SFSIC-Infos

Colloque : Les conditions de la circulation transfrontalière des informations médiatiques en Europe

équipe d’accueil 3476 – communication, culture, art, société

Colloque international du Programme de Formation Recherche « InfoTransFront »

« Les conditions de la circulation transfrontalière des informations médiatiques en  Europe et dans la Grande Région »

 

21 et 22 janvier 2011 - Université Paul Verlaine - Metz
Contact: Vincent Goulet   Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Alors que l'Union européenne connaît un processus constant d'intégration, il n'existe pas encore d'espace public médiatique au niveau continental. Chaque nation possède sa propre sphère médiatique, fortement corrélée à ses institutions et à son histoire politique dans leurs singularités. Les informations circulent mal entre les différents pays, si bien qu'une identité européenne commune reste problématique, comme le montre, par exemple, les faibles taux de participation aux élections du Parlement européen.

La Grande Région (Sarre – Lorraine - Luxembourg - Rhénanie-Palatinat – Wallonie) est un territoire particulièrement intéressant pour étudier les processus de formation d'un espace public transnational. Elle présente une grande diversité linguistique, culturelle, économique et politique mais, grâce aux circulations de populations (aussi bien pour le travail que pour les loisirs) et aux coopérations institutionnelles (notamment entre les collectivités territoriales), elle a une véritable dimension transfrontalière et présente une forme originale « d’identité européenne ».

Ce territoire permet en outre de multiplier les configurations et les variables qui peuvent expliquer les conditions de la circulation internationale des informations : des langues communes à différents pays, le français et l'allemand, mais aussi des langues différentes entre pays ou à l'intérieur d'un même pays (Luxembourg et Belgique) ; des caractéristiques économiques et industrielles dans certains cas proches de part et d'autre des frontières (vallée de la Fensch, Wallonie, Sarre) ou au contraire très distinctes selon les régions (les régions industrielles précédemment citées s'opposent par exemple au monde de la finance du Luxembourg, aux activités de service et universitaires de Trèves ou à la ruralité du nord de la Meuse) ; des histoires nationales et politiques ainsi que des institutions et des organisations étatiques très diverses. La Grande Région est ainsi non seulement un « territoire laboratoire » de l'intégration européenne, mais aussi un terrain privilégié pour comprendre ce que pourraient être les caractéristiques d'une « espace médiatique européen ».

Le Programme de Formation Recherche (PFR) initié par le Centre de Recherche sur les Médiations (CREM) analyse conjointement les messages médiatiques, leurs conditions de production et celles de leurs réceptions (en particulier les usages sociaux qui en sont faits par les différents groupes récepteurs). Il s'agit de saisir, de manière structurale, les déterminants de la circulation - ou de la non circulation - des informations médiatiques. Quels sont les types particuliers d'information qui font l'objet d'une circulation transfrontalière ? Quels sont les facteurs qui rendent possible celle-ci ?  Quels sont au contraire les freins sociaux, économiques et culturels à la circulation des informations ?
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Dictionnaire du journalisme et des médias

Jacques Le Bohec

634 pages, 25 euros, Presses universitaires de Rennes (PUR)

ISBN: 978-2-7535-1147-7.

 

Les discussions et les jugements habituels sur les journalistes supposent que l'on en sait bien assez pour exprimer un jugement. Mais que penser de cette liste de mots et d'expressions bizarres ?

Accord de zone, à-la, ampexage, Anastasie, anchorman, bible, blonde, bolo-bolo, boeuf carotte, bouillon, caviardé, chemin de fer, concuvi, couillard, cuir, débuller, drapeau, dsng, embargo, enrobé, étalonnage, filmer en bois, fixeur, flou net, gonzo journalism, grue de Latché, infotainment, jri, louma, marronnier, ménage, minette, moirage, morgue, mur, nazeur, ours, palette, parachute journalism, pâté de têtes, péréqué, pied, piétage, pigiste, pleurage, polichinelle, pré-roll, re-croper, règle des 30°, repasse, retravail, saucisse, sérif, singe, stringer, tapis, tricard, tunnel, vote de paille, voleurs de patates, vumètre, weekender, zoomite.

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TIC et Suds : perspectives sociohistoriques

Appel à articles : Tic&société

TIC et Suds : perspectives sociohistoriques

La présence des technologies de l’information et de la communication dans les pays des Suds est ancienne. Elle ne coïncide ni avec la diffusion du web ni avec les deux éditions du sommet mondial de la société de l’information (SMSI). Ce constat peut paraître évident mais il est souvent oublié tant dans les discours des promoteurs de ces technologies que par certaines recherches en sciences sociales.

 Les premiers mettent souvent l’accent, avec une perspective déterministe, sur l’importance de recourir aux
TIC pour le développement en faisant table rase à ce qui a précédé. Ils ne s’embarrassent pas des expériences et des tentatives multiples d’intégration des TIC dans les pays des Suds, menées depuis les années soixante. Ils s’interrogent, encore moins, sur les raisons de succès ou de l’échec de tel ou tel projet, telle ou telle expérimentation. De leurs cotés, les secondes, intéressées plus par des problématiques liées au présent des TIC, omettent qu’une contextualisation historique des TIC dans les territoires analysés peut fournir éventuellement des explications et des éclairages sur l’état du présent.

L’objectif de ce numéro est de convoquer le passé des TIC dans les pays des Suds ; chercher à l’interroger
dans ses différentes figures. Il n’est pas question ici de tomber dans les pièges et les revers de l’évaluation a posteriori mais plutôt de comprendre le contexte, les stratégies et les finalités des acteurs à l’origine de projets d’intégration des TIC, tombés dans l’oubli. L’analyse de ces projets et de ces initiatives pourrait relativiser le discours des promoteurs qui continuent depuis plus de trois décennies de présenter le recours aux TIC comme une issue pour sortir du sous-développement.

Nous souhaitons recevoir des propositions qui tentent de mettre en perspective sociohistorique les questions et les débats sur les TIC dans les Suds. Au travers des analyses de cas ou de réflexions théoriques, les textes pourront aborder l'une des thématiques suivantes : le rôle joué par les acteurs économiques, politiques tant au niveau national qu’international, par les organisations internationales et intergouvernementales, par la société civile et les organisations non gouvernementales dans l’intégration des TIC dans les pays des Suds.

 

Les organisations internationales ou intergouvernementales

Certaines organisations internationales, comme l’Unesco, l’Union internationale des télécommunications, le Bureau intergouvernemental pour l’informatique, la Banque Mondiale ou l’Organisation internationale de la francophonie, ont beaucoup oeuvré dans l’intégration des TIC dans ces pays, et continuent toujours à le faire. Au travers des analyses de cas, nous souhaiterons recevoir des textes qui tentent de mettre en perspective sociohistorique le rôle joué par ces organisations depuis qu’elles se sont saisies de cette question.

 

Les politiques publiques et stratégies nationales en matière des TIC

Dès les années soixante-dix, l’élaboration de politiques et de stratégies nationales en matière d’informatique était présentée, par certaines organisations internationales, comme la voie royale pour ne pas « rater le train de l’informatique ». Qu’en est-il réellement de ces politiques ? Comment peut-on expliquer a posteriori que certains pays ont réussi leur informatisation, par exemple, et d’autres pas ?

 

Les multinationales de l’informatique

Quel a été le rôle des multinationales de l’informatique dans l’informatisation des pays des Suds? Qu’elles étaient leurs stratégies commerciales et industrielles vis-à-vis des ces pays ? Dans quelles conditions, certains constructeurs se sont installés dans certains pays des Suds (La société IBM, par exemple, est installée au Maroc depuis les années 20 !). Quelles relations ces multinationales ont entretenu avec le tissu économique caractérisé, dans certains pays des Suds, par une prédominance de l’économie informelle. Quelles relations ont-elles tissé également avec les pouvoirs politiques en place ?

 

La société civile et organisations non gouvernementales

Dans certains pays, la question de l’appropriation des TIC a été également prise en charge, par des structures non gouvernementales. Sommes-nous en mesure de faire un état des lieux de leurs interventions en la matière ? Peut-on également comprendre a posteriori leurs visées et les finalités de leurs projets ? Qui sont les acteurs qui étaient à l’origine de ces initiatives ? Quelles orientations idéologiques les guidaient ?

 

La coopération bilatérale Nord-Sud

Depuis ses débuts, l’intégration des TIC dans des pays des Suds était inscrite dans le cadre de la coopération Nord-Sud. Plusieurs projets étaient menés avec le concours et l’appui de certains pays du Nord. Ces derniers ont, dès les années soixante-dix, affiché leur volonté d’aider et d’accompagner les pays des Suds dans leur informatisation, par exemple. Qu’elles ont été leurs intentions ? Comment cette coopération entre les pays du Nord et les pays des Suds se matérialisait ? Quelles articulations peut-on faire entre les tensions géopolitiques des années soixante-dix et le début des années quatre-vingts, caractérisées entre autres par la guerre froide, et la question de l’informatisation des pays des Suds ?

 

La question des usages

Dans quelle mesure peut-on convoquer la question des usages dans une perspective sociohistorique
concernant les pays des Suds ? Comment expliquer les usages et les non-usages des TIC par les différentes catégories sociales dans les différents pays concernés ?

Les contributeurs et contributrices sont invité(e)s à soumettre leurs textes (40 000 caractères espaces compris maximum) en français, voire en anglais ou en espagnol, accompagnés d'un résumé de 3 000 caractères en français.


Les auteurs sont invités à respecter les consignes concernant la mise en forme du manuscrit (consignes
disponibles sur le site de la revue, voir la rubrique « Consignes aux auteurs »). Les manuscrits feront l¹objet de deux évaluations selon la procédure de lecture à l¹aveugle.

Les textes sont à envoyer par courriel au plus tard le 1er décembre 2010 à l’attention de Abdelfettah
Benchenna, coordonnateur de ce numéro :

Abdelfettah Benchenna
Université Paris 13
Labsic – MSH Paris Nord
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Il est aussi possible de proposer des textes hors thème. Nous nous réservons toutefois le droit, soit de les diffuser dans la rubrique « Varia », soit de les conserver pour un prochain numéro thématique. Merci, dans ce cas, d’envoyer les textes à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

La communication électronique en situations mono et plurilingues. Formes, Frontières, Futurs

COLLOQUE INTERNATIONAL

Université du Havre : 9-10 décembre 2010

Soutenu par l’ISCC et l’ADBS, ce colloque s’inscrit dans le cadre d’une collaboration scientifique engagée depuis plusieurs années entre les Sciences du Langage (Laboratoire LiDiFra EA 4305 – Université de Rouen) et les Sciences de l’Information et de la Communication (CDHET- Laboratoire Cirtai UMR IDEES – Université du Havre). Au-delà de cette relation privilégiée, les thématiques proposées concernent beaucoup d’autres disciplines. La communication électronique agrémente et organise le quotidien de chacun à travers le monde. Au début de l’année 2009, il y avait 1,45 milliard d’internautes dans le monde. Le cabinet Forrester Research3 estime qu’ils seront 2,2 milliards en 2013. Parallèlement, plus de 4,5 milliards de téléphones mobiles sont, aujourd’hui, actifs dans le monde selon l’Union Internationale des Télécommunications.
La communication électronique est une révolution majeure comme l’humanité en a connu peu. Associée aux TIC, elle nous donne la possibilité d’être ici et là-bas en même temps, d’échanger en temps réel des informations et des données, de faire partager aussi bien les événements majeurs que les pensées et les humeurs du moment. Les potentialités communicationnelles qu’elle offre sont presque sans limites et influent sur nos sociétés.

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Appel à communicatons : Le journalisme, une activité collective

Le journalisme, une activité collective

Formes, acteurs, pratiques, enjeux

Colloque

 organisé par le groupement des laboratoires CARISM, CRAPE, ELICO, GRIPIC1
17 et 18 mars 2011, Paris
Appel à communication

Soumission des propositions : 30 septembre 2010


Même sʼil fut réalisé par des hommes-orchestre qui faisaient tout de leur journal, de la recherche dʼinformation à la vente en passant par lʼimpression, le journalisme sʼest développé comme une activité aux facettes multiples qui met en relation, et synergie, des acteurs non moins variés : les informateurs, les reporters, les chroniqueurs, les spécialistes, les secrétaires, les administratifs, les ouvriers, les ingénieurs, les commerciaux, les cadres, les propriétaires... Et cette dimension collective sʼest définitivement installée avec lʼindustrialisation de la presse durant la seconde moitié du 19e siècle, où lʼon commença à comparer le journal à une « usine ».
Et pourtant, la représentation du métier est associée, notamment dans les discours des journalistes eux-mêmes, à une pratique individuelle, voire individualiste, qui forgerait des identités rétives à la coopération. Pensons à la figure du reporter débrouillard, à lʼéditorialiste incarnant dans son art personnel une pensée plurielle, à la notion dʼauteur à laquelle les journalistes, attachés au salariat par ailleurs, tiennent absolument, à la compétition attisée avec les corps de la fabrication et de la vente au sein des entreprises... le métier serait un hétéroclite attelage de personnalités que ne relieraient que des intérêts contingents.
Lʼambition de ce colloque est dʼinterroger cette dimension collective évidente et relativisée, par quatre entrées :

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Colloque international Communications-organisations et pensées critiques Lille 5-6 juillet 2011

Ce colloque porte sur l’usage des théories critiques dans le champ de la recherche sur les communications des organisations. Il envisage la contribution de cette orientation spécifique des sciences de l’information et de la communication (SIC) à l’enrichissement d’une pensée critique fondée en raison.

Le but de ce colloque est donc double : 
Premièrement, il s’agit de porter au jour les diverses orientations critiques proposées par les chercheurs dont les travaux relèvent de ce domaine : quels sont les savoirs, théories, et concepts mobilisés ? Qu’apportent ces approches critiques à la compréhension des phénomènes communicationnels et organisationnels ? Quels sont les terrains de recherche et les objets communicationnels investis par la critique ? Sur quels présupposés concernant l’organisation, le travail, la société et l’être humain se fonde la démarche critique ?


Deuxièmement, il s’agit d’envisager la contribution des théories de la communication dans l’affirmation de la pensée critique au sein des travaux en communication des organisations. S’il est indéniable que les chercheurs prennent appui sur la sociologie critique et sur la philosophie sociale, il convient ici de se demander si les analysescommunicationnelles peuvent enrichir les débats qui traversent les théories critiques. Quel est l’apport des SIC dans le champ des théories critiques ? Dans quelle mesure une meilleure connaissance des phénomènes communicationnels qui traversent les organisations pourrait-elle enrichir ou mettre en débat les théories critiques ? Quels sont les théories et concepts qui relèvent spécifiquement des sciences de l’information et de la communication et qui s’inscrivent dans une orientation critique ? Comment les concepts critiques classiques sont-ils importés et utilisés dans le champ des communications des organisations ?


La communication des organisations, comme objet de recherche, est entendue ici dans une acception très large1 ; il renvoie à des notions telle que : « communication organisante », « organisation communicante2 » ; «communication et activité de travail », « communication et management », 
« information et communication en organisation » etc.
Ce qui nous préoccupe, en regard de cette diversité et de cette hétérogénéité des approches existant dans ce champ, c’est cette orientation particulière de la recherche qui relève d’une démarche critique.

 

Les propositions de communication rédigées en français ou en anglais sont à envoyer au plus tard le 15 octobre 2010 à Thomas Heller (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.), à Romain Huët (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.), et à Bénédicte Vidaillet (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) . Elles seront évaluées en double-aveugle. 

 

icon Colloque international Communications-organisations et pensées critiques Lille 5-6 juillet 2011 (222.06 kB) 

Le web a-t-il un sens ?

3e journées d’étude du groupe TIC-IS de la SFSIC
(TIC, Information et stratégies)

14 et 15 décembre 2010 Université Paris 13

Au moment où le web est marqué par un double mouvement d’expansion et de fragmentation (comme le montre le développement des réseaux sociaux), l’amélioration de sa structuration est présentée comme nécessaire par des acteurs de la gouvernance internet et de diverses institutions.

Les prochaines journées d'étude du groupe TICIS - SFSIC seront l’occasion d’engager une réflexion sur cette perspective : une réflexion qui tendra à articuler les travaux des sciences et techniques et des sciences humaines et sociales, en mettant en lumière les dynamiques de réseaux, les stratégies économiques et territoriales, les mutations des modèles éditoriaux et la participation des publics à la co-construction de la connaissance.
En se référant à ces quatre axes, qui constituent le socle du groupe TICIS, les travaux présentés porteront sur des thèmes comme le web sémantique, les méta-données, l’indexation et les ontologies (savantes et amateurs), l’hybridation lecteur-auteur, les autorités, les objets et leur virtualisation…

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Ethique et métaéthique dans les professions de l'information et de la communication

COLLOQUE INTERNATIONAL FRANCOPHONE


ETHIQUE ET METAETHIQUE 
DANS LES PROFESSIONS DE L'INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION


BEZIERS, FRANCE - LES 25 & 26 NOVEMBRE 2010

Dans le champ des sciences de l’information et de la communication, les enjeux éthiques soulèvent des interrogations en lien avec les pratiques (communications interpersonnelles, sociales, culturelles, scientifiques, artistiques, religieuses, etc.), mais aussi avec la « morale effective » en vigueur dans nos sociétés (jugements moraux, normes, valeurs…), ainsi qu’avec les « théorisations » de l’éthique elles-mêmes… De nombreuses études montrent la perte globale de crédibilité des pratiques liées à « l’information » et « la communication » dans des domaines variés –notamment dans les sphères, le plus souvent étroitement reliées à ce jour, de l’économique et du commercial, du médiatique, du politique –, et leur assimilation, parfois pure et simple – au moins par la doxa –, à des activités de type manipulatoire. Car, professionnellement parlant, comment peut-on informer et communiquer d’une façon intègre, honnête, respectable, alors que toute communication – intentionnelle en tout cas – ne peut pas éviter de se fixer des objectifs en rapport étroit avec l’influence et la persuasion de « cibles » ; et que le fait de chercher à influencer et à persuader ces dernières semble, de facto, entretenir des rapports ambigus avec leur « manipulation » potentielle ?

Le colloque international Ethique et métaéthique dans les professions de l'information et de la communication, organisé par le Centre d'Étude et de Recherche sur l'Information et la Communication (CERIC, Université de Montpellier 3, France) avec l’appui du Laboratoire d’Etudes et de Recherches en Sciences Sociales (LERASS, Université de Toulouse 3, France), se propose de contribuer à l'enrichissement des perspectives des problématisations issues de ce champ de recherche, par le biais d'une possible « grille de relecture » des rapports et déterminations entre éthique et professions de l'information et de la communication. De fait, cette grille pourrait mettre en exergue certaines différences / tensions / complémentarités relatives à l'éthique (ou les éthiques) des/dans les diverses professions de l'information et de la communication.

Dès lors, le questionnement princeps inclut des interrogations centrales, du type : quelles sont ces professions et quelles sont leurs (éventuelles) particularités ; existe-t-il pour ces professions – et ceci quelles que soient leurs spécificités propres, leurs domaines d’application singuliers (communications organisationnelles, interpersonnelles, sociales, etc.) – des caractéristiques communes ; le cas échéant, est-il possible de déterminer « une » éthique – ou « une » morale, selon les définitions attribuées à ces termes… – qui serait propre à ces professions ; comment l’enseigner ; comment l’améliorer..? 
D’une façon plus générale, ce colloque se veut être un forum au cours duquel les participants apporteront des éléments de réponse aux questionnements ayant des implications éthiques relativement aux professions participant du domaine de l’information et de la communication.

In fine, le colloque Ethique et métaéthique dans les professions de l'information et de la communication vise à développer et renforcer la coopération internationale, et compte déboucher sur la préparation et la mise en œuvre de projets futurs, à l’entrecroisement de l’éthique et de la communication et l’information, notamment sur le terrain des professions liées à ce domaine.

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RADIO ET NARRATION : LE RÉENCHANTEMENT ?

RADIO ET NARRATION : LE RÉENCHANTEMENT ?

Colloque de 24h autour du récit radiophonique

Bruxelles (Université de Louvain) 19-20 novembre 2010

APPEL À COMMUNICATION

 

Prolongation de l’appel jusqu’au 18 juin 2010

L’univers du narratif radiophonique est aujourd’hui en plein développement, et paraît même vivre une nouvelle naissance.

A priori, on aurait toutefois tendance à estimer le contraire. En effet, dans le domaine du fictionnel, le narratif n’est-il pas limité à des productions de « niches » réservées à quelques rares chaînes culturelles ? Et dans le secteur du documentaire, le récit parvient-il sans difficulté à occuper quelques cases de programmation tardives sur des radios généralistes et à prendre une petite place sur certaines radios associatives ?

Pourtant, le narratif renaît.

Sur les radios hertziennes, il bénéficie aujourd’hui une légitimité dans la mise en scène de l’information radiophonique, où le reportage retrouve petit à petit des lettres de noblesse. Il investit aussi de plus en plus le secteur de la publicité radio. Son implantation dans la production documentaire revêt de nouvelles formes. Sous des formes plus testimoniales, il s’immisce dans les programmes de talk. Et l’on parle d’un possible retour de la fiction radiophonique, dont la nature reste toutefois à imaginer.

Sur les nouveaux supports radiophoniques, le narratif commence aussi à s’installer, que ce soit sur les webradios ou dans les banques de données de programmes. Il occupe là de nouveaux espaces, avec un nouveau langage.

À la création de la radio, le récit était au cœur du mode d’énonciation de ce média. Par la suite, il en a été largement écarté. Aujourd’hui, les deux éléments sont occupés à se réapprivoiser.

L’occasion est donc unique de pouvoir faire le point sur les différentes composantes de la relation radio/récit, que ce soit avec un regard historique (de « l’âge d’or » à nos jours), une lecture narratologique ou littéraire, une analyse sémio-pragmatique, une mise en perspective sociologique, ou une interprétation socio-économique et stratégique.
Appel à communications est donc lancé aux chercheurs menant des études sur la radio en relation avec la thématique du récit, de la mise en récit et du narratif.

Ce thème étant à la croisée du médiatique, du narratif et du radiophonique, l’analyse de ces relations entre radio et récit aura lieu au cours d’un colloque co-organisé par le GRER (Groupe de Recherches et d’Études sur la Radio, France, www.grer.fr/ ) et l’ORM (Observatoire du Récit Médiatique de l’Université de Louvain, Belgique, www.uclouvain.be/281217.html ). Ce colloque de 24h se déroulera à Bruxelles, du vendredi 19 novembre à 14h au samedi 20 novembre à 12h. Des renseignements pratiques sur les lieux et les modalités d’accueil seront communiqués par la suite aux intervenants et participants inscrits.

APPEL à COMMUNICATION

Les propositions de communications, comprenant un bref descriptif du sujet qui sera présenté et une présentation de l’auteur, sont à envoyer avant le 18 juin 2010 à : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Un comité scientifique étudiera les propositions et informera les intervenants pour le 23 juillet 2010.
Le texte complet de la présentation devra être adressé avant le 30 septembre 2010 à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
La communication peut être présentée en français, anglais ou espagnol.
Si, lors du colloque, la communication est faite en français ou en espagnol, elle devra être accompagnée d’une présentation powerpoint en anglais. Si, lors du colloque, la communication est faite en anglais, elle devra être accompagnée d’une présentation powerpoint en français.

Il n’y a pas de frais d’inscription ou de participation pour les intervenants.

COMITE SCIENTIFIQUE

• Frédéric ANTOINE, Professeur, École de Communication de l’Université de Louvain (UCL), membre de l’ORM et Président du GRER,
• Jean-Jacques CHEVAL, Professeur, Université Michel de Montaigne - Bordeaux 3, GRER (Groupe de Recherches et d’Études sur la Radio),
• Christophe DELEU, maître de conférences à l'Université de Strasbourg, vice-président du GRER,
• Marc LITS, professeur, École de Communication de l’Université de Louvain et président de l’Observatoire du Récit Médiatique de l’UCL,
• Geoffroy PATRIACHE, Professeur, Facultés universitaires St-Louis, Bruxelles.
 
Pour tout renseignement :
Colloque Radio et narration : le réenchantement ?
Frédéric ANTOINE
Observatoire du récit médiatique et École de Communication de Louvain
Ruelle de la lanterne magique 14
B-1348 Louvain-la-Neuve - BELGIQUE
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Appel à contribution pour la revue Communication & Organisation

Appel à contributions pour la revue Communication & Organisation

À PARAÎTRE EN DÉCEMBRE 2010

N° 38 : Evaluation, communication ?

Dossier coordonné par Sylvie Alemanno-Parrini et Christian Le Moënne

La question de l’évaluation des pratiques professionnelles semble devenue centrale dans différents secteurs d’activités, notamment récemment, dans celui des services aux personnes. La notion d’évaluation est évidemment ambivalente. Tantôt jugement de valeur porté sur les pratiques, fondé sur les appréciations d’écarts par rapport à des cahiers de charges ou à des résultats attendus, dans des logiques de projets, elle peut également se comprendre comme un dispositif de valorisation ou comme une problématique globale de management des ressources.

Dans des perspectives historiques et sociales, les pratiques de travail ont, depuis l’apparition des corporations moyenâgeuses, été confrontées à des normes implicites ou explicites d’appréciation qualitatives et quantitatives. Le développement des modalités modernes d’organisation a également reposé, depuis Taylor, sur des « investissements de formes » qui ont été au fondement d’une certaine banalisation des pratiques de gestion des processus dans les entreprises industrielles. Ces analyses de processus ont banalisé les démarches d’évaluation, notamment dans la recherche de facteurs de production de « non qualité » et d’anticipation des pannes.

Dans le même moment, le développement d’une exigence populaire et politique d’évaluation de la performance des services publics en France et en Europe a entraîné une extension de cette notion à l’ensemble des secteurs professionnels de services aux personnes. Ceci donne lieu à des pratiques nouvelles, souvent innovantes et tâtonnantes, et à des modalités diverses. Culture ou idéologie, ou méthode, ou concept, cette catégorie a entrainé des réactions extrêmement passionnées comme en ont attestés et en attestent des mouvements de résistance massifs dans différents secteurs professionnels.

Nous voudrions dans ce numéro ouvrir un champ de réflexion et d’analyse sur ces différents phénomènes et débats qui concernent les relations complexes qui se sont nouées entre évaluation, compétence, changement, norme, crise, performance, et notamment sur les relations entre évaluation et informations – communications organisationnelles.

Nous attendons notamment des contributions de différentes perspectives théoriques et disciplinaires, concernant :
  • Des études de cas et des analyses documentaires, dans différents secteurs professionnels, entreprises, établissements de santé, sociaux ou médico-sociaux, administrations publiques…
  • Des analyses et réflexions concernant les processus d’évaluation et de normalisation dans le contexte des technologies de l’intelligence et d’internet…
  • Des analyses concernant le rôle des medias de masse dans l’évaluation publique des pratiques professionnelle et éventuellement les processus de mise en crise liées aux tensions entre évaluation et communication……
  • Des mises en perspectives historiques de cette notion et de ces pratiques, en relation éventuelle avec le développement des pratiques normatives industrielles et administratives comme en relation avec les processus de pénalisation de l’évaluation des situations professionnelles…
  • Des analyses théoriques selon différentes problématiques permettant de mieux apercevoir les enjeux conceptuels et scientifiques des politiques générales d’évaluation.
Les propositions au format Word (.doc) seront transmises par courrier électronique à :
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Calendrier

  • Date limite de remise des propositions selon consignes de rédaction : 30 Juillet 2010
  • Sélection des propositions : 6 septembre 2010
  • Remise de l’article intégral : 4 octobre 2010
  • Évaluation par le Comité de lecture : 12 novembre 2010
  • Retour des articles définitifs : 21 décembre 2010
  • Publication du numéro 38 de la revue Communication & Organisation : décembre 2010.

CONSIGNES DE RÉDACTION DES PROPOSITIONS

  • 6 000 caractères, espaces compris.
  • Bibliographie non comptabilisée dans le nombre de caractères.
  • Titre de l’article : Times New Roman 18.
  • Police du texte : Times New Roman 11.
  • Sur une page de garde : titre de la proposition, prénom et nom de l’auteur, grade, université, laboratoire, adresse électronique, cinq mots clés.
  • 25 000 caractères maximum, espaces compris, pour les articles définitifs.
La revue Communication & Organisation est publiée par le MICA, Equipe Communication – Organisation – Société (C.O.S.) – Université Michel de Montaigne Bordeaux 3.
http://mica.u-bordeaux3.fr/