dans les Suds. Au travers des analyses de cas ou de réflexions théoriques, les textes pourront aborder l'une des thématiques suivantes : le rôle joué par les acteurs économiques, politiques tant au niveau national qu’international, par les organisations internationales et intergouvernementales, par la société civile et les organisations non gouvernementales dans l’intégration des TIC dans les pays des Suds.

 

Les organisations internationales ou intergouvernementales

Certaines organisations internationales, comme l’Unesco, l’Union internationale des télécommunications, le Bureau intergouvernemental pour l’informatique, la Banque Mondiale ou l’Organisation internationale de la francophonie, ont beaucoup oeuvré dans l’intégration des TIC dans ces pays, et continuent toujours à le faire. Au travers des analyses de cas, nous souhaiterons recevoir des textes qui tentent de mettre en perspective sociohistorique le rôle joué par ces organisations depuis qu’elles se sont saisies de cette question.

 

Les politiques publiques et stratégies nationales en matière des TIC

Dès les années soixante-dix, l’élaboration de politiques et de stratégies nationales en matière d’informatique était présentée, par certaines organisations internationales, comme la voie royale pour ne pas « rater le train de l’informatique ». Qu’en est-il réellement de ces politiques ? Comment peut-on expliquer a posteriori que certains pays ont réussi leur informatisation, par exemple, et d’autres pas ?

 

Les multinationales de l’informatique

Quel a été le rôle des multinationales de l’informatique dans l’informatisation des pays des Suds? Qu’elles étaient leurs stratégies commerciales et industrielles vis-à-vis des ces pays ? Dans quelles conditions, certains constructeurs se sont installés dans certains pays des Suds (La société IBM, par exemple, est installée au Maroc depuis les années 20 !). Quelles relations ces multinationales ont entretenu avec le tissu économique caractérisé, dans certains pays des Suds, par une prédominance de l’économie informelle. Quelles relations ont-elles tissé également avec les pouvoirs politiques en place ?

 

La société civile et organisations non gouvernementales

Dans certains pays, la question de l’appropriation des TIC a été également prise en charge, par des structures non gouvernementales. Sommes-nous en mesure de faire un état des lieux de leurs interventions en la matière ? Peut-on également comprendre a posteriori leurs visées et les finalités de leurs projets ? Qui sont les acteurs qui étaient à l’origine de ces initiatives ? Quelles orientations idéologiques les guidaient ?

 

La coopération bilatérale Nord-Sud

Depuis ses débuts, l’intégration des TIC dans des pays des Suds était inscrite dans le cadre de la coopération Nord-Sud. Plusieurs projets étaient menés avec le concours et l’appui de certains pays du Nord. Ces derniers ont, dès les années soixante-dix, affiché leur volonté d’aider et d’accompagner les pays des Suds dans leur informatisation, par exemple. Qu’elles ont été leurs intentions ? Comment cette coopération entre les pays du Nord et les pays des Suds se matérialisait ? Quelles articulations peut-on faire entre les tensions géopolitiques des années soixante-dix et le début des années quatre-vingts, caractérisées entre autres par la guerre froide, et la question de l’informatisation des pays des Suds ?

 

La question des usages

Dans quelle mesure peut-on convoquer la question des usages dans une perspective sociohistorique
concernant les pays des Suds ? Comment expliquer les usages et les non-usages des TIC par les différentes catégories sociales dans les différents pays concernés ?

Les contributeurs et contributrices sont invité(e)s à soumettre leurs textes (40 000 caractères espaces compris maximum) en français, voire en anglais ou en espagnol, accompagnés d'un résumé de 3 000 caractères en français.


Les auteurs sont invités à respecter les consignes concernant la mise en forme du manuscrit (consignes
disponibles sur le site de la revue, voir la rubrique « Consignes aux auteurs »). Les manuscrits feront l¹objet de deux évaluations selon la procédure de lecture à l¹aveugle.

Les textes sont à envoyer par courriel au plus tard le 1er décembre 2010 à l’attention de Abdelfettah
Benchenna, coordonnateur de ce numéro :

Abdelfettah Benchenna
Université Paris 13
Labsic – MSH Paris Nord
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Il est aussi possible de proposer des textes hors thème. Nous nous réservons toutefois le droit, soit de les diffuser dans la rubrique « Varia », soit de les conserver pour un prochain numéro thématique. Merci, dans ce cas, d’envoyer les textes à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

La communication électronique en situations mono et plurilingues. Formes, Frontières, Futurs

COLLOQUE INTERNATIONAL

Université du Havre : 9-10 décembre 2010

Soutenu par l’ISCC et l’ADBS, ce colloque s’inscrit dans le cadre d’une collaboration scientifique engagée depuis plusieurs années entre les Sciences du Langage (Laboratoire LiDiFra EA 4305 – Université de Rouen) et les Sciences de l’Information et de la Communication (CDHET- Laboratoire Cirtai UMR IDEES – Université du Havre). Au-delà de cette relation privilégiée, les thématiques proposées concernent beaucoup d’autres disciplines. La communication électronique agrémente et organise le quotidien de chacun à travers le monde. Au début de l’année 2009, il y avait 1,45 milliard d’internautes dans le monde. Le cabinet Forrester Research3 estime qu’ils seront 2,2 milliards en 2013. Parallèlement, plus de 4,5 milliards de téléphones mobiles sont, aujourd’hui, actifs dans le monde selon l’Union Internationale des Télécommunications.
La communication électronique est une révolution majeure comme l’humanité en a connu peu. Associée aux TIC, elle nous donne la possibilité d’être ici et là-bas en même temps, d’échanger en temps réel des informations et des données, de faire partager aussi bien les événements majeurs que les pensées et les humeurs du moment. Les potentialités communicationnelles qu’elle offre sont presque sans limites et influent sur nos sociétés.

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Appel à communicatons : Le journalisme, une activité collective

Le journalisme, une activité collective

Formes, acteurs, pratiques, enjeux

Colloque

 organisé par le groupement des laboratoires CARISM, CRAPE, ELICO, GRIPIC1
17 et 18 mars 2011, Paris
Appel à communication

Soumission des propositions : 30 septembre 2010


Même sʼil fut réalisé par des hommes-orchestre qui faisaient tout de leur journal, de la recherche dʼinformation à la vente en passant par lʼimpression, le journalisme sʼest développé comme une activité aux facettes multiples qui met en relation, et synergie, des acteurs non moins variés : les informateurs, les reporters, les chroniqueurs, les spécialistes, les secrétaires, les administratifs, les ouvriers, les ingénieurs, les commerciaux, les cadres, les propriétaires... Et cette dimension collective sʼest définitivement installée avec lʼindustrialisation de la presse durant la seconde moitié du 19e siècle, où lʼon commença à comparer le journal à une « usine ».
Et pourtant, la représentation du métier est associée, notamment dans les discours des journalistes eux-mêmes, à une pratique individuelle, voire individualiste, qui forgerait des identités rétives à la coopération. Pensons à la figure du reporter débrouillard, à lʼéditorialiste incarnant dans son art personnel une pensée plurielle, à la notion dʼauteur à laquelle les journalistes, attachés au salariat par ailleurs, tiennent absolument, à la compétition attisée avec les corps de la fabrication et de la vente au sein des entreprises... le métier serait un hétéroclite attelage de personnalités que ne relieraient que des intérêts contingents.
Lʼambition de ce colloque est dʼinterroger cette dimension collective évidente et relativisée, par quatre entrées :

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