Colloque international Savoirs et expériences.

*Colloque financé avec le soutien des organisateurs et de Programme ASC Région Picardie et Communauté européenne
Faculté de philosophie – sciences humaines et sociales de l’UPJV
Université de Picardie Jules Verne
co-organisé par
Sa.So
E.A. Savoirs et socialisation en éducation et formation, Université de Picardie
CURAPP UMR 6054
UR 105 “Savoirs et développement” de l’IRD (Institut de recherche pour le développement)
ARES et les Cahiers de la recherche sur l’éducation et les savoirs,

les 7, 8 et 9 mars 2007
au CRDP d’Amiens - 45 rue Saint Leu
Auditorium du Centre Régional de Documentation Pédagogique

A l’idée que l’enseignement s’acquiert sur les bancs de l’école s’oppose — ou du moins se juxtapose — l’injonction de « formation tout au long de la vie » ; au classement des individus sur le marché de l’emploi en fonction de leurs diplômes se substitue la notion de « compétence », qui restent toujours à prouver ; à la reconnaissance définitive d’un corps dûment structuré de savoirs s’ajoute la
« certification des acquis », reconnaissant, à un moment donné, la multiplicité des parcours. Pour l’accès aux diplômes — qui reste un enjeu de pouvoir entre État et monde de l’entreprise — les savoirs obtenus par l’expérience, par l’apprentissage ou par la formation sont ainsi alignés sur les savoirs acquis dans un cadre académique.
La hiérarchisation traditionnelle des savoirs — qu’aucune épistémologie n’a jamais fondée — semble bien remise en cause.
L’expérience professionnelle — limitée mais reconnue — offret- elle une sécurité que l’accès au savoir académique garantit de moins en moins ? Un savoir sans expérience est-il désormais dénié de toute valeur ? L’expérience prévaut-elle sur le savoir ? Supposet- elle une acquisition de savoirs non transmis par le système scolaire ou doit-elle à tout le moins s’imbriquer avec eux ?
Tant les savoirs que les expériences doivent être analysés et redéfinis, comme leurs relations et hiérarchies réciproques, en les rapportant aux secteurs sociaux dans lesquels ils sont exigés et mobilisés.


Mercredi 7 mars, matinée

9h30 - 10h00 : accueil
10h00 - 11h00 : ouverture
11h00 - 12h30 : introductions aux débats :
• G. Brucy : l’évolution de la notion d’expérience • F. Ropé et A. Meunier : savoirs pratiques et expériences • B. Schlemmer et E. Gérard :
l’éclairage apporté par les contextes des pays du Sud

Déjeuner : 12h30 - 14h30

Mercredi 7 mars, après-midi
Axe 1 : Savoirs déniés, savoirs légitimés : évolution des politiques et des pratiques, sous la présidence de Laurence Proteau

14h30 - 16h30
• L’avènement des “savoirs expérientiels”, par Y. Lochard • Savoirs, expériences et élaboration de nouvelles normes par les pouvoirs publics dans l’enseignement supérieur, par C. Grandgérard • Démocratisation de l’accès au diplôme et validation des acquis de l’expérience : une avancée sociale ?, par F. Maillard

17h00 - 18h30
• L’introduction d’une culture de marché dans l’ordre scolaire français de la 3ème République, par M.-P. Pouly
• Entreprise de légitimation et de délégitimation des savoirs scolaires et “de terrain” dans l’univers du travail social, par J.-F. Gaspar •
Transmettre des savoirs déniés : l’“expérience” dans l’animation, par J. Camus

Jeudi 8 mars, matinée
Axe 2 : Politiques et pratiques dans l’entreprise, sous la présidence de Catherine Agulhon

9h00 - 10h30
• Le développement industriel en Chine : le cas du Guandong, par J. Ruffier • Où et comment se forme vraiment la main-d’oeuvre des ateliers de l’industrie automobile, par A. Sevilla • Les critères de sélection de la main-d’oeuvre et le jugement sur les compétences des candidats à l’embauche au Canada : quelques éléments d’analyse, par M. Vultur
• Ressources scolaires en tension à l’entrée sur le marché du travail :
l’épreuve du “chômage-intérim” des jeunes diplômés, par C. Papinot •
Formation formelle et savoirs d’action : les enjeux de l’opposition, par C. Frétigné • La reconnaissance de la qualification dans le travail ouvrier : l’expérience est-elle une compétence ?, par S. Misset

Jeudi 8 mars, après-midi
Axe 3 : Dans le système éducatif,
sous la présidence de Bertrand Geay

14h 30-16h 30
• L’incertitude professionnelle contre la rationalisation scolaire : le cas paradigmatique des écoles de comédiens, par S. Katz • Les programmes du collège : de nouveaux enjeux sociaux pour la scolarité obligatoire ?, par G. Bouche • Expérience et activité productive : une perspective d’économie critique, par E. Chatel

17h00 - 18h30
• Savoirs d’orientation, expériences en entreprise et projets professionnels, par F. Cardi
• La validation de ses acquis : quelle reconnaissance ? De quelle(s) expérience(s) ?, par J.-P. Géhin
• Evaluer les savoirs de l’expérience, une entreprise en questionnement à l’Université, par I. Cherqui-Huot

Vendredi 9 mars, matinée
Axe 4 : L’inscription sociale des savoirs et des expériences, sous la présidence de Jean Ruffier

9h – 10h30
• Socialisation et acquisition des compétences des enfants travailleurs au Portugal et au Pérou, par A. Invernizzi
• L’expérience professionnelle au prisme du rapport de genre, par L.-M. Barnier
•Savoirs d’expérience, savoirs sociaux : le rapport entre origine et valeur selon le genre (employées domestiques, coopérative de couture, coopératives de ramassage et traitement des déchets au Brésil), par R. Cabanes et I. Georges

• Débat
Pause café : 10h00 - 10h30

10h30 - 12h00
• Les études d’économie et gestion à Paris I, par B. Le Gall
•L’apprentissage technologique et les savoirs collectifs : exemples du
Mexique et de la Chine, par R. Arvanitis et D. Villavicencio • Débat

12h00 - 12h30
Clôture du colloque *

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