Appel à communication 

Colloque international – 24, 25, 26 mars 2015


(cf document joint )


L’internationalisation des productions cinématographiques et audiovisuelles


État des lieux et perspectives
La production cinématographique et audiovisuelle, à l'échelle mondiale, connaît une période d'intenses mutations. La montée des technologies numériques a non seulement brutalement modifié l'industrie cinématographique, mais également élargi le champ de la production audiovisuelle tout en modifiant profondément les pratiques spectatorielles. L’arrivée de nouveaux entrants liés à Internet brouille des cadres de formats et d’intervention auparavant clairement définis, tandis que certaines sources de financement traditionnelles n’ont plus le rôle structurant qu’elles avaient il y a encore dix ans. Pour autant, le secteur continue de mobiliser de très nombreux collaborateurs nationaux et internationaux, conservant une importance économique et culturelle très forte. Les marchés et les canaux de diffusion se multiplient et posent de nouveaux défis créatifs et économiques aux producteurs chargés de se positionner sur l'un ou l'autre des marchés, soumis à une concurrence internationale. Entre politiques de coproduction et tentatives d'exportations, l'ouverture à l'international s'impose plus que jamais comme un enjeu majeur pour la recherche de financements et de publics.

Le colloque se propose de faire un état des lieux de la production cinématographique et audiovisuelle au niveau européen, en questionnant les dynamiques de collaboration existantes entre pays, institutionnalisées ou non, et de manière plus générale sur les changements observables dans les différents secteurs de la production. Pour penser ces nouveaux enjeux qui animent l'industrie cinématographique et audiovisuelle, nous souhaitons réunir des intervenants d'origine aussi bien universitaire, qu'institutionnelle et professionnelle.
Les propositions de communication pourront s’inscrire au sein des thématiques suivantes :
Coproduire à l'international, pour qui, pourquoi, comment ?
Quels effets ont eu la mise en place de réseaux et d'institutions au niveau international (Eurimages, MEDIA...) ? Quels rôles prennent aujourd’hui les organismes européens de formation de producteurs (EAVE, MBS, ACE...)? Comment mesurer les effets des politiques nationales et internationales qui se veulent incitatives en termes de volume de production, de soutien à la distribution, d’incidence sur les marchés ? Existe–t-il des axes de coproduction internationale plus dynamiques et efficients que d’autres ? Quelles sont les influences des réglementations et obligations nationales et européennes sur les stratégies de coproduction internationale ? Quels enjeux socio-économiques et culturels pour les coproductions internationales, qu’elles soient européennes ou non ?

Les coproductions internationales : histoire et perspectives
Que devient le métier de producteur dans le contexte de la multiplication des marchés et des canaux de diffusion nationaux, dans celui d’une mutation des pratiques culturelles, dans le cadre de la révolution numérique ? Qu’ont induit les contraintes réglementaires du financement du cinéma français par les télévisions et quelles sont les évolutions que l’on constate dans le cadre d’une concurrence accrue ? Que vaut aujourd’hui le modèle français par rapport à d’autres systèmes en Europe (Allemagne, Pays-Bas, Belgique, etc.) ? Quels parcours pour les grandes figures de la production européenne ?

La mutation de la production télévisuelle : concurrence internationale et nouveaux médias
Nouvelles chaînes, nouveaux modes de diffusion, nouveaux publics. Comment le numérique a-t-il modifié la production pour les télévisions ? Quelles nouvelles politiques éditoriales les chaînes de télévision s’efforcent-elles de mettre en place pour répondre aux défis de l’interactivité ?
Les séries télévisées deviennent-elles un nouvel enjeu mondial ? La production web (Netflix, Youtube...) crée-t-elle de nouveaux modèles, et avec quels enjeux ?

Les propositions sont à envoyer à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. avant le 4 janvier 2015.
Les communications pourront être prononcées en français ou en anglais et ne devront pas excéder trente minutes.
Le colloque accueillera des communications scientifiques et des tables rondes avec professionnels. Il fera l'objet d'une publication.