Identités des écrans
Face à ce que certains appellent une société des écrans (Asselin, Mongin), tandis que d’autres parlent de nouveau continuum écranique (Chambat) ou encore d’écran total (Serroy), la problématique de ce numéro suppose aussi un travail d’élucidation autour de la question de l’identité de ces différents écrans. Doit-on par exemple considérer que les écrans n’auraient plus d’identité propre ou vaut-il mieux faire l’hypothèse qu’ils gardent des spécificités singulières qu’il faut alors caractériser ?
Penser les écrans : notions, concepts
Les recherches sur les dispositifs numériques ont mis en avant un certain nombre de notions et de concepts qu’il convient d’examiner pour juger de leur pertinence. Il peut s’agir de ce qui est théorisé autour d’une problématique générale de l’interaction (images agies, images actées, images en procès chez Boissier, Lamizet, Weissberg), de la participation (co-énonciation, co-construction), des périodisations (néo-spectateur) ou encore des échanges et hybridations (spectateur hybride, pratiques cross ou transmédiatiques).

Interroger les relations et leurs transformations
Nourrie par des apports historiques, étayée par une réflexion sur les concepts, ce numéro abordera les relations spectatorielles et médiatiques sous l’angle de leurs transformations.
On examinera par exemple comment les écrans numériques font évoluer les relations sémiotiques entretenues avec les différents médias (des pratiques de lecture ou de visionnement à des pratiques d’intervention sur les textes, les images ; déplacement de l’énonciation), comment ils induisent de nouveaux comportements cognitifs, comment ils supposent des relations intermédiales (préférences pour certains contenus par rapport à certains écrans, mise en relation de différents médias).
Les relations aux écrans pourront aussi être interrogées par rapport à des paramètres contextuels, sociaux, culturels (relations aux écrans dans les espaces privés/publics, place des écrans dans l’imaginaire de la communication, représentations, rapports au temps, à l’espace, au corps).
Organisation de la publication
1- Le résumé de la proposition (500 mots, 2000 à 2500 signes) doit être envoyé à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
2- Date limite pour l’envoi de ce résumé 1er mars 2011.
3- Notification des résultats du comité de lecture 1er avril.
4- Les articles en français ou en anglais devront nous parvenir pour le 1er juin pour pouvoir être envoyés aux lecteurs (double lecture à l’aveugle).
5- Les avis relatifs aux articles seront formulés pour le 1er septembre.
6- Le numéro 35 paraîtra en Décembre 2011.

MEI ‘Mediation et Information’
La revue MEI ‘Mediation and Information’  qui a été créée en 1993,  est une revue de référence en Sciences de l’information et de la communication qui publie deux numéros par an d’environ deux cents pages.
MEI est une revue scientifique soutenue par le Centre National du Livre (CNL)
C’est une revue qualifiante reconnue par:
o le Conseil National des Universités (CNU de Sciences de l’Information et de la Communication)
o l’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur AERES.