colloque international franco-tunisien – SFSIC/ISD/IPSI –

17-18-19 avril 2008
Tunis

Interagir et transmettre, informer et communiquer :
quelles valeurs, quelle valorisation ?

Quatre verbes – interagir, transmettre, informer et communiquer – ont été choisis pour saisir et comprendre les dynamiques et mutations en cours et mieux faire connaître les recherches en information et communication de part et d’autre de la Méditerranée. Ces verbes – qui ouvrent, on le sait, sur une vaste série de questionnements que nous souhaitons partager avec d’autres disciplines en sciences humaines et sociales – ont plusieurs emplois. Pour ce colloque placé sous le signe de l’échange, ils seront conjugués avec des règles particulières dans la mesure où nous interrogerons les valeurs – toujours en débat – qui y sont attachées et la valorisation – toujours incertaine – de leurs produits. Outre cette problématique très ouverte et fédératrice, l’objectif du colloque est double : conforter le partenariat scientifique – engagé depuis plusieurs années – entre la Société française des sciences de l’information et de la communication et les chercheurs de l’Institut supérieur de documentation et de l’Institut de presse et de sciences de l’information de l’université de la Manouba ; initier et développer de nouvelles coopérations scientifiques avec d’autres chercheurs en sciences humaines sociales des pays du Maghreb dans une perspective interdisciplinaire. Ce colloque sera aussi la base d’un rendez-vous scientifique pérenne ; il doit encourager l’accroissement de la mobilité entre chercheurs français et maghrébins, développer des coopérations durables et permettre un état des lieux des acquis des nombreux partenariats engagés dans le cadre des programmes euro-méditerranéens. Nous proposons d’organiser cette rencontre internationale autour de cinq axes qui permettent de faire la transition entre les travaux actuels et les nouveaux enjeux qui se dessinent dans et pour un espace de recherche euro-méditerranéen en Sic :



1. Médiations culturelles, organisationnelles, politiques, territoriales et mémorielles
2. Systèmes d’informations médiatique et documentaire
3. La recherche en information-communication au et sur le Maghreb
4. Compétences, enseignements et métiers en information et communication
5. TIC : accès, ouvertures et droits

1. Médiations culturelles, organisationnelles, politiques, territoriales et mémorielles

Si les pratiques communicationnelles instrumentalisées par des équipements non humains sont déterminantes, elles ne doivent pas masquer – parce qu’elles les englobent – les formes de la communication interpersonnelle. Cette dernière comme les nouveaux dispositifs technologiques développent des médiations dans les organisations relevant de domaines variés, tels que le politique, le territoire, la culture et la mémoire (associations, entreprises, collectivités locales, communautés, etc.). Elles se caractérisent par de multiples interactions :
dynamiques de groupe et relations hommes/machines ou hommes/territoires. Les contenus de ces médiations (interactions en coprésence et à distance, bases de données, écritures, logiciels, communications formelles ou informelles, productions artistiques, mémorielles ou patrimoniales, etc.) sont porteurs de pratiques de communication et de recompositions organisationnelle et spatiale dont il convient d’analyser et de valoriser la spécificité, les potentiels et la richesse de part et d’autre de la Méditerranée.

2. Systèmes d’informations médiatique et documentaire

La question du rapport entre information et connaissance est plus que jamais posée. Dans ce cadre, comment poser et penser les questions de la valeur et de la valorisation d’une information face à la multitude des systèmes à notre disposition ? La tâche est de plus en plus ardue : d’un côté, les comportements informationnels à l’échelle mondiale sont dominés et structurés par les médias ; de l’autre, le développement de l’environnement numérique consacre la dématérialisation des documents et de nouveaux rapports au temps et aux lieux comme au traitement de l’information, à la gestion des données et à l’archivage. En découlent de nombreuses interrogations sur les valeurs sociales de l’information et, plus largement, sur le bien commun informationnel accessible à tous dans la société.

3. La recherche en information communication au et sur le Maghreb

Depuis une vingtaine d’années, des chercheurs appartenant à des horizons théoriques différents s’interrogent sur les raisons du décalage de plus en plus important entre une réalité en constante évolution et un déficit chronique de recherches qui questionnent les acteurs, les outils, les pratiques et les enjeux des changements sociaux liés au champ de l’information et de la communication.
Dans quelle mesure l’assise institutionnelle de la recherche a-t-elle favorisé/empêché l’émergence d’une réflexion capable d’assurer sa propre légitimité dans les milieux académiques et qui peut faire autorité dans l’espace public de chacun des pays du Maghreb ?
La complexité des relations entre les statuts de chercheurs et d’experts a-t-elle influencé/déterminé le choix des objets et des méthodes ?
Quel sens peut avoir le choix d’une langue de publication au détriment d’une autre ?
Comment se déroulent les parcours personnels des chercheurs ?
Que savons-nous de la demande sociale ?
De quels positionnements théoriques et méthodologiques nous réclamons-nous ?

4. Compétences, enseignements et métiers en information et communication

Le passage au LMD est subordonné aux développements de nouvelles compétences et qualifications. La dimension européenne de la formation universitaire, la diversification des métiers de l’information et de la communication, la valorisation des parcours par-delà les frontières, les formations professionnalisantes représentent des enjeux décisifs. Quels sont les problèmes que posent les transferts ou transpositions des formations universitaires françaises à d’autres contextes ou pays ? Quels sont les besoins qui se font sentir dans les formations en termes d’échanges de compétences, de co-diplômation, de cotutelles, de valorisation des métiers, de légitimité professionnelle ?
Comment conforter les partenariats institutionnels et dépasser les actions individuelles ?
Comment mesurer et valoriser les débouchés et offres d’emplois à l’issue des formations et notamment le développement de formations professionnalisantes à l’université ?

5. TIC : accès, ouvertures et droits

Les derniers sommets mondiaux sur la Société de l’Information (Genève, Tunis) ont placé au centre des débats les questions liées à la société de l’information et à la fracture numérique. Les recherches en Sic n’ont cessé depuis dix ans d’interroger et de critiquer ces notions. Cet axe devrait être l’occasion de poursuivre cette réflexion sur trois niveaux.
- Accès : quels sont les enjeux liés au développement de trajectoires numériques différenciées, e.g. rapport nord/sud, déséquilibres économiques et sociaux, intégration départagée entre secteurs, usages et non-usages ?
- Ouvertures : En quoi les Tic peuvent-elles contribuer aux débats majeurs qui traversent nos sociétés, e.g. crise, mutation, progrès, diversité culturelle, incertitudes liées au rôle joué par les Tic dans les phénomènes de généralisation, d’internationalisation, de mondialisation ?
En quoi contribuent-elles à la diffusion et à la circulation de l’information ?
- Droits : L’évolution des normes et des régulations – comme celle des directives des instances internationales – prend-elle suffisamment en compte l’évolution des pratiques, des usages, et des modalités d’appropriation ? Qu’en est-il de la validité des normes liées aux Tic en cours de constitution face aux transformations permanentes du statut de l’acteur citoyen dans un environnement politique, social et culturel ?

Calendrier et modalités de soumission
Réception des propositions de communication (3000 signes, plan et bibliographie non compris + numéro de l’axe, nom et adresses électronique et postale) : 30 mai 2007 sous l’adresse suivante Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Notification d’acceptation : 15 juillet 2007
Remise des textes (25 000 signes espaces compris) : fin octobre 2007
Publication des actes : pour le colloque

Les frais d’inscription comprenant les actes, les pauses café et les déjeuners sont de 150 euros pour les enseignants-chercheurs français et de 75 euros pour les doctorants français pour les 3 jours. Le lieu exact du colloque à Tunis sera communiqué ultérieurement. Une formule vol et hébergement à un tarif préférentiel sera proposée (par exemple : un départ groupé depuis Paris le mercredi 16 avril et un retour le dimanche 20 avril 2008).

Composition des comités

Comité scientifique

Patrick-Yves Badillo (SFSIC)
Mokhtar Ben Henda (ISD)
Youssef Ben Romdhane (IPSI)
Bertrand Cabedoche (SFSIC)
Larbi Chouikha (IPSI)
Raja Daoues (ISD)
Emmanuel Ethis (SFSIC)
Riadh Ferjani (IPSI)
Wahid Gdoura (ISD)
Gino Gramaccia (SFSIC)
Sadok Hammami (IPSI)
Abdelkrim Hizaoui (IPSI)
Alain Kiyindou (SFSIC)
Christian Le Moënne (SFSIC)
Saloua Mahmoud (ISD)
Vincent Meyer (SFSIC)
Alex Mucchielli (SFSIC)
Jacques Perriault (SFSIC)

Comité d’organisation (France)

Yann Bertacchini
Arlette Bouzon
Hélène Cardy
Brigitte Chapelain
Philippe Dumas
Michel Durampart
Emmanuel Ethis
Gino Gramaccia
Alain Kiyindou
Catherine Loneux
Vincent Meyer

Comité d’organisation (Tunisie)

Rabii Bannouri
Mokhtar Ben Henda
Mohamed Ben Romdhane
Youssef Ben Romdhane
Larbi Chouikha
Riadh Ferjani
Wahid Gdoura
Khaled Habchi
Mohamed Hamdane
Sadok Hammami
Abdelkrim Hizaoui
Khaled Miled
Abderazek Mkadmi
Jalel Rouissi
Yousra Seghir
Khansa Zghidi