PROLONGATION !

 

Appel à contributions

« RSN, bénévolat et lien social »

 

Colloque international  organisé dans le cadre de la 8ème université européenne du volontariat

 

La place des réseaux sociaux numériques (RSN) ne fait que croître dans la communication. Si les échanges privés ont été d’abord privilégiés, de plus en plus d’organisations les utilisent et les intègrent à leur communication. Le bénévolat se situant à mi-chemin entre la démarche individuelle et l’action collective, on peut donc se demander dans quelle mesure il utilise ce nouvel outil. Quelles sont les raisons qui incitent à utiliser les RSN et quelles sont les questions qu’ils soulèvent ?

 

Ce colloque s’inscrit au sein de la recherche dans la communication des organisations et tout spécialement dans celle de la communication non marchande. Il développe une approche interdisciplinaire pour rendre compte de la complexité du sujet. Il vise également une rencontre entre réflexions théoriques et études de cas, entre universitaires et acteurs du terrain. Son objectif est de faire ressortir un état des lieux de la question pour donner aux responsables des institutions et aux acteurs politiques des éléments de décision. Il abordera cette thématique selon 6 axes :

 

Axe 1 Droit et sécurité des RSN

Ce n’est peut-être pas la première dimension à laquelle on pense pour les RSN et pourtant elle est très présente. Les sociétés qui gèrent les principaux réseaux sociaux ont pour la plupart leur siège aux Etats-Unis. Comment gérer un conflit avec celles-ci, alors qu’elles sont de droit américain ? Elles sont parfois tellement puissantes qu’elles semblent édicter elles-mêmes les règles auxquelles elles veulent bien se soumettre. Avec quel effet pour les organisations bénévoles ? Par ailleurs les notions de sphère privée et sphère publique ont largement évolué ces dernières années. On parle même « d’extimité » (Tissseron 2003) pour évoquer ce nouvel état. Comment est-ce que l’activité bénévole réagit à cette évolution ? Est-ce que l’utopie de la transparence n’est pas à l’œuvre et ne peut-elle pas se retourner contre les individus qui la pratiquent sans avoir conscience de ses conséquences ? Comment se protéger des différentes formes de violence liées à l’anonymat du web ? Comment instaurer une éthique respectée par tous ?

 

Axe 2 Economie des RSN

Les enjeux financiers liés aux TIC sont énormes, même dans la communication non marchande. Comment les RSN se financent-ils ? Du fait de l’origine nord-américaine des principaux RSN, ne peut-on pas voir dans leur utilisation une nouvelle forme d’impérialisme économique qui accentue encore la fracture économique nord-sud ? Est-ce que cela est compatible avec l’éthique qui anime de nombreux volontaires ? Est-ce que l’usage des RSN a permis d’optimiser les coûts de communication des organisations ou bien est-ce que cela a engendré des coûts supplémentaires ? Pour les individus, quels sont les coûts réels ? Par delà les dépenses liées à l’accès des particuliers aux réseaux, quels sont le coût et la disponibilité réels des infrastructures nécessaires pour y accéder (réseaux fixes et mobiles, électricité, appareils) ?

 

Axe 3 Les RSN et la communication publique

Les RSN regroupent de très nombreuses formes. Selon leur fonctionnalité, on peut les placer sur une carte autour de deux axes : amitié/intérêt et soi/contenu (Stenger/Coutant 2011). Où se situent ceux utilisés par les associations ? Sont-ils identiques selon la finalité de leur activité ? Quels sont ceux les plus utilisés par le monde du bénévolat ? Facebook a annoncé récemment le développement d’une version professionnelle. Est-ce une opportunité pour les associations ou bien risquent-elles de perdre leur âme en se retrouvant à côté de sociétés marchandes ?  Comment conçoivent-elles les RSN ? Comme un support de communication de plus ou visent-elles un public spécifique avec des moyens spécifiques ? Quel type d’éthique se met en place ? Est-ce qu’elles utilisent les RSN pour recruter de nouveaux collaborateurs ou de nouveaux sympathisants ?

 

Axe 4 Les RSN en interne

Le bénévolat s’exprime essentiellement au sein d’associations. En grandissant, celles-ci ressentent le besoin d’améliorer la communication avec et entre leurs membres. Les entreprises marchandes ont déjà découvert l’intérêt d’utiliser les RSN pour la communication interne. Est-ce que les structures du secteur non marchand entrent dans la même logique ? Comment organisent-elles leur communication entre leurs outils traditionnels et numériques ? La spécificité des fonctionnalités des sites web, du courriel et des RSN est-elle respectée ? De manière générale, dans quelle mesure la logique des associations est-elle compatible avec celle des RSN ? Ont-ils remplacé d’autres pratiques ou bien sont-ils venus se rajouter à celles existantes ? Certains groupes de bénévoles font-ils un usage plus intense de l’outil ? Quelle est la part des RSN à usage interne réservé pour les membres ? 

 

Axe 5 Les non-usages des RSN

De même que le développement d’Internet a amené des exclusions, de même les RSN ont aussi leur lot d’exclus. Pour certains, c’est une action délibérée : ils craignent que la technologie ne déshumanise la relation humaine. Quel est le poids de cette opposition au technicisme dans la démarche des bénévoles ? Pour d’autres, ce sont des raisons techniques qui les freinent : ils ne maîtrisent pas la machine et ses logiques. Est-ce que des formations sont organisées dans les associations pour pallier ces manques ? Pour d’autres encore, des handicaps les empêchent de participer aux échanges. Là encore, quelles sont les actions mises en place pour faciliter l’accès aux RSN ? Pour certains autres, l’inscription aux RSN est faite, le discours est positif, mais la pratique ne suit pas au quotidien. Facebook serait le plus grand cimetière du monde (Lefèbvre/Lienart) avec son milliard d’inscrits. Pour d’autres enfin, ce sont les conditions économiques et sociales qui ne sont pas remplies : pour eux, l’accès aux machines et aux réseaux reste l’exception. Cet aspect est particulièrement important : une communication réussie nécessite que tous les partenaires de la communication y participent. Comme de nombreuses actions de bénévolat vont en direction de populations défavorisées qui n’ont pas cet accès aux RSN, est-ce que la stratégie des associations va plus vers un renoncement à l’outil ou bien vers des solutions visant à combler le manque ?

 

Axe 6 RSN et langue et cultures

Le développement d’Internet a eu des conséquences non négligeables sur les langues et les cultures. A la fois le réseau des réseaux permet à chacune d’exister, mais entre exister sur le web et être vu, la différence est grande. Les RSN construisent-ils un pont entre les cultures ou renforcent-ils la dimension nationale ? Est-ce que les minorités, qu’elles soient culturelles, linguistiques ou autres, peuvent trouver dans les RSN un soutien ? Les RSN contribuent-ils à la coopération internationale des organisations non marchandes ? Peut-on vérifier cette idée qui a amené leur développement que les chaînes de relation entre individus ne sont pas si longues que l’on pourrait le croire (Milgram) ? Aident-ils au respect de la diversité linguistique ou bien augmentent-ils la domination d’une langue « globish » sur les autres ? La force des liens faibles qui fait le moteur des RSN est-elle utile à la coopération internationale des bénévoles ? Quelle place y a l’éthique ?

 

Les organisateurs

 

- La chaire Unesco «Pratiques journalistiques et médiatiques: entre mondialisation et diversité culturelle» est sous la responsabilité du Professeur Philippe Viallon, Université de Strasbourg. Elle a pour objectif d’améliorer la compréhension des nouveaux usages induits par les nouvelles technologies aussi bien au niveau local que mondial.

- Caritas Alsace est engagée depuis plus de 110 ans dans la lutte contre la précarité. Œuvre caritative du diocèse de Strasbourg, sa mission est reconnue d’utilité publique. Chaque année, 1762 bénévoles rencontrent et accueillent plus de 28000 personnes parmi les plus pauvres en Alsace et dans le monde.

- IAVE (International Association for Volunteer Effort) fait la promotion et encourage le volontariat sous toutes ses formes dans le monde entier. Avec des membres dans plus de 70 pays, IAVE forme le plus grand réseau de leaders du volontariat.

- ICVolunteers (ICV) est une organisation sans but lucratif, spécialisée dans la communication, en particulier les langues, les technologies de la communication et l’organisation de colloques. Elle a des partenaires dans plus de 180 pays.

- Caritas (Archidiocèse de Fribourg), représentée par son directeur Bernard Appel, est la plus importante structure sociale sans but lucratif en Bade-Wurtemberg. Elle est active dans tous les domaines de la vie sociale en associant étroitement les professionnels et les bénévoles. 

- Le Laboratoire interuniversitaire des sciences de l’éducation et de la communication (LISEC) regroupe une cinquantaine d’enseignants-chercheurs et chercheurs en Sciences de l’Education et en Sciences de l’Information et de la Communication, en poste dans les différents établissements universitaires d’Alsace et de Lorraine que sont l'Université de Strasbourg, l'Université de Haute Alsace, et l'Université de Lorraine.

- L’Université européenne du volontariat est une organisation itinérante qui depuis plus de vingt ans fait la promotion du volontariat dans les pays européens. Elle est actuellement représentée par le Prof. Georg von Schnurbein, titulaire de la chaire de philanthropie à l’Université de Bâle.

 

Comité scientifique du colloque :

Yassine Akhiate, Université Mohammed V, Rabat, Maroc ; Stefanie Averbeck-Lietz, Université de Brême, Allemagne ; Francis Barbey, Université catholique d’Afrique de l’Ouest, Côte d’Ivoire ; Mohamed Ben Dahan, Université de Rabat, Maroc ; Bertrand Cabedoche, Université de Grenoble, France ; Emmanuelle Chevry-Peybale, Université de Strasbourg, France ; Larbi Chouika, Université de Tunis, Tunisie ; Pascale Erhart, Université de Strasbourg, France ; Monique Funck, CEDIMESS Paris 12 ; Gilles Gauthier, Université Laval, Canada ; Alain Kiyindou, Université de Bordeaux, France ; Viola Krebs, Genève ; Anne-Marie Laulan, Université de Bordeaux-Montaigne ; Annie Le Noble-Bart, Université de Bordeaux, France ; Normand Landry, Université de Montréal, Canada ; Vincent Meyer, Université de Nice-Sophia-Antipolis, France ; Gina Puica, Université de Suceava, Roumanie ; Georg von Schnurbein, Université de Bâle, Suisse ; Yeny Serrano, Université de Strasbourg, France ; Catherine Roth, Université de Haute-Alsace ; Olivier Thévenin, Université de Haute-Alsace, France ; Marc Trestini, Université de Strasbourg, France ; Philippe Viallon, Université de Strasbourg, France ; Thomas Weber, Université de Hambourg, Allemagne ; Carsten Wilhelm, Université de Haute-Alsace, France.

 

Comité d’organisation :

Lucie Baconnet, Université de Strasbourg ; Imen Ben Youssef, Université de Tunis, Tunisie ; Antoine Berthoux, Université de Strasbourg ; Florent Bibiloni ; Stéphane Dangel, Université de Strasbourg ; Emmanuelle Chevry-Peybale, Université de Strasbourg ; Pascale Erhart, Université de Strasbourg, France ; Monique Funck, CEDIMESS Paris 12 ; Hatem Kochbati, Université de Strasbourg ; Lou-Anne Legall, Université de Strasbourg ; Lu Liu, Université de Strasbourg ; Julien Marmillot Université de Strasbourg ; Gabriela Rotar, Université de Strasbourg ; Yeny Serrano, Université de Strasbourg ; Frédéric Tendeng, Université de Strasbourg ; Philippe Viallon, Université de Strasbourg ; Romane Weber, Université de Strasbourg.

 

 Eléments pratiques

 

La proposition d’intervention se fera sous la forme d’un résumé en français, en allemand ou en anglais d’environ 500 mots indiquant l’axe choisi, la problématique développée, la ou les hypothèses ainsi que la méthodologie retenue. Une courte bibliographie des références sera jointe. La proposition devra parvenir

 

PROLONGATION  :  avant le 15 mai 2016 (anaciennement 15 avril)

 

à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Le fichier portera le nom de ou des auteur(e)s. Il comportera une première page indiquant les noms et prénoms du ou des auteur(e)s, leur unité de rattachement, leur adresse postale et électronique, leur numéro de téléphone portable. Le texte commencera sur la deuxième page et n’aura aucun signe distinctif.

 

Les propositions seront analysées en double aveugle par le comité scientifique. Les réponses seront communiquées fin mai aux auteurs. Une revue en SIC va être approchée pour publier un numéro consacré à ce thème. Les textes écrits seront demandés après le colloque afin de bénéficier des discussions suscitées.

 

Prix de la participation 

 

Tarif normal : 220 € pour quatre jours.

Tarifs réduits : 110 € pour les doctorants hors Unistra, 0 € pour doctorants et étudiants Unistra (mais inscription obligatoire).

Le prix comprend les pauses, les déjeuners, les dîners, le programme culturel et la documentation.

 

L’hébergement pour les intervenants se fera au centre Saint-Thomas.

Appel à contributions RSN 2016 EN def

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