Appel à communications

Déconnexions volontaires aux TIC

Colloque international
Pau, 13-14 février 2014

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Le développement des TIC a été accompagné, ces vingt dernières années, par une opinion généralement très positive à leur égard. En dehors du secteur économique et professionnel, où elles sont devenues les outils indispensables du raccourcissement des délais, de l’accélération des rythmes et de la généralisation de la simultanéité dans un environnement de chrono-compétitivité généralisée, les TIC ont rencontré un immense succès dans le grand public. Elles permettent en effet de répondre (en partie évidemment) à un désir vieux comme l’humanité, celui d’ubiquité, et à un fantasme vieux comme l’individu, celui du contact permanent avec les êtres aimés. Ubiquité, immédiateté et permanence par-delà le principe de réalité de ce monde qui sépare, éloigne et isole : les TIC ont été des outils quasi magiques pour la génération qui les a découverts. Ce nouveau monde d’interconnexion généralisée n’a toutefois de sens que si les interlocuteurs, au bout du fil et des ondes, répondent : d’où l’injonction à rester de plus en plus connecté. Une connexion synonyme d’immédiateté, de sécurité, d’ouverture et d’évasion, mais aussi d’informations non désirées, d’appels intempestifs, de surcharge de travail, de confusion entre urgence et importance, de nouvelles dépendances et de contrôles non autorisés.  Ce rapport aux TIC est l’une des caractéristiques du contexte hypermoderne dans lequel nous vivons.
Le colloque porte sur les conduites de refus, non pas des technologies elles-mêmes, mais de certaines de leurs utilisations, en particulier celles qui conduisent à des excès, au branchement continu et même à des formes de dépendance ou de contrôle. Si le thème des non-usages ou du refus technologique a bien été étudié, celui d’usagers très actifs des technologies de l’information et de la communication cherchant à maîtriser le flux informationnel et communicationnel dont ils sont l’objet par des conduites de déconnexions partielles et volontaires reste marginal. En effet, si l’expansion des phénomènes liés à la déconnexion volontaire est avérée, les analyses scientifiques se font rares parmi l’avalanche des articles de journaux, des récits d’expérience et des essais sur la question. Résultat : la multiplication des commentaires sur ces phénomènes se produit alors que les données qualitatives et quantitatives issues de la recherche semblent peu nombreuses ou, du moins, peu diffusées dans l’espace public.

Modalités de soumission
Les propositions de communications (maximum : 3000 signes) comporteront un titre, une courte problématique, une question de recherche, un bref aperçu de la méthodologie et des principaux résultats. Cette proposition sera complétée par le(s) nom(s), prénom(s) et institution de rattachement des intervenants. Elles devront être envoyées par e-mail à Jocelyn Lachance (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) avant le 15 octobre 2013.