Risques industriels majeurs, Sciences Humaines et Sociales

Toulouse 6 et 7 décembre 2007

L'objectif du colloque est d'identifier la « communauté » des chercheurs sur les risques industriels, c'est-à-dire sur les menaces d'accidents majeurs engendrées par des activités de type chimique ounucléaire, par exemple. Il se propose de rassembler l'ensemble des disciplines des Sciences Humaines et Sociales et de couvrir des thèmesrelatifs à la sécurité, au débat public ou encore au territoire. Risques industriels majeurs, Sciences Humaines et Sociales
Toulouse (6 et 7 décembre 2007)
Colloque national avec comité scientifique et actes

La question des risques industriels majeurs est bien ancrée dans le débat public et dans les pratiques d’administration et d’entreprise. Les interrogations sur les dangers générés par certaines activités (nucléaire, chimie, pétrochimie, sidérurgie, transports, …) et la survenue de catastrophes, notamment celle de l’usine AZF de Toulouse, ont contribué à accroître l’attention tant de la société civile que des responsables industriels et politiques sur les risques ainsi engendrés. La réglementation se renforce, par exemple à travers la loi du 30 juillet 2003 sur les risques technologiques majeurs, ou celle du 14 juin 2006 sur la « Transparence et sûreté nucléaire » ; les instances de concertation publique se multiplient, une évolution traduisant la montée d’un problème « sociétal ».

Répondant à cette évolution, de plus en plus de recherches en Sciences Humaines et Sociales s’intéressent aux différents aspects du risque industriel « accidentel », comme l’atteste la création d’une Fondation de Recherche pour une Culture de la Sécurité Industrielle (Foncsi). Cependant, on peut considérer que les Sciences Humaines et Sociales s’avèrent insuffisamment visibles par rapport à des approches se focalisant sur les procédés plutôt que sur les aspects cognitifs, interactionnels, organisationnels et sociétaux. De même, dans le champ des recherches sur les risques collectifs, la dimension « risques industriels » s’avère là encore moins apparente que d’autres portant sur les OGM, les nanotechnologies ou les possibilités de pandémie. La « communauté » de recherche sur les risques industriels, qu’elle soit alimentée par des équipes bien établies ou des chercheur-es isolé-es sur ce thème, par des opérations contractuelles et/ou des thèses, est assez mal identifiée.

L’objectif de ce colloque est de pallier cette lacune en rassemblant l’ensemble des collègues concerné-es par la thématique évoquée. Se centrant sur les risques industriels majeurs, c’est-à-dire sur un potentiel de destruction débordant largement l’enceinte des usines, cet appel à communications s’adresse à tous les chercheur-es de Sciences Humaines et Sociales, de toutes les filières disciplinaires : droit, économie, géographie, gestion, histoire, information-communication, psychologie, science politique, sociologie, …

Dans cette perspective, il s’agira de repérer et de confronter les objets et terrains de recherche privilégiés et, par voie de conséquence, ceux qui sont relativement délaissés. Cette démarche doit ainsi favoriser l’émergence de nouvelles orientations scientifiques et contribuer à dessiner de nouveaux programmes de recherche.

Pour guider les réponses, le présent appel à communications suggère quelques voies d’entrée possibles, évoquées à titre indicatif. Sont notamment envisageables des communications sur :
- Les pratiques liées à la « sécurité industrielle ».
les aspects cognitifs et la fiabilité / robustesse organisationnelle
les formes de contrôle et d’expertise
les procédures, l’autonomie des opérations
l’Etat, ses administrations (DRIRE, ASN, CRAM, Inspection du travail, …)
les réglementations
les transports de matières dangereuses
les stratégies des groupes et des entreprises dans les industries à risques
les outils d’aide à la décision
- Les risques industriels comme thème public
les mobilisations collectives « anti-risques »
les catastrophes et situations post-catastrophiques
les médias de masse
les représentations
les dispositifs de concertation
la décision publique
- Le territoire des risques industriels
les « scènes locales »
la gestion territoriale des crises et des catastrophes
les vulnérabilités des territoires concernés
les élus face aux « aléas »

Le comité scientifique sélectionnera les communications en fonction de la variété des recherches et des approches du thème « risques industriels » conçus comme risque accidentel majeur. Il est demandé aux répondants de spécifier :
- le cadre dans lequel est menée leur recherche (recherche autonome, contrat, thèse, ... )
- le terrain sur lequel elle est développée
- des éléments de résultat

Comité scientifique

*Comité d’organisation*
/Coordonnateur/ : Patrick Chaskiel (LERASS/UPS)
René Amalberti (IMASSA)
Mathilde Bourrier (Université de Genève)
Laure Bonnaud (INRA-TSV)
Thierry Coanus (ENTPE/RIVES)
Claude Gilbert (MSH Alpes)
Rémi Kouabenan (LPS Grenoble-Chambéry)
Hervé Laroche (ESCP-EAP)
Raphaël Romi (Faculté de Droit, Université de Nantes)
Marie-Gabrielle Suraud (LERASS/UPS)
Gilbert de Terssac (CERTOP-CNRS/UTM)
Françoise Zonabend (EHESS)

Stefan Bratosin
Patrick Chaskiel
Anne-Marie Dartiailh
Kevin Lamare
Alexandre Le Gars
Cathy Malassis
Olivier Marcant
Liliane Sochacki
Marie-Gabrielle Suraud

Echéancier
- Date limite de réception des propositions (2000 signes maximum) : *23 mars 2007*
- Réponse aux proposants : mi-mai 2007
- Texte des communications (20 000 signes) à remettre avant le *30 septembre 2007*
*Les demandes de précisions et les propositions sont à envoyer à :*
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