Appel à contribution 

pour le numéro 132 des Cahiers d’histoire de la Radiodiffusion (http://cohira.fr/)

« La radio du futur »

 

Questionnements :
 
Comment pensait-on l’avenir de la radio il y a 10 ans, 40 ans, 100 ans ? Que peut-on imaginer aujourd’hui ? Comment imagine-t-on ou imaginait-on la radio dans d’autres pays que la France ? Quelles seront les prochaines postradiomorphoses (les prochaines métamorphoses de la radio à l’ère du numérique) : pré-radiophonie (les fréquences et les programmes annoncés des semaines en avance avec des extraits), post-radiophonie (comptes-rendus d’émissions, gestion des podcasts), péri-radiophonie (coulisses, bibliographie, webographie, biographie des invités et animateurs, présentation des émissions, réseaux sociaux, blogs, forums), synchro-radiophonie (titres des émissions, noms des interprètes et auteurs des chansons, noms des invités et des animateurs, heures de début et de fin des émissions, vidéos, images, photos, diaporama, du tagging (marquage de chanson que l’on aime) ou encore de l’information sur l’actualité, la météo, les sports, la circulation automobile) ? Les radios et webradios vont-elles devenir des sociétés de production sonore avec une diffusion multicanal (avec recommandation individualisée et automatisée grâce aux algorithmes et datas) ou vont-elles se regrouper sur des plateformes de flux ? Est-ce la marque qui va compter le plus ou est-ce le contenu ? Quelle spécificité gardera la radio ? Quels seront ses atouts ? Quelles seront ses faiblesses ? Faut-il sauver la radio alors que l’automobile sans conducteur pourrait faire perdre beaucoup d’auditeurs ? La radio va-t-elle se fondre avec les autres médias sur internet et le téléphone portable du fait de l’apparition croissante de l’image et de la vidéo ? Quelle sera la place de la radio dans le référencement des moteurs de recherche et sur les réseaux sociaux ? La radio peut-elle encore innover techniquement ? Peut-elle innover en termes de services ? Quelle sera la part entre la production de flux linéaire et de stock délinéaire ? Comment adapter la régulation ? Quelles politiques publiques faut-il mettre en place ? Faudra-t-il changer la manière de la financer ? Est-il possible de renouveler son audience en la rajeunissant et comment ? Quelle place doivent-elles donner à l’interactivité et au participatif ? Faut-il que les radios deviennent plus autonomes, indépendantes, objectives et comment ? Un service public radiophonique sera-t-il toujours nécessaire ? Comment les radios commerciales s’adapteront ? Quel doit être la place du tiers secteur ? Comment les métiers vont-ils évoluer (plus de spécialisation ou davantage de profils généralistes ; plus d’informaticiens ou de créatifs) ? Une autre façon de faire de la radio est-elle possible ? Comment inventer de nouveaux programmes (fiction, journalisme, documentaire, théâtre) ? Quelle place donner à la créativité ? Quelle serait la radio idéale ? Des utopies radiophoniques sont-elles possibles ?


 
Objectifs :

Deux types d’articles sont envisagés (en langue française uniquement) :

- 10 000 signes maximum : Nous souhaitons publier des articles courts grâce à une approche imaginative, subjective, testimoniale, créatrice, revendicatrice, artistique, prospectiviste et futurologique.

- 60 000 signes maximum : Nous souhaitons publier des articles scientifiques traditionnels avec des approches historiques, linguistiques, sociologiques, politistes, infocomistes… qui pourraient, par exemple, être des analyses des projets de radios, des projets de programmes, des rapports de prospection, de la façon dont les acteurs de la radio ont imaginé ou imaginent l’avenir la radio...

 
Organisation :

Il s’agit, avant la fin de l'année 2016, d’envoyer une proposition d’article (1 page) à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Une réponse d'acceptation, de refus ou de proposition d'amélioration sera donnée avant le 15 janvier 2017.

L'article définitif devra être envoyé avant le 15 avril 2017.