Revue Les Enjeux de l'Information et de la Communication

Ce que l'on peut en retenir, est de trois ordres.

 

D'abord la revue, comme le laboratoire Gresec, a, dans le cadre de la préparation du "Quadriennal recherche", fait l'objet d'une évaluation puis d'une appréciation de l'Agence à qui cette tâche est maintenant confiée, l'AERES.

Le bilan qui en a alors été dressé intéressera certainement les lecteurs. De 2005 à 2009 inclus (hors Suppléments), nous avons publié très exactement 50 articles; et sur ces 50 articles seuls 5,5 émanent de membres du Gresec, auxquels on peut ajouter un montant équivalent provenant d'associés (généralement docteurs issus du laboratoire, désormais membres à titre principal d'autres équipes, mais ayant gardé des liens avec nous). En bref, au total ce sont 11 articles (un peu plus du 1/5 seulement) qui relèvent de l'endogamie. C'est évidemment peu et cela constitue une marque forte de la revue, qui à l'issue de l'évaluation a été considérée comme un des points forts et une des opportunités du laboratoire, au plan national et international. A ainsi été soulignée " l’existence d’une revue électronique soutenue par le laboratoire et reconnue sur le plan scientifique." Cette même reconnaissance fait que nous nous retrouvons dans la liste des revues AERES pour le domaine "Sciences de l’information et de la communication"  (mise à jour en date du 6 octobre 2010), parmi 59 revues européennes (dont 19 francophones). Ceci ne va pas sans responsabilités nouvelles ni exigences, car depuis 2 ans les propositions de publications n'ont cessé d'augmenter, et notamment de la part de jeunes enseignants-chercheurs, de post- doctorants, et même de doctorants (Comme, depuis le début, il s'agissait là d''une de nos orientations, cela commence à se savoir…).

Ensuite, nous nous sommes efforcés d'améliorer le rythme et le volume de publications, ainsi que les relations avec les lecteurs. Ainsi au 31 décembre 2010, la livraison 2010 était achevée; avec les 10 articles qui constituent maintenant l'ordinaire de la revue, à quoi on doit ajouter les 7 articles issus de l'Appel à articles sur le thème "La (les) médiation(s) en SIC", et les 12 articles issus du Colloque "Communication et changement social en Afrique: 30 ans après le Rapport Mc Bride" (eux mis en ligne à la mi- janvier 2011). Cet effort éditorial incontestable s'accompagne d'une relation consolidée et renforcée avec les lecteurs. Ce sont maintenant plus de 650 personnes qui ont expressément demandé d'être tenues au courant de chaque parution. Et viennent d'aboutir nos discussions avec le portail Cairn: depuis le début de 2011, nous sommes accessibles en faisant http://www.cairn.info/revue-les-enjeux-de-l-information-et-de-la-communication-2010-1.htm (à ce jour plusieurs livraisons sont disponibles sur le portail, mais bientôt l'ensemble de la collection sera en ligne, par ce canal). Cela nous ouvre évidemment des perspectives d'accroissement de la "diffusion" et une visibilité renforcée. Et ce, d'autant que les responsables de Cairn ont aimablement donné suite à l'une de nos pressantes demandes, à savoir l'élargissement de la rubrique qui apparaît en ouverture du portail: sciences de l'information est ainsi devenu sciences de l'info/ communication. Cette heureuse modification intéressera bien d'autres revues, et la discipline ne tant que telle.

Enfin, ce qui apparaîtra moins aux lecteurs pour le moment, c'est ce que nous avons engagé, non seulement pour mieux organiser notre activité et nos relations avec les auteurs et les évaluateurs (archivage, cession de droits, etc.), mais surtout pour mettre à jour la maquette de la revue en prenant en compte ce qu'offrent dorénavant certains logiciels de gestion de contenu (CMS). La livraison 2011 en portera, partiellement, la marque, mais c'est sans doute seulement en 2012 que les traces les plus nettes seront observables.

Une revue, fût-elle académique,  ne peut avancer qu'en changeant et en s'adaptant. Etrangement, c'est toujours plus vrai pour une revue entièrement numérique à qui il est encore demandé plus qu'à d'autres revues papier.

 

Bernard Miège

Directeur éditorial