01Design.11 : Concevoir à l'ère post-numérique
11e colloque multidisciplinaire sur la conception et le design
5-7 Juin, 2018 | Faculté d'Architecture et d'Urbanisme de l'Université de Mons | Mons, Belgique

01Design.11: Design in the Post-Digital Era
11th Design Multidisciplinary Conference
June 5-7, 2018 | School of Architecture & Urban Planning - University of Mons | Mons, Belgium

 

 

01Design.11 est parrainé par | 01D11 is sponsored by :

Université de MONS

DHD | Université Paris8 DeVisu | UVHC CiTU | paragraph

SFSIC

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Préambule

Le terme « post-numérique » n'entend pas une rupture avec la technologie du numérique ni l'emergence d'une technologie alternative (remplaçant le numérique). L’ère post-numérique (PostDigital a été, implicitement initié en 1998 avec l’annonce de la «  révolution numérique » par Nicholas Negroponte (Iezzi et al, 2010). Simon Jenkins (Jenkins, 2011) le terme Post-Digital n’est pas “anti-digital” mais c’est une vision qui s'étend dans l'au-delà du numérique. Le Post-numérique s'intéresse à l'appropriation massive de la culture de tout durable et tout réflexif, qui a été fortement promue par l'usage des TIC, pour relire et remettre en écriture continue et ouverte la philosophie et l'histoire des temps, des espaces, des choses, des humanités et de l'humain. Ce terme (Zreik, 2012), provoquant une rupture de nature langagière, facilite la promotion de la pensée ouverte et continue favorisant le re-design des relations que des Humains et des Choses (artifice, espace, information, nature, temps, ...) instaurent et instaureraient entre eux. En somme, à l'ère numérique (maintenant et avant), nous avons observé l'être humain utilisant des connaissances et des technologies pour faire de meilleures conceptions et de meilleures utilisations de la technologie (Zreik 2017, Zreik et al 2017). Cette ère nous a permis de découvrir des facettes cachées que l'être Humain dispose et que des « Choses » peuvent disposer. L'ère post-numérique (maintenant et après) considère une approche empirique et suggère d'utiliser la technologie numérique pour mettre en place une expérience visant à en apprendre davantage sur les connaissances et les capacités cachées et sur des expériences imprévues que l'être Humain serait capable ou désireux de performer.

 

01D11

Les activités de Design et de conception sont, en principe, dévoués à l’amélioration de la vie des Humains "normaux" et leur cohabitation socioéconomique. Or, l'Humain "normal" s’est rapidement approprié l’espace numérique pour révolutionner sa vie quotidienne aussi bien sur le plan économique que social et psychosocial. Ses pratiques et sa perception du temps et de l’espace se sont fortement diversifiées pour se mettre en mouvement, autrement dit, en évolution continue. Ceci n’était pas sans avoir d’impact sur les activités physiques et cognitives des Humains. De plus en plus maître de chez soi et de son espace d’expression sociale et de plus en plus souvent professionnelle, l'Humain "normal" trace et délimite continuellement, et à sa guise, les frontières entre la vie privée et la vie publique d’une part et entre l’individualisme et le collectif d’autre part. Certains e-Humain ont dépassé, ou bien ignorent, ces frontières, culturelles, qui sont purement artificielles.

Aujourd’hui l'Humain "normal" pratique son, ou bien ses, humanité(s) aussi bien, voir davantage dans certains cas, sur l’espace numérique que sur l’espace physique traditionnel qui peine pour s’hybrider. Ce dernier, a bien voulu intégrer des objets communicants, conçus dans et pour des espaces ouverts, libres et collaboratifs qui pourraient s’intégrer dans l’habitat sans que ce dernier puisse vraiment les intégrer. Il en est de même en ce qui concerne la ville, aujourd’hui l'Humain vit sans difficultés majeures et apparentes, deux espaces socioprofessionnels la ville traditionnelle et la ville numérique (réseaux sociaux, sites web, … et très difficilement la ville numérique/smart city).

Ces transformations touchent le ressenti de l’espace architectural et urbain dans le fond nettement plus que dans la forme. Les habitants vivent et pratiquent autrement l’espace bâti et sans que celui-ci soit changé jusqu'à présent. De nombreux prototypes ont été réalisés pour imaginer l'habitat compact, multifonctions, transformables, etc... mais sont rares (voire inexistants) ceux qui tiennent compte de l'évolution de la culture perceptive chez l'Humain post-numérique.

Ainsi, 01D11, se projette dans l'ère Post-Numérique pour explorer des méthodes et méthodologie de design de nouveaux espaces et de leurs objets connectés et communicants.

 

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Teressa Iezzi & Ann-Christine Diaz. In “Are we Post-Digital Yet?” By May 24, 2010 (http://creativity-online.com/news/are-we-postdigital-yet/144055)
Simon Jenkins, The Guardian, Thursday 1 December 2011 21.30 GMT: (http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2011/dec/01/post-digital-world-web)
Khaldoun ZREIK, "DATA CITIES, POST-DIGITAL CITIES - VILLE DES DONNEES, VILLE POST-NUMERIQUE », in DATA CITIES - Volume 2, Pages 33-40. Edité by Centre des arts in Enghien-les-Bains - Collection dirigée par Dominique Roland
Khaldoun ZREIK, Nasreddine BOUHAI, "Post-Digital Design The Hyperheritage project » in eCAADe 35: 35th International Conference on Education and Research in Computer Aided Architectural Design in Europe, Rome, Italy, Volume 2, Pages 49-54, 2017
Khaldoun ZREIK, "Post-Digital Art" in "100 notions pour l'art numérique" édité par Marc Veyrat, Les Éditions de l'Immatériel, 2015

 

 

Appel à communication

 

De tout temps, l’homme s’est attelé à modeler son environnement à son image, au gré de ses besoins, de son évolution et de ses envies. Les processus de conception ont évolué en fonction des bouleversements économiques, sociétaux, environnementaux et technologiques. À l’ère du post-numérique, les TIC ont pris une place prépondérante en s’insérant dans tous les domaines de la vie privée et professionnelle. Aux récentes mutations connues par nos sociétés (crises économiques, défiances politiques, préoccupations environnementales croissantes et importants phénomènes migratoires), s’est jointe la notion d’immédiateté introduite par les TIC.  Ces évolutions et nouvelles notions temporelles remettent à nouveau en question ces processus de conception. Dès lors, répondent-ils adéquatement à ces nouveaux contextes ? Comment ces processus évoluent-ils et quels impacts ces changements entraîneraient-ils ? Cette notion, par sa nature complexe, exige la mise en place d’approches pluridisciplinaires. Ces dernières revêtent de nombreuses facettes que les chercheurs et professionnels d’aujourd’hui s’efforcent de comprendre et de faire évoluer dans des disciplines aussi complexes et variées que l’urbanisme, l’architecture, le design, l’ingénierie, etc.

 

La 11ième édition du colloque 01.Design (01D11), propose d’explorer les méthodes de conception dans le contexte de l’ère Post-Numérique qui appelle à revoir les modalités, les échelles et les temporalités des cadres de la conception. Quelles évolutions peut-on observer dans les processus de conception ? Dans quels contextes ces évolutions se développent-elles ? Peut-on observer ou envisager les impacts de ces changements ? Corrélativement, le contexte post-numérique et la notion d’immédiateté enrichissent le questionnement. Quelles sont les influences réciproques des processus de conceptions et du numérique ? Qu’en est-il des pouvoirs de conception : tant au niveau des démarches de conceptions éphémères vis-à-vis de la conception durable (pérenne) que dans les processus de conception générique ou encore d’un point de vue prospectif ?
Les pouvoirs de conception révèlent de nombreuses facettes qu’il est enrichissant d’aborder. Nous en proposons quelques-unes afin de permettre aux chercheurs et professionnels souhaitant répondre à cet appel à contribution de se questionner et de se positionner :

 

La conception participative, collective et sociale : le bottom up ou démarche issue de l’usager
Cette thématique se propose d’aborder les thèmes suivants :

 

    • La conception participative
    • Le design social
    • L’innovation sociale (qu’elle soit numérique ou non)
    • La pragmatique de l’usage
    • Le perfectionnement de ce type de démarche.

 

La démarche de conception collective pose de nombreuses questions telles que, par exemple :

 

    • Quels types d’initiatives sont portées par la population dans un processus de conception ?
    • Quelles influences la conception participative peut-elle avoir sur l’espace et ses usages ?
    • La démocratie numérique représente-t-elle une opportunité ou une menace pour le processus de conception ?
    • Qu’en est-il de la participation de la population par voie numérique ?
    • Quelles sont les limites de la conception participative et sociale ?
    • Quels outils participatifs pour la conception ?
    • Quelles sont ou comment prendre en compte les initiatives citoyennes tant individuelles que collectives dans la(les) institution(s) ?
    • Faut-il intégrer la dimension collective dans le modèle de Smartcity ?

 

La conception institutionnelle
Cette thématique se propose d’aborder les thèmes suivants :

 

    • L’innovation institutionnelle (qu’elle soit numérique ou non)
    • Le design institutionnel
    • Le perfectionnement de la démarche de conception institutionnelle

 

La démarche de conception institutionnelle pose de nombreuses questions telles que, par exemple :

 

    • Quelle est l’influence de la gouvernance sur les processus de conception ?
    • Comment intégrer la dimension participative dans la démarche de conception ?
    • Quels sont actuellement les outils de gouvernance (consultation ?) que la conception institutionnelle pourrait utiliser ?
    • Qu’en est-il de l’acceptabilité de la conception institutionnelle des espaces par le citoyen ?
    • Quel décalage peut-on observer entre le projet institutionnel (maîtrise d’œuvre) et l’usage réel (maîtrise d’usage) ? Quelles répercussions ces décalages entraînent-ils ?
    • Quel est le rôle des TIC dans la conception institutionnelle ?
    • Comment gérer l’information et les réseaux dans le processus de conception institutionnel ?
    • La Smart-city, une utopie du post-numérique ?
    • La Smartcity, génératrice d’un modèle social/urbain/morphologiques ?
    • Quels citoyens peuvent devenir acteurs de la conception institutionnelle ?

 

Mots clefs (liste indicative et non exhaustive)

 

  • conception projet et genèse
  • conception collaborative, coopérative, participative
  • conception générative pour une pérennité de l’usage
  • conception éphémère vs durable
  • conduite de projet de conception : temps et outils
  • design institutionnel
  • design post-numérique
  • design post-humanisme
  • design social
  • design thinking
  • dispositifs numériques de conception
  • dispositifs socio-techniques
  • durée de conception, durée d’usage
  • empowerment numérique
  • expérimentations didactiques de la conception
  • genèse de la conception à l’usage
  • meta-conception
  • outils de conception critique
  • partage de connaissance
  • pragmatique de la conception
  • pragmatique de l'usage numérique
  • prospective
  • représentations dissensuelles
  • représentations fragmentées
  • retours d'expériences en conception
  • soutenabilités culturelle, économique
  • temporalités de la conception

 

Dates 

 

La date limite d’envoi des propositions est le 31 janvier 2018
Les auteurs seront notifiés le 14 mars 2018
La date limite d’envoi des articles finaux est le 18 avril 2018

 

Adresse de Soumission (soumission)

 

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Instructions aux auteurs

 

Deux formats d’articles peuvent être proposés :– Article long de 12 pages maximum
– Article courts de 6 pages maximum
Merci d’indiquer sur une page séparée l’information suivante : Nom(s), prénom(s), affiliation(s), adresse électronique de l’auteur ou des auteurs et le titre de l’article.
Chaque article doit comporter : titre (60 caractères maximum), résumé(10 lignes) et 7 mots-clés maximum.
Format A4, police Times, style Normal, taille 12 pts, simple interligne, marges 2cm sur les quatre côtés.

 

Langues du colloque : 

 

La langue officielle du colloque est le français, les articles rédigés en anglais sont également recevables. Il est possible de présenter une contribution retenue en anglais.

 

Procédure d’évaluation

 

Les évaluations des soumissions seront effectuées par les membres du comité scientifique international. Chaque soumission fera l’objet d’un bouble « blind review » (évaluation anonyme).

 

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